Reconversion chef cuisinier : évoluer ou bifurquer en 2026
Vous êtes chef cuisinier et l’idée de quitter les coups de feu vous traverse l’esprit ? Vous n’êtes pas seul. Depuis la sortie de crise sanitaire, l’UMIH évoque environ 140 000 départs cumulés de la restauration vers d’autres secteurs, et les services hôtellerie-restauration figurent désormais parmi les métiers les plus tendus en France. Le métier de chef cuisinier reste passionnant, mais la pénibilité, les horaires éclatés (soirs, week-ends, jours fériés) et le risque de burn-out poussent une partie des professionnels à reposer la question : faut-il vraiment partir, ou peut-on transformer le métier pour qu’il devienne tenable ?
Avec une ancre salariale autour de 42 000 € bruts annuels (37 heures hebdomadaires) pour un chef confirmé en restaurant traditionnel, le repère financier reste correct mais il se paie cher en énergie. Cette page distingue deux voies sérieuses : évoluer dans la cuisine (chef exécutif, restaurant à son compte) et bifurquer vers des métiers de bouche moins contraints (traiteur, R&D agroalimentaire, formation, journalisme culinaire, événementiel, conseil). Aucun bilan de personnalité, aucun score, aucune promesse miracle : seulement des pistes concrètes, des financements réels et un plan d’action sur douze mois.
Faut-il vraiment quitter ?
Avant de claquer la porte, posez-vous trois questions simples. La première : est-ce le métier que vous voulez quitter, ou l’établissement ? Beaucoup de chefs cuisiniers en burn-out réalisent après coup qu’un changement d’enseigne (gastro vers bistronomie, indépendant vers collectif, ville vers province) suffit à retrouver du souffle. La restauration collective scolaire ou d’entreprise, par exemple, propose des plages horaires en journée, sans coupures, avec week-ends libres et un calendrier scolaire fixe. Le salaire est plus bas qu’en gastronomie étoilée, mais la qualité de vie est sans comparaison.
La deuxième question : qu’est-ce qui fatigue vraiment ? Si c’est la station debout prolongée, la chaleur ou le bruit, ce sont des contraintes physiques qui ne disparaîtront pas dans 95 % des reconversions « métiers de bouche ». En revanche, si c’est le management d’équipe difficile, les exigences d’un patron toxique ou la précarité financière, le problème se règle souvent en changeant d’employeur, pas de métier. L’UMIH reconnaît elle-même qu’il « reste du travail sur l’organisation du temps de travail » : la profession bouge, lentement, mais elle bouge.
La troisième question : disposez-vous d’un coussin financier ? Une reconversion sérieuse coûte de l’argent (formation, baisse temporaire de revenu, démarrage d’activité). France Travail et Transitions Pro permettent de sécuriser le saut, mais une trésorerie personnelle de trois à six mois de charges fixes reste prudente. Si la réponse est non, mieux vaut préparer la bifurcation pendant douze à dix-huit mois plutôt que partir à chaud.
Signaux qui justifient sérieusement de bifurquer : épuisement physique avec symptômes (troubles du sommeil, dorsalgies chroniques, tendinites de l’épaule ou du poignet), conflit durable avec la vie de famille, perte d’envie de cuisiner même chez soi, accidents répétés en service. Là, la médecine du travail et un bilan de compétences pris en charge deviennent prioritaires avant toute décision.
Comment évoluer sans quitter la cuisine ?
Évoluer en restant en cuisine, c’est souvent la meilleure option pour un chef qui aime son métier mais sature de son poste actuel. Plusieurs trajectoires existent.
Devenir chef exécutif dans un groupe hôtelier, une chaîne ou un restaurant multi-sites. Vous quittez la production directe pour piloter plusieurs cuisines, écrire les cartes, recruter et former les équipes, contrôler les food costs. La pression change : moins de coups de feu derrière le piano, plus de réunions, de tableaux Excel et de déplacements. Les rémunérations grimpent (souvent au-delà de 55 000 € bruts annuels) et les horaires deviennent plus prévisibles. Cette évolution suppose huit à dix ans d’expérience minimum, une maîtrise réelle de la gestion (marges, ratios, masse salariale) et une appétence pour le management.
Ouvrir son restaurant reste un rêve fréquent. La réalité est exigeante : entre 80 000 € et 250 000 € d’apport pour une affaire de quartier reprise, davantage pour une création en centre-ville. Le travail est plus dur la première année que comme salarié, mais vous décidez de la carte, du concept et de l’organisation. Les démarches passent par le guichet unique (formalites.entreprises.gov.fr), l’inscription auprès de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat si activité de fabrication, et la formation HACCP obligatoire. Une étude de marché sérieuse, un business plan validé par la Chambre de Commerce ou un expert-comptable, et un prévisionnel pessimiste sont indispensables avant de signer un bail.
Changer de typologie d’établissement est l’option la plus simple. Passer d’un restaurant gastronomique à un bistrot de quartier, d’un indépendant à une chaîne, du privé à la restauration collective (scolaire, hospitalière, d’entreprise) ou inversement permet de garder son métier en changeant radicalement de rythme. La restauration collective recrute massivement et propose des conditions familiales : horaires 7h-15h, pas de service du soir, congés scolaires partiellement payés selon les structures.
Spécialiser sa cuisine sur un créneau porteur (cuisine végétale, sans gluten, locavore, cuisine du monde précise) peut aussi redonner du sens et ouvrir des opportunités dans des établissements de niche, moins industriels, où la marge de manœuvre créative est plus grande.
Compétences transférables d’un chef cuisinier
Un chef cuisinier expérimenté arrive sur le marché de la reconversion avec un capital de compétences que peu de profils possèdent.
Gestion opérationnelle sous pression. Tenir un service de 80 couverts, c’est gérer du flux, des priorités, des aléas et du stress en temps réel. Cette compétence se transpose immédiatement vers la logistique, la production industrielle, la gestion d’événements ou le retail.
Management direct d’équipes. Le chef anime une brigade, forme des apprentis, sanctionne les écarts, gère les conflits. C’est un management de terrain, sans filtre, qui prépare à des postes de chef d’atelier, responsable de production ou manager de point de vente.
Maîtrise des coûts. Calculer un food cost, négocier avec un fournisseur, suivre des ratios matière, optimiser les pertes : ce sont les bases du contrôle de gestion appliqué. Une formation courte en comptabilité analytique suffit souvent à transformer cette compétence en argument décisif vers un poste d’acheteur ou de responsable d’exploitation.
Connaissance produit et savoir technique. Identifier la qualité d’un poisson, comprendre les filières viande, maîtriser les cuissons, connaître les allergènes : ce capital est recherché dans la R&D agroalimentaire, le contrôle qualité, le commerce de gros, l’achat et la distribution.
Hygiène, sécurité et conformité. HACCP, traçabilité, plan de maîtrise sanitaire : ces normes structurent la cuisine pro et sont directement valorisables dans l’agro-industrie, la restauration collective de gestion et le conseil hygiène.
Pédagogie et transmission. Un chef qui a formé des commis et des apprentis dispose d’une vraie pratique pédagogique, qui se travaille pour devenir formateur reconnu (titre de formateur professionnel d’adultes, RNCP 37275).
Pistes de reconversion concrètes
Le tableau ci-dessous résume les principales bifurcations crédibles depuis un poste de chef cuisinier. Les chiffres salariaux sont des ordres de grandeur en brut annuel pour un profil expérimenté en France, hors région parisienne pour les plus modestes et Île-de-France pour les plus élevées.
| Piste | Formation / pré-requis | Salaire indicatif | Pénibilité | Niveau de risque |
|---|---|---|---|---|
| Traiteur indépendant (artisan) | CAP Cuisine ou 3 ans d’expérience justifiés, HACCP, immatriculation CMA, guichet unique | 30 000 à 60 000 € après deux ans | Élevée la première année, modulable ensuite | Moyen (apport 15-40 k€) |
| Traiteur organisateur de réceptions | Pas de diplôme obligatoire, HACCP, immatriculation CCI | 35 000 à 70 000 € | Pics événementiels, planning maîtrisé | Moyen |
| Chef de projet R&D agroalimentaire | Bachelor ou master agro recommandé (IFRIA, écoles d’ingénieur en alternance), VAE possible | 38 000 à 55 000 € | Faible, horaires bureau | Faible (CDI fréquent) |
| Formateur CAP cuisine / lycée hôtelier | Titre de formateur (RNCP 37275) ou CAPLP cuisine (concours interne) | 28 000 à 45 000 € (privé) ; grille Éducation nationale en public | Faible, calendrier scolaire | Faible |
| Food truck | HACCP obligatoire, autorisation domaine public, immatriculation | 25 000 à 50 000 € selon implantation | Variable, autonomie totale | Élevé (apport 30-80 k€) |
| Conseil restauration collective | Expérience collective + formation courte audit/qualité | 40 000 à 65 000 € | Faible, déplacements | Faible si en société, moyen en indépendant |
| Journalisme et blog culinaire, création de contenus | Aucun diplôme obligatoire, mais portefeuille à construire (vidéo, photo, écriture) | Très variable, 0 à 60 000 € selon audience | Faible | Élevé (revenu lent à venir) |
| Événementiel culinaire et ateliers | Pas de diplôme obligatoire, statut micro-entrepreneur ou société | 25 000 à 50 000 € | Pics ponctuels | Moyen |
| Acheteur / chef de produit marché alimentaire | Formation achats (CESA, CDAF) ou alternance, anglais utile | 40 000 à 60 000 € | Faible | Faible |
Quelques précisions utiles. Le statut d’artisan traiteur exige soit un CAP Cuisine ou un CAP Charcutier-Traiteur, soit trois ans d’expérience professionnelle justifiés sur des bulletins de salaire ou attestations d’employeur : la quasi-totalité des chefs cuisiniers entrent dans cette deuxième catégorie sans formation complémentaire. Pour la R&D agroalimentaire, une VAE vers un titre RNCP « Chef de projet conception et développement culinaire » (RNCP 35262) ouvre des portes solides chez les transformateurs (charcuterie industrielle, plats préparés, restauration collective de gestion). Pour devenir formateur en lycée hôtelier public, le concours CAPLP cuisine reste la voie royale ; les écoles privées (Ferrandi, Le Cordon Bleu, EISF, La Villa des Chefs) recrutent des chefs expérimentés directement, parfois sans diplôme pédagogique mais en demandant une expérience reconnue.
Financer sa reconversion
Trois dispositifs principaux permettent de payer la formation et, parfois, de maintenir un revenu pendant la transition.
Compte personnel de formation (CPF). Tout salarié et demandeur d’emploi cumule des droits sur son compte CPF, mobilisables sur moncompteformation.gouv.fr. Une formation HACCP, un bachelor R&D en alternance, un titre de formateur ou un module gestion-création d’entreprise sont souvent éligibles. Vérifiez systématiquement le numéro RNCP ou RS de la formation visée avant de payer.
Projet de transition professionnelle (PTP, ex-CIF). Géré par les Associations Transitions Pro (ATPro) en région, il permet à un salarié justifiant d’une ancienneté minimale de suivre une formation longue tout en conservant tout ou partie de son salaire. Le dossier est exigeant (lettre de motivation, projet documenté, devis de l’organisme) et le taux d’acceptation varie selon les régions. C’est l’outil le plus puissant pour un chef qui veut basculer vers la R&D agroalimentaire ou la formation sans tomber dans la précarité.
Aides France Travail et démission légitime. Si vous êtes salarié en CDI avec un projet de reconversion ou de création d’entreprise réel, le dispositif de démission-reconversion peut ouvrir des droits au chômage. Le projet doit avoir été validé en amont par un conseiller en évolution professionnelle (CEP) puis par une commission régionale. France Travail propose aussi l’AIF (aide individuelle à la formation) pour compléter un financement insuffisant.
Création d’entreprise. Pour ouvrir un restaurant, un traiteur ou une activité de conseil, l’ACRE (exonération partielle de cotisations la première année), le prêt d’honneur Initiative France ou Réseau Entreprendre (de 5 000 à 50 000 € à taux zéro), le NACRE et les aides régionales (chèque création, prêt d’honneur en région) se cumulent. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat propose un accompagnement gratuit à la création pour les activités relevant de l’artisanat, dont la fabrication traiteur.
Un point souvent oublié : la formation HACCP elle-même coûte entre 200 et 400 € pour 14 heures, finançable CPF, et c’est un pré-requis non négociable pour la majorité des projets « bouche ». Faites-la tôt, elle ne périme pas.
Plan de transition 12 mois
Voici un calendrier réaliste pour passer du « j’y pense » au « j’y suis » sans casser sa trésorerie.
Mois 1 à 2 : clarifier. Demandez un bilan de compétences (finançable CPF, durée 24 heures réparties sur deux à trois mois). Identifiez précisément ce qui fatigue dans le poste actuel, ce qui motiverait demain, et le revenu plancher acceptable. Rencontrez un conseiller en évolution professionnelle (gratuit, présent dans toutes les régions). Listez trois pistes maximum, parmi celles du tableau.
Mois 3 : tester. Avant toute formation longue, testez la piste retenue. Passez deux jours en immersion (PMSMP via France Travail, gratuit) chez un traiteur, un industriel agro, un centre de formation ou un food truck. La réalité dégonfle vite les fantasmes et confirme les vraies envies.
Mois 4 à 5 : financer. Montez le dossier : devis de formation, lettre de motivation argumentée, calcul du reste à vivre, demande PTP ou AIF, étude de marché si création. Si vous restez salarié, ouvrez la discussion avec votre employeur sur un aménagement (passage en 39 heures stables, restauration collective dans le même groupe, mobilité interne vers un poste moins exposé).
Mois 6 à 9 : se former. Suivez la formation choisie. Pour un projet traiteur ou restaurant, c’est la période pour valider HACCP, suivre la formation 5 jours obligatoire d’hygiène alimentaire, et finaliser le business plan avec un expert-comptable. Pour la R&D, c’est le bachelor ou le titre RNCP en alternance qui démarre. Pour la formation, c’est le titre de formateur professionnel d’adultes ou la préparation au CAPLP.
Mois 10 à 11 : atterrir. Candidatez aux postes ciblés ou finalisez l’immatriculation de l’entreprise (guichet unique, CMA pour l’artisanat, CCI pour les services). Réservez les locaux, achetez le matériel d’occasion en priorité, sécurisez les premiers clients ou contrats. Pour un food truck ou un traiteur, les autorisations municipales et le marquage du véhicule prennent souvent six à huit semaines.
Mois 12 : démarrer. Lancement effectif. Gardez un coussin de trésorerie de trois mois de charges personnelles, ne tirez aucune rémunération les premiers mois si vous créez, suivez vos indicateurs hebdomadaires (chiffre d’affaires, marge brute, trésorerie). Le plus grand piège est de relancer un rythme infernal dès le premier mois ; c’est précisément ce que la reconversion devait éviter.
Une dernière recommandation. Ne quittez jamais un poste de chef cuisinier sur un coup de tête après un service raté ou un conflit avec un patron. Posez deux semaines de congés, prenez de la distance, parlez-en avec la médecine du travail si l’épuisement est physique. La reconversion réussie est presque toujours préparée : un an, parfois dix-huit mois entre la décision et le saut. Le métier paie en énergie, mais il a aussi forgé chez vous une endurance et une rigueur que peu de profils possèdent. Utilisez ces atouts pour choisir la suite, plutôt que de la subir.
Quitter Chef Cuisinier : 5 métiers accessibles en 2026

Cette page complète l’analyse complète du métier Chef Cuisinier.
L’IA transforme votre métier mais ne le remplace pas (37% d’exposition). Explorer une reconversion reste une démarche prudente à 5-10 ans.
Dans le secteur Hôtellerie-Restauration, les Chefs Cuisinier se situent à 37% d’exposition IA : en dessous de la moyenne sectorielle.
Voir le salaire des Chefs Cuisinier en 2026 →
Analyse complète du métier Chef Cuisinier
Score IA 37% (faible). Identifiez les pistes de reconversion depuis Chef Cuisinier et valorisez vos compétences.
Faut-il vraiment changer de métier ?
37% d’exposition : ce métier est parmi les plus solides face à l’IA. Si vous envisagez une reconversion, ce n’est probablement pas l’IA qui vous y pousse : mais peut-être le salaire, le secteur, ou de nouvelles ambitions.
Explorer les métiers proches
Aucun métier directement lié ne présente un score IA nettement inférieur. Consultez tous les métiers du secteur Hôtellerie-Restauration pour identifier des opportunités de pivot.
Ce que vous savez déjà faire (et qui a de la valeur)
Les Chef Cuisinier développent des compétences analytiques, relationnelles et organisationnelles valorisables dans de nombreux autres métiers.
Comment s’y prendre concrètement
- Mois 1 : Cartographier : Listez vos compétences clés et identifiez 2–3 métiers cibles. Prenez contact avec des professionnels du secteur via LinkedIn.
- Mois 2 : Se former : Une certification courte via CPF, OpenClassrooms ou Coursera. Construisez un premier projet concret pour prouver la compétence.
- Mois 3 : Postuler : CV et profil LinkedIn actualisés. Candidatez sur 5 offres en activant votre réseau existant.
3 actions concrètes à faire cette semaine
- Faites votre bilan : listez vos 5 compétences principales et identifiez celles qui sont les plus demandées sur le marché.
- Explorez les alternatives : parcourez les métiers du secteur Hôtellerie-Restauration pour trouver des métiers à score IA plus bas.
- Consultez votre CPF : vérifiez vos droits sur Mon Compte Formation pour financer une première certification.
Votre kit de démarrage reconversion
En fonction de votre profil de compétences, voici les étapes concrètes pour démarrer :
- Mettez à jour votre CV en insistant sur les compétences transversales
- Consultez les 0 métiers proches pour identifier votre meilleure passerelle
Combien ça coûte
Investissement financier selon le type de reconversion :
- Formation courte (< 3 mois) : 500 : 2 000 €, souvent finançable via CPF
- Reconversion complète (6-12 mois) : 3 000 : 8 000 €
- Votre salaire actuel : 3 500 € brut/mois
Témoignage type
Les reconversions depuis Chef Cuisinier sont possibles et de plus en plus fréquentes. Consultez les métiers du secteur Hôtellerie-Restauration pour identifier les meilleures passerelles.
Questions fréquentes
Pourquoi se reconvertir depuis le métier de Chef Cuisinier ?
Score IA : 37% (risque faible). Anticiper permet de choisir sa transition plutôt que de la subir.
Quels métiers sont accessibles depuis Chef Cuisinier ?
Les métiers accessibles depuis Chef Cuisinier combinent compétences transférables et score IA plus bas. Consultez les métiers du secteur Hôtellerie-Restauration avec un score IA inférieur.
Combien de temps faut-il pour se reconvertir depuis Chef Cuisinier ?
La durée dépend du métier cible et de vos compétences actuelles. Une transition vers un métier proche peut prendre 3 à 6 mois. Un changement de secteur complet nécessite souvent 6 à 18 mois de formation.
Quelles compétences des Chef Cuisinier sont transférables ?
Les compétences les plus transférables pour les Chefs Cuisinier incluent les compétences relationnelles, analytiques et organisationnelles.
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L’IA dans votre secteur : ce que disent les chiffres officiels
L’adoption d’outils d’intelligence artificielle dans le secteur Hébergement-restauration atteint 3 % en 2024 selon l’enquête INSEE TIC entreprises, soit en dessous de la moyenne française toutes activités confondues (8 %). L’écart se creuse encore avec les grandes entreprises (≥250 salariés), où le taux grimpe à 35 %.
L’observatoire IA TPE/PME de Bpifrance Le Lab précise le tableau : maturité IA estimée à 26/100, 20 % des TPE/PME utilisent déjà de l’IA générative, 35 % prévoient d’adopter une solution dans les 12 mois.
Le premier frein cité par les dirigeants n’est pas le coût mais le manque de compétences internes (42 %). Pour qui envisage une reconversion, ce déficit est une opportunité : les profils qui maîtrisent l’articulation métier×IA sont rares et recherchés.
Ce que pensent les Français de l’IA et de l’emploi
L’Eurobaromètre 99.2 publié par la Commission européenne mesure régulièrement les perceptions des Européens face à l’IA. Les chiffres français 2024 : 49 % des Français s’inquiètent de l’impact de l’IA sur leur emploi (vs 47 % en moyenne UE-27), seuls 38 % se déclarent globalement optimistes, 21 % utilisent déjà des outils IA dans leur travail.
Donnée clé pour qui envisage une reconversion : seulement 8 % des actifs français déclarent que leur employeur leur a proposé une formation aux outils IA. L’initiative individuelle reste donc le levier principal,via le CPF, France Travail ou les formations qualifiantes présentées plus bas.
L’écart générationnel est marqué : les moins de 35 ans affichent un optimisme de 51 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne tous âges confondus. Cette dynamique influence le rythme d’adoption sectorielle et donc la fenêtre d’opportunité d’une reconversion.
Les certifications RNCP qui ouvrent la porte à cette reconversion
Le Répertoire National des Certifications Professionnelles recense les certifications professionnelles enregistrées. Pour le métier visé, voici les fiches RNCP les plus pertinentes :
- Cuisinier , Autre certification professionnelle de droit, Niveau 3 (fiche RNCP35571)
- Cuisinier , Autre certification professionnelle de droit, Niveau 3 (fiche RNCP37447)
- Commis de cuisine , , Niveau 3 (fiche RNCP37859)
- Cuisinier , , Niveau 4 (fiche RNCP37867)
- Cuisine , Baccalauréat professionnel, Niveau 4 (fiche RNCP37910)
Pour la première certification listée, les blocs de compétences clés incluent : Organiser la production culinaire en vue de réaliser une prestation conforme à la commande et dans le respect des normes sanitaires.
Formations CPF disponibles pour cette reconversion
Le Compte Personnel de Formation référence 15 certifications associées à ce métier. L’éligibilité au CPF doit être vérifiée formation par formation sur moncompteformation.gouv.fr (chaque formation a un identifiant CertifInfo). Les droits CPF (500 à 800 €/an d’activité salariée) couvrent une partie variable du coût selon la formation choisie.
Exemples concrets de formations finançables actuellement :
- Brevet Professionnel (BP) : Arts de la cuisine , dispensée par CHAMBRE DE METIERS ET DE L’ARTISANAT DE REGION HAUTS-DE-FRANCE (RNCP 38431)
- BAC PRO Cuisine , dispensée par GRETA COTE D’AZUR (RNCP 37910)
- Concevoir et organiser les prestations de restauration , dispensée par L’ECOLODGE (RNCP 38431)
- Les fondamentaux de la cuisine professionnelle , dispensée par CAMPUS DU LAC (RNCP 36266)
- Brevet professionnel Arts de la cuisine , dispensée par ICEP (RNCP 38431)
Les organismes les plus actifs sur ce métier : INSTITUT PAUL BOCUSE I.D. - INNOVATION ET DEVELOPPEMENT, CHAMBRE DE METIERS ET DE L’ARTISANAT DE REGION HAUTS-DE-FRANCE, GRETA COTE D’AZUR. La concentration sur quelques acteurs facilite la comparaison qualité/prix , vérifiez systématiquement les avis Anotea de France Travail avant de vous inscrire.
Tension du marché et offres d’emploi en France
7294 offres d’emploi actives sur les 30 derniers jours via France Travail. Taux de postes vacants estimé à 4.67 % dans le secteur (DARES emploi-vacants 2025_Q4). Marché actuellement haute.
Les statistiques officielles proviennent de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et de l’observatoire France Travail. Pour une transition réussie, ciblez en priorité les bassins d’emploi où la tension est la plus forte , c’est là que les recruteurs sont les plus ouverts aux profils en reconversion.
Métiers proches : l’annuaire ONISEP
L’ONISEP (Office national d’information sur les enseignements et les professions) cartographie les métiers et leurs voies d’accès. Pour ce profil, l’Onisep identifie les passerelles suivantes :
- chef de cuisine / cheffe de cuisine , production alimentaire