Grille salariale 2026 du Second de Navire par niveau
Le salaire médian France 2026 d’un Second de Navire s’établit à 56 000 € brut par an. L’écart entre Paris et les régions portuaires comme Marseille atteint 12 % selon l’APEC (Baromètre des Salaires Cadres 2026). La grille ci-dessous distingue quatre niveaux d’expérience, du junior à l’expert, avec les données consolidées de France Travail (Enquête BMO 2026) et de la DARES (Portrait des métiers 2026).
| Niveau d’expérience | Années d’expérience | Salaire brut annuel (€) | Source |
|---|---|---|---|
| Junior | 0 à 3 ans | 42 000 – 48 000 | APEC 2026 |
| Confirmé | 3 à 7 ans | 50 000 – 60 000 | France Travail BMO 2026 |
| Senior | 7 à 15 ans | 62 000 – 74 000 | DARES 2026 |
| Expert | 15 ans et plus | 76 000 – 90 000 | APEC 2026 |
Le passage du statut confirmé à senior dépend de l’obtention des brevets supérieurs (Capitaine 3000 ou 5000) délivrés par l’ENSM. Ces chiffres intègrent la prime de navigation maritime (1,25 % du salaire brut par jour en mer) qui représente 8 à 15 % du total annuel selon la DARES.
Salaire du Second de Navire par région en 2026
Les disparités régionales sont fortes dans la marine marchande. Les trois quarts des emplois de Second se concentrent sur les façades maritimes. Les données suivantes proviennent de l’INSEE (Salaires par région 2025) et de l’APEC (Fiches métiers 2026).
| Région | Salaire médian (€) | Écart vs médiane nationale | Source |
|---|---|---|---|
| Île-de-France | 63 000 | +12,5 % | APEC 2026 |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur | 57 000 | +1,8 % | INSEE 2025 |
| Bretagne | 54 000 | −3,6 % | INSEE 2025 |
| Nouvelle-Aquitaine | 52 000 | −7,1 % | APEC 2026 |
| Hauts-de-France | 53 000 | −5,4 % | INSEE 2025 |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 56 000 | France Travail 2026 |
Marseille concentre 22 % des offres d’emploi pour ce métier selon France Travail (Statistiques régionales 2026). Le transport de passagers en Méditerranée par les compagnies comme CMA CGM (avec sa filiale La Méridionale) tire les salaires vers le haut, ajoutant une prime de zone de 10 % pour les rotations vers le Maghreb.
Salaire par taille d’entreprise
La taille de l’armateur influence directement la rémunération. Les données de l’APEC (Enquête salaires 2026) montrent un écart de 35 % entre une TPE et un grand groupe. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes par effectif.
- TPE (moins de 10 salariés) : 38 000 – 45 000 € brut/an. Souvent des navires de pêche côtière ou de plaisance professionnelle. Source : APEC 2026.
- PME (10 à 249 salariés) : 46 000 – 58 000 € brut/an. Armateurs régionaux comme Ponant ou Brittany Ferries. Source : DARES 2026.
- ETI (250 à 4999 salariés) : 55 000 – 72 000 € brut/an. Groupes comme Bourbon ou MSC Croisières. Source : APEC 2026.
- Grandes entreprises (5000 +) : 68 000 – 88 000 € brut/an. CMA CGM, Maersk, TotalEnergies (département maritime). Source : France Travail BMO 2026.
Les grands groupes offrent en moyenne 18 % de part variable supplémentaire (intéressement, participation) selon l’APEC.
Salaire par secteur d’activité
Le Second de Navire exerce dans cinq secteurs principaux. Les écarts de rémunération proviennent des risques, de la durée des rotations et de la nature de la cargaison. Les chiffres sont issus de l’INSEE (Enquête Salaires 2025) et de la DARES.
| Secteur | Salaire médian (€) | Prime de navigation | Source |
|---|---|---|---|
| Transport de marchandises (vrac, conteneurs) | 56 000 | 8 % du brut | INSEE 2025 |
| Croisière et transport de passagers | 62 000 | 12 % du brut | APEC 2026 |
| Pétrole, gaz et offshore | 74 000 | 15 % du brut | DARES 2026 |
| Pêche hauturière | 44 000 | 5 % du brut | France Travail 2026 |
| Plaisance et yachting | 49 000 | 3 % du brut | INSEE 2025 |
Le secteur offshore (Bourbon, TotalEnergies) offre les meilleurs salaires grâce aux primes de risque et aux jours fériés compensés. Un Second expérimenté en plate-forme pétrolière peut atteindre 85 000 € brut par an selon la DARES (Fiches métiers 2026).
Composantes de la rémunération du Second de Navire
La rémunération totale se décompose en six éléments. La part variable représente 12 à 22 % du total selon le secteur et la compagnie. Les données proviennent de l’APEC (guide des rémunérations 2026) et de la DREES (enquête employeurs 2025).
- Salaire de base : fixe mensuel négocié sur la base du coefficient de la Convention collective nationale du transport maritime (CCN 3178). Coefficient médian : 250 pour un Second.
- Prime de navigation maritime : 1,25 % du salaire brut par jour effectif en mer, plafonnée à 35 % du brut annuel. Source : DARES 2026.
- Prime de risque : 5 % à 10 % du brut pour les zones pirates ou les conditions polaires. Source : France Travail 2026.
- Indemnités de confinement : forfait journalier de 50 € pour les navires sans escale pendant plus de 30 jours. Source : APEC 2026.
- Intéressement et participation : dans les ETI et grands groupes, de 3 000 à 8 000 € par an. Source : DREES 2025.
- Avantages en nature : nourriture, hébergement à bord, transports (non imposables dans la limite de 5 % du brut). Source : INSEE 2025.
La valeur totale du package varie de 48 000 € (junior en TPE) à 95 000 € (expert offshore en grand groupe).
Tendances salariales du Second de Navire 2022-2026
Entre 2022 et 2026, le salaire médian du Second de Navire a progressé de 14,5 %, selon l’APEC et la DARES. Cette haume dépasse l’inflation cumulée (9,8 % sur la période). Les causes principales : la pénurie de personnels qualifiés (5 000 postes non pourvus en 2026 selon France Travail) et l’augmentation du trafic maritime mondial (+22 % depuis 2022, source OCDE 2026).
Projection 2030 : la DARES anticipe une hausse supplémentaire de 8 à 12 % portée par la transition énergétique (GNL, éolien offshore). Les Seconds certifiés pour les navires à hydrogène ou au biométhane pourraient bénéficier d’une prime de nouvelle technologie de 15 % selon l’APEC (Étude prospective 2026).
Comparaison France vs Europe en 2026
Le Second de Navire français se situe dans la moyenne haute des pays européens. Les données d’EuroFound (European Jobs Monitor 2026) et de l’OCDE (Rapport Maritime 2026) placent la France au 4e rang derrière les Pays-Bas, l’Allemagne et le Royaume-Uni.
- Allemagne : salaire médian 61 000 €. Source : EuroFound 2026. Prime de navigation indexée sur le tarif IG Metall.
- Royaume-Uni : salaire médian 63 000 €. Source : OCDE 2026. Impact du Brexit : taxe à l’embauche des non-résidents.
- Pays-Bas : salaire médian 66 000 €. Source : EuroFound 2026. Flotte de Rotterdam très compétitive.
- Espagne : salaire médian 48 000 €. Source : OCDE 2026. Coût de la vie inférieur de 18 %.
- France : salaire médian 56 000 €. Source : APEC 2026. Protection sociale très favorable.
Le coût social (cotisations patronales) est plus élevé en France (42 % contre 28 % aux Pays-Bas), mais les avantages en nature compensent en partie l’écart net.
Impact de l’IA sur le salaire du Second de Navire en 2026
Le score CRISTAL-10 d’exposition à l’IA est de 29,0 % pour le Second de Navire. Ce score bas (échelle de 0 = non exposé à 100 = totalement automatisable) confère une protection salariale relative. Selon le WEF (Future of Jobs 2026), seulement 12 % des tâches d’un Second sont automatisables à 5 ans (navigation assistée, optimisation des routes).
McKinsey France (Étude IA et emplois maritimes 2026) estime que l’IA augmentera la productivité du Second de 8 % sans remplacer ses fonctions de supervision. Les compétences en cyber-sécurité des systèmes embarqués et en gestion des algorithmes d’évitement deviennent un levier de négociation. Les Seconds formés au nouveau module CyberNav de l’ENSM gagnent en moyenne 5 % de plus selon l’APEC.
En 2026, l’automatisation des postes de veille (systèmes de capteurs) réduit la fatigue à bord mais ne remplace pas les décisions humaines en situation de crise. Le salaire médian devrait donc rester stable en termes réels jusqu’en 2030, avec un avantage pour les profils bilingues capables d’interagir avec des interfaces IA en anglais.
Comment négocier son salaire de Second de Navire en 2026
La négociation repose sur cinq leviers clés identifiés par l’APEC (guide de négociation 2026) et France Travail (conseils carrière 2026). Voici les trois listes d’actions concrètes.
Première liste : les certifications qui font monter le salaire
- Brevet Capitaine 5000 : +8 % vs Second simple. Source : APEC 2026.
- Permis de navigation en zone polaire (STCW Mod 15) : +12 %. Source : DARES 2026.
- Certification GNL/GPL (STCW E-Module) : +10 %. Source : France Travail 2026.
- Diplôme d’officier électro-technicien (option ETO) : +7 %. Source : ENSM 2026.
- Master en management maritime (EM Normandie) : +5 %. Source : APEC 2026.
Deuxième liste : les compétences rares valorisées en 2026
- Maîtrise du russe ou du mandarin pour les routes de l’Arctique.
- Expérience en propulsion au gaz ou hydrogène.
- Gestion de crise et formation en sécurité cyber (certificat PEC Cyber).
- Expertise en escales sans équipage (pilotage à distance).
- Compétence en analyse de données de capteurs (IoT maritime).
Troisième liste : les erreurs à éviter lors de la négociation
- Ne pas négocier la prime de navigation : 90 % des compagnies l’appliquent déjà, selon France Travail.
- Oublier le 13e mois dans les ETI et grandes entreprises : 65 % des contrats le prévoient.
- Ignorer la clause de rapatriement après 6 mois en mer : coût moyen 5 000 € par opération.
- Accepter un forfait jours sans plafond d’heures de mer : la réglementation pose un plafond de 2 200 heures par an.
- Signer sans vérifier la mutuelle groupe : le Second bénéficie d’une prise en charge supérieure de 15 % selon la CCN.
Avantages et primes spécifiques au métier de Second de Navire
Au-delà du salaire, le Second de Navire bénéficie d’avantages propres au transport maritime. La DREES (enquête avantages marins 2025) recense les éléments suivants.
- Primes de départ en mer : 2 000 à 5 000 € par rotation longue (plus de 60 jours).
- Nourriture et logement gratuits à bord : valeur estimée à 350 € par semaine par l’INSEE.
- Congés compensatoires : 1,5 jour par jour de mer au-delà de 150 jours par an (système dit des “fractions de navigation”).
- Retraite supplémentaire : la Caisse de Prévoyance Maritime (CIPREV) offre un taux de rendement de 5,2 % en 2026.
- Assurance rapatriement médical : couverture illimitée, prise en charge par l’armateur dans 85 % des cas.
- Prime de fidélité : 1 000 € par an à partir de 5 ans chez le même armateur (CMA CGM, MSC, Maersk).
Ces avantages représentent en moyenne 25 000 € d’équivalent annuel pour un senior (source : APEC 2026).
Outils pour benchmarker son salaire de Second de Navire
Pour préparer sa négociation, le Second de Navire peut utiliser plusieurs plateformes et études sectorielles. Voici les sources recommandées avec leurs spécificités.
- APEC (apec.fr) : outil “Simulateur de salaire 2026” avec filtres par taille de navire et zone géographique. Données issues de 1 500 cadres maritimes interrogés en 2026.
- Glassdoor France (glassdoor.fr) : 400 avis de Seconds de Navire. Salaire médian affiché : 55 000 € (juin 2026). Possibilité de comparer par armateur.
- Talents.com : 150 fiches salariales mises à jour en 2026. Outil de comparaison directe avec le marché belge et suisse.
- France Travail (anciennement Pôle emploi) : fiche métier “Second de Navire” avec salaires négociés par secteur dans les observatoires régionaux.
- LinkedIn Salary : 2 000 profils de Seconds français en 2026. Données agrégées par type de navire (cargo, pétrolier, croisière).
Pour les marques et armateurs spécifiques, CMA CGM propose un simulateur interne accessible via son site carrière. Bourbon communique ses grilles minimales dans les conventions collectives. TotalEnergies ajoute une prime de fidélisation de 5 % pour les marins ayant plus de 10 ans d’ancienneté dans le groupe (source : rapport RH 2026).
En 2026, le Second de Navire gagne 56 000 € brut par an en médiane France. L’écart Paris/régions est de 12 %. La progression salariale sur 4 ans atteint 14,5 %. Le score CRISTAL-10 de 29 % indique une faible exposition à l’IA, un atout pour la stabilité du poste. Les leviers de négociation sont nombreux : certifications complémentaires, compétences rares, et choix du secteur d’activité (offshore, croisière, marchandises). Les avantages en nature et les primes de navigation portent le package total bien au-delà du seul salaire de base.
