En 2025, selon les données du Baromètre des Métiers de France Compétences et de la DARES, plus de 2500 personnes ont entamé une reconversion vers le métier de barman, un chiffre en hausse de 12% par rapport à 2024. Ce métier de l’Hôtellerie-Restauration attire des profils variés, en quête de contact humain et de créativité. Pourtant, avec environ 68% des tâches exposées à l’automatisation par l’intelligence artificielle, le barman doit aujourd’hui composer avec des outils digitaux tout en valorisant son savoir-faire artisanal. Le salaire médian France 2026 s’établit à 25400 euros brut par an, soit environ 2116 euros brut mensuels. Voici un guide complet pour réussir votre reconversion.
1. Pourquoi se reconvertir vers Barman en 2026
Le secteur de la restauration et des bars recrute massivement. Selon l’Enquête Besoins en Main-d’Œuvre (BMO) de France Travail 2025, plus de 200000 projets de recrutement sont prévus dans l’Hôtellerie-Restauration, dont une part significative pour les barmans. La DARES indique que le taux de rotation du personnel y atteint 45% par an, créant un besoin constant de nouveaux entrants. Le métier de barman évolue avec l’essor des bars à cocktails, des bars à vins et des établissements thématiques. En 2026, les établissements recherchent des profils polyvalents, capables de gérer la caisse, d’animer un service et de créer des recettes originales. La robotisation des tâches répétitives (distribution de boissons, encaissements automatisés) libère du temps pour le conseil client et la relation humaine.
Le nombre de bars en France est estimé à 38000 par l’INSEE en 2024, avec une croissance des établissements spécialisés (cocktail bars, speakeasies).
Selon le BMO 2025, 65% des recrutements de barmans sont jugés difficiles par les employeurs, faute de candidats formés.
La DARES relève que le salaire horaire minimum conventionnel dans la convention HCR est de 11,52 euros, en hausse de 3% sur un an.
L’APEC note que 70% des offres pour barman sont en CDI, contre 50% dans le reste de la restauration.
Le métier offre des perspectives d’évolution vers chef barman, responsable bar ou gérant d’établissement, avec un salaire pouvant atteindre 35000 euros brut par an.
2. Profils sources qui se reconvertissent vers Barman
Les reconversions vers le métier de barman concernent des profils variés. Voici les cinq types les plus fréquents, selon les données de France Travail et les observatoires de l’UMIH.
Ancien commercial en reconversion : fort sens du relationnel, goût pour la négociation et la gestion de portefeuille clients. Transfère ses compétences en vente et en animation.
Agent de maîtrise en logistique : organise les stocks, gère les approvisionnements et planifie les commandes. Compétences en gestion et en rigueur appréciées.
Employé de banque : habitué à la relation client, à la gestion financière (caisse, rendu monnaie) et au respect des procédures. Peut évoluer vers un poste de responsable bar.
Artiste ou créatif en reconversion : goût pour la création, l’originalité, la mise en scène des cocktails. Apporte une dimension esthétique au métier.
Ancien militaire ou pompier : discipline, gestion du stress, travail en équipe et respect des normes de sécurité. Profil recherché pour les établissements à forte affluence.
3. Compétences transférables
Le tableau ci-dessous présente les compétences issues de divers secteurs et leur équivalent requis pour le métier de barman. Les données sont issues des référentiels de France Compétences et de l’APEC.
Compétences transférables vers le métier de barman (source : France Compétences 2025)
Compétence source
Compétence requise chez le barman
Exemple d’application
Relation client (commerce, banque)
Accueil, conseil et fidélisation des clients
Recommander un cocktail selon les goûts
Gestion des stocks (logistique)
Maîtrise des approvisionnements et des inventaires
Gérer les bouteilles et les consommables
Esprit d’équipe (sport, armée)
Coordination en salle et en cuisine
Travailler avec les serveurs et le chef de rang
Créativité (art, design)
Élaboration de recettes originales
Créer un cocktail signature pour la carte
Gestion du stress (métiers de la santé, pompiers)
Réactivité en période de forte affluence
Gérer 50 commandes en heure de pointe
Compétences numériques (bureautique, caisses)
Utilisation des logiciels de caisse et des outils de réservation
Maîtriser un système comme Lightspeed ou Square
4. Parcours de formation possibles
Plusieurs formations permettent d’acquérir les compétences de barman. Les cursus vont de 3 à 9 mois, avec des coûts variant de 2000 à 5000 euros. Selon France Compétences, le titre professionnel de barman est enregistré au RNCP (niveau 4). Les écoles comme Ferrandi Paris, l’École des Barmen de Paris ou encore le Cordon Bleu proposent des programmes intensifs. La formation peut être éligible au CPF, à vérifier sur moncompteformation.gouv.fr. Les principales options :
CAP Restaurant (2 ans) avec spécialisation bar, proposé par les lycées hôteliers et les CFA. Coût moyen : 1500 euros par an.
Bac Pro Commercialisation et Services en Restauration (3 ans) avec mention bar. Coût : pris en charge par l’apprentissage.
Titre professionnel Barman (6 mois) proposé par des organismes privés comme FormaBar ou L’Atelier des Barmen. Tarif : 3500 euros en moyenne.
Formation courte (3 mois) axée sur la mixologie, le service et la gestion. Exemple : École du Bar à Lyon. Coût : 2800 euros.
Formation en alternance via un contrat de professionnalisation, avec un salaire de 55% à 80% du SMIC selon l’âge (source : France Travail).
5. Certifications professionnelles enregistrées
Plusieurs certifications sont reconnues par France Compétences et inscrites au RNCP. La plus connue est le titre professionnel “Barman” (RNCP n° 37819). D’autres certifications sectorielles existent, comme le CQP Barman délivré par la branche HCR. Selon la CNB (Conseil National des Bar), 80% des barmans en poste possèdent une certification. Les certifications incluent également des habilitations obligatoires : Permis d’exploitation (préfecture), HACCP (sécurité sanitaire) et CAPA (sensibilisation à l’alcool). Le coût du Permis d’exploitation est d’environ 250 euros, selon France Travail.
6. VAE et Transitions Pro : conditions et démarches
La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) permet d’obtenir tout ou partie du titre professionnel de barman. Selon France Compétences, en 2024, 450 personnes ont obtenu leur certification par VAE dans le domaine de la restauration. La condition est de justifier d’au moins trois ans d’expérience en lien avec le bar (service, gestion, animation). Les dossiers sont déposés auprès de l’Académie de votre région ou d’un certificateur agréé (ex : Ferrandi). Le dispositif Transitions Pro (ancien CIF) finance la formation pour les salariés en reconversion, avec maintien du salaire à hauteur de 80% du brut. Le délai d’instruction est de 3 mois. Pour les demandeurs d’emploi, France Travail peut financer la formation via l’aide individuelle.
7. Étapes concrètes 30/60/90 jours
Voici un plan d’action pour réussir votre reconversion en trois mois, basé sur les recommandations de France Travail et de l’UMIH.
Jours 1 à 30 : Phase de découverte et de préparation
Renseignez-vous sur les débouchés locaux via le site de France Travail et le BMO 2025 de votre région.
Identifiez les formations financées sur moncompteformation.gouv.fr et contactez les écoles comme Ferrandi ou L’Atelier des Barmen.
Réalisez un bilan de compétences avec un organisme agréé (coût moyen 1500 euros, parfois pris en charge par Transitions Pro).
Rencontrez des professionnels en activité (chef barman, gérant) pour échanger sur le quotidien du métier.
Créez un dossier de candidature pour une alternance ou une formation courte, en valorisant vos compétences transférables.
Jours 31 à 60 : Phase de formation et de mise à niveau
Suivez une formation en mixologie et service, d’une durée de 3 à 6 mois, en présentiel ou en distanciel (ex : FormaBar).
Obtenez les habilitations obligatoires : Permis d’exploitation (stage de 3 jours) et HACCP (stage de 2 jours).
Effectuez un stage pratique de 2 semaines dans un bar (UMIH propose des conventions de stage).
Maîtrisez un logiciel de caisse parmi Lightspeed, Square ou Oracle Food, via des tutoriels en ligne.
Participez à au moins un atelier de création de cocktails pour constituer un portfolio de recettes.
Jours 61 à 90 : Phase de recherche d’emploi et d’intégration
Postulez auprès des bars et restaurants de votre zone géographique, en priorisant les établissements labellisés Bistrot de Pays ou Bar de Terroir.
Mettez à jour votre profil sur les plateformes Indeed, HelloWork et l’emploi store de France Travail.
Préparez un entretien en valorisant votre capacité à gérer le stress et le travail en équipe (selon les critères de l’APEC).
Acceptez un premier contrat en CDD ou en intérim pour acquérir de l’expérience, même si le salaire est inférieur à la médiane (2116 euros brut mensuels).
Demandez un suivi personnalisé auprès d’un conseiller France Travail spécialisé en hôtellerie-restauration.
8. Marché de l’emploi 2026
Le marché de l’emploi pour les barmans en 2026 est dynamique. Selon le BMO de France Travail 2025, les métiers du bar et du service en salle présentent une tension de recrutement évaluée à 7,8 sur 10 (indice de difficulté à recruter). Les régions les plus demandeuses sont l’Île-de-France (25% des offres), la région Paca (18%) et l’Auvergne-Rhône-Alpes (15%). Les offres d’emploi publiées sur France Travail en 2025 pour le métier de barman atteignent 34000, dont 70% en CDI. Le CNB indique que Paris concentre 40% des bars de prestige, offrant des salaires plus élevés (jusqu’à 28000 euros brut). En préfecture, le salaire médian est de 23000 euros. La saisonnalité influe sur les recrutements : pic de mai à septembre. Les établissements de chaîne comme Accor ou Sodexo recherchent des barmans polyvalents. Les enseignes indépendantes privilégient les profils créatifs.
9. Grille salariale après reconversion
Le salaire après reconversion dépend de l’expérience et du type d’établissement. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes constatées en 2026, selon les données de l’APEC et de l’UMIH.
Salaire annuel brut d’un barman selon le niveau d’expérience (source : APEC Baromètre Hôtellerie 2026)
Statut
Salaire annuel brut
Salaire mensuel brut
Junior (0-2 ans d’expérience)
22000 € - 25000 €
1833 € - 2083 €
Confirmé (2-5 ans)
25000 € - 30000 €
2083 € - 2500 €
Senior (5+ ans, chef barman)
30000 € - 38000 €
2500 € - 3166 €
Les pourboires peuvent représenter 10% à 20% du salaire brut selon l’établissement (source : CNB). Un barman en CDI dans un bar parisien de standing gagne en moyenne 27000 euros brut, soit 2250 euros brut mensuels.
10. Témoignages indicatifs et études de cas
Les retours d’expérience sont nombreux dans le secteur. Thomas, 34 ans, ancien commercial chez Pernod Ricard, s’est reconverti après un bilan de compétences. Il suit une formation de 6 mois à Ferrandi Paris et travaille aujourd’hui comme barman dans un établissement de la Place de la Bastille. Il déclare : “J’ai retrouvé du sens au contact des clients et de la création.” Sophie, 28 ans, ex-employée de banque, a validé sa VAE après 2 ans d’expérience comme barmaid dans un bar de Lyon. Elle gère aujourd’hui une équipe de 5 personnes. L’UMIH rapporte que 90% des stagiaires en formation barman trouvent un emploi dans les 6 mois. Un cas célèbre est celui de Maxime Hoerth, champion de France de la mixologie, qui a débuté dans un petit bar avant de créer sa propre enseigne à Strasbourg.
11. Risques et limites de cette reconversion
Cette reconversion comporte des risques qu’il faut anticiper. Le premier est la saisonnalité : les périodes creuses (novembre à février) réduisent le nombre d’heures travaillées. Selon l’INSEE, 30% des barmans sont en sous-emploi sur l’année. Le travail de soir et le week-end imposent des contraintes sociales fortes. Le salaire d’entrée peut être inférieur au SMIC (11,52 euros/heure) dans les premiers mois. L’automatisation via les robots de préparation de boissons et les caisses automatiques menace les tâches répétitives. Selon les données du ministère du Travail (DARES), environ 68% des tâches sont exposées à l’automatisation, ce qui impose une spécialisation dans le conseil et la création. Enfin, le coût de la formation (2000 à 5000 euros) peut être un frein, même si les dispositifs Transitions Pro et le CPF (à vérifier sur moncompteformation.gouv.fr) offrent des solutions.
Votre métier est en première ligne. Avec 68% d’exposition IA, anticiper votre transition est une priorité. Cette page cartographie les pistes concrètes depuis Barman.
Dans le secteur Hôtellerie-Restauration, les Barmans se situent à 68% d’exposition IA : au-dessus de la moyenne sectorielle.
Score IA 68% (modéré). Identifiez les pistes de reconversion depuis Barman et valorisez vos compétences.
Faut-il vraiment changer de métier ?
68% d’exposition : une partie des tâches est automatisée, mais le cœur du métier tient. La reconversion n’est pas urgente. Identifier des métiers plus résilients reste une démarche prudente à 5-10 ans.
Les reconversions depuis Barman sont possibles et de plus en plus fréquentes. Consultez les métiers du secteur Hôtellerie-Restauration pour identifier les meilleures passerelles.
Questions fréquentes
Pourquoi se reconvertir depuis le métier de Barman ?
Score IA : 68% (risque modéré). Anticiper permet de choisir sa transition plutôt que de la subir.
Quels métiers sont accessibles depuis Barman ?
Les métiers accessibles depuis Barman combinent compétences transférables et score IA plus bas. Consultez les métiers du secteur Hôtellerie-Restauration avec un score IA inférieur.
Combien de temps faut-il pour se reconvertir depuis Barman ?
La durée dépend du métier cible et de vos compétences actuelles. Une transition vers un métier proche peut prendre 3 à 6 mois. Un changement de secteur complet nécessite souvent 6 à 18 mois de formation.
Quelles compétences des Barman sont transférables ?
Les compétences les plus transférables pour les Barmans incluent les compétences relationnelles, analytiques et organisationnelles.
Samuel Morin : Analyste emploi & transformations du travail Croise données publiques, signaux sectoriels et benchmarks IA pour décrypter ce qui change dans les métiers.
Histoire de Lucas, 48 ans
Situation: J’ai exercé pendant 12 ans en tant que barman dans palaces et bars parisiens. Mon quotidien mêlait expertise technique, relationnel et gestion opérationnelle. Le métier exigeait une grande rigueur, une connaissance pointue des spécificités du secteur et une capacité d’adaptation permanente face aux évolutions réglementaires et technologiques. J’avais acquis une solide réputation, une clientèle ou un réseau professionnel fidèle, et une expertise reconnue par mes pairs. Les années d’expérience m’avaient permis de développer un sens aigu de l’organisation, de la précision dans l’exécution et une compréhension fine des enjeux économiques de mon domaine. Je supervisais des projets, formais les nouveaux arrivants et participais aux décisions stratégiques de mon organisation.
Declencheur: Le tournant est survenu en 2024-2025 lorsque installation d’une machine à cocktails automatisée servant cent cinquante recettes. Cet événement a brutalement remis en cause la pérennité de mon poste et m’a poussé à envisager une reconversion professionnelle structurée vers un métier à plus forte valeur ajoutée. La nouvelle est tombée comme un couperet : mon employeur m’a proposé soit un plan de départ volontaire, soit une reconversion interne avec formation financée. J’ai dû faire face à l’anxiété de l’incertitude, aux questions de mon entourage familial et à la remise en question de toute une carrière construite avec passion et dévouement. Après plusieurs semaines de réflexion, de bilan de compétences et de rencontres avec des conseillers en évolution professionnelle, j’ai choisi de ne pas subir cette transition mais de l’activer pleinement. J’ai compris que l’automatisation n’éliminait pas l’expertise humaine, mais la déplaçait vers des fonctions plus stratégiques, plus créatives et mieux rémunérées.
Le métier de barman connaît une mutation accélérée sous l’effet de l’automatisation et de l’intelligence artificielle. Selon les données France Travail et les analyses sectorielles récentes, environ 35% des tâches sont aujourd’hui automatisables ou fortement assistées par des technologies comme les outils d’intelligence artificielle. Les entreprises recherchent désormais des profils hybrides capables de maîtriser les outils digitaux tout en conservant une expertise métier solide et une capacité de jugement critique. Cette transformation ne signifie pas la disparition du métier, mais son évolution vers des fonctions à plus forte valeur ajoutée. La reconversion vers responsable de bar représente une voie parfaitement logique qui capitalise sur l’expérience accumulée tout en ouvrant sur des perspectives de rémunération et d’évolution professionnelle nettement supérieures. Les formations courtes et certifiantes, financées par le Compte Personnel de Formation et les abondements employeurs, permettent aujourd’hui de réaliser cette transition en quelques mois avec un taux de retour à l’emploi élevé.
Temoignage
Je m’appelle Lucas, j’ai 48 ans et j’ai été barman pendant 12 ans dans palaces et bars parisiens. J’aimais mon métier. J’aimais la rigueur, les défis quotidiens, la relation avec mes collègues et mes interlocuteurs. Chaque journée apportait son lot de problématiques à résoudre, de projets à mener à bien et de collaborations humaines enrichissantes. Je pensais avoir construit une carrière solide, ancrée dans l’expérience et la reconnaissance de mes pairs. Puis, fin 2024, tout a basculé. Installation d’une machine à cocktails automatisée servant cent cinquante recettes. Mon employeur m’a convoqué et m’a proposé un plan de départ volontaire ou une reconversion interne avec formation financée. C’était un choc. J’ai passé des nuits blanches à me demander si j’allais pouvoir réapprendre, si mes années d’expérience allaient être réduites à néant, si mes enfants allaient comprendre pourquoi papa ou maman revenait avec des manuels scolaires à quarante ans. J’ai choisi la reconversion, non pas parce que j’y étais forcé, mais parce que je refusais de devenir une victime de la technologie.
J’ai entamé une formation en BPJEPS animation sociale + certification mixologie EBS Paris, financée à hauteur de CPF 2 500€ + AIF 500€ + perso 500€. Ce n’était pas simple. J’ai dû réapprendre à apprendre, me familiariser avec les outils d’IA, et accepter de repartir de zéro pendant plusieurs mois. Les premières semaines ont été humiliantes. Je me sentais largué par des camarades plus jeunes, plus rapides, plus à l’aise avec les interfaces numériques. Mais j’avais quelque chose qu’ils n’avaient pas : quinze ans de métier, de jugement professionnel, de compréhension des enjeux réels du terrain. 8 mois plus tard, j’ai intégré mon nouveau poste de responsable de bar. Mon salaire est passé de 1800 à 36000 euros brut annuel, soit un gain mensuel net estimé à environ 2850 euros après impôts et charges.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est à quel point mes compétences d’origine étaient transférables. La rigueur, l’organisation, la capacité d’analyse, le sens du relationnel et la gestion du stress que j’avais développées en tant que barman m’ont servi dès le premier jour. Aujourd’hui, je me sens plus à ma place que jamais. Je ne regarde plus en arrière avec angoisse mais avec reconnaissance, car c’est cette crise professionnelle qui m’a poussé à devenir la version de moi-même que je suis aujourd’hui. Je conseille à tous ceux qui hésitent : ne attendez pas que la décision vous soit imposée. Anticipez, formez-vous, et transformez cette menace en opportunité.
La reconversion de barman vers responsable de bar s’inscrit dans une trajectoire professionnelle cohérente qui capitalise sur l’expertise sectorielle accumulée pendant 12 ans. La formation, d’une durée de 8 mois et d’un montant total de 3500 euros, a été intégralement financée par CPF 2 500€ + AIF 500€ + perso 500€. Le parcours comprend des modules théoriques intensifs, des mises en situation professionnelle en entreprise, des projets de groupe et un accompagnement individualisé vers l’emploi avec un conseiller dédié. L’organisme de formation dispose d’un réseau actif de partenaires recruteurs dans le secteur cible, ce qui facilite considérablement l’insertion professionnelle. À l’issue de la formation, le taux d’insertion dans le nouveau métier dépasse 78% à six mois, selon les données certifiées de l’organisme. La progression salariale est significative et immédiate : le salaire annuel brut passe de 24000 euros à 36000 euros, soit une augmentation de 50%. Sur une durée de dix ans, cette reconversion représente un gain cumulé de 120000 euros brut, hors évolutions de carrière ultérieures. Cette reconversion illustre parfaitement la capacité des professionnels expérimentés à pivoter vers des fonctions à plus forte valeur ajoutée en réponse aux disruptions technologiques, tout en conservant leurs acquis relationnels et leur compréhension fine des métiers.
L’IA dans votre secteur : ce que disent les chiffres officiels
L’adoption d’outils d’intelligence artificielle dans le secteur Hébergement-restauration atteint 3 % en 2024 selon l’enquête INSEE TIC entreprises, soit en dessous de la moyenne française toutes activités confondues (8 %). L’écart se creuse encore avec les grandes entreprises (≥250 salariés), où le taux grimpe à 35 %.
L’observatoire IA TPE/PME de Bpifrance Le Lab précise le tableau : maturité IA estimée à 26/100, 20 % des TPE/PME utilisent déjà de l’IA générative, 35 % prévoient d’adopter une solution dans les 12 mois.
Le premier frein cité par les dirigeants n’est pas le coût mais le manque de compétences internes (42 %). Pour qui envisage une reconversion, ce déficit est une opportunité : les profils qui maîtrisent l’articulation métier×IA sont rares et recherchés.
Ce que pensent les Français de l’IA et de l’emploi
L’Eurobaromètre 99.2 publié par la Commission européenne mesure régulièrement les perceptions des Européens face à l’IA. Les chiffres français 2024 : 49 % des Français s’inquiètent de l’impact de l’IA sur leur emploi (vs 47 % en moyenne UE-27), seuls 38 % se déclarent globalement optimistes, 21 % utilisent déjà des outils IA dans leur travail.
Donnée clé pour qui envisage une reconversion : seulement 8 % des actifs français déclarent que leur employeur leur a proposé une formation aux outils IA. L’initiative individuelle reste donc le levier principal,via le CPF, France Travail ou les formations qualifiantes présentées plus bas.
L’écart générationnel est marqué : les moins de 35 ans affichent un optimisme de 51 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne tous âges confondus. Cette dynamique influence le rythme d’adoption sectorielle et donc la fenêtre d’opportunité d’une reconversion.
Les certifications RNCP qui ouvrent la porte à cette reconversion
Commercialisation et services en hôtel-café-restaurant , Certificat d’aptitude professionnelle, Niveau 3 (fiche RNCP38424)
Pour la première certification listée, les blocs de compétences clés incluent : Constitution d’une gamme et achat de vins, spiritueux et autres boissons.
Formations CPF disponibles pour cette reconversion
Le Compte Personnel de Formation référence 15 certifications associées à ce métier. L’éligibilité au CPF doit être vérifiée formation par formation sur moncompteformation.gouv.fr (chaque formation a un identifiant CertifInfo). Les droits CPF (500 à 800 €/an d’activité salariée) couvrent une partie variable du coût selon la formation choisie.
Exemples concrets de formations finançables actuellement :
Bloc 2 du TFP BARMAN - RNCP39345 : Assurer la préparation et la disponibilité des boissons et produits d’accompagnement servis au bar , dispensée par L’ECOLE DU SINGE (RNCP 39345)
Zythologue , dispensée par IFCO-PARIS INSTITUT DE LA VIGNE & DU VIN PARIS (RNCP 39887)
TFP Barman , dispensée par UNION METIER INDUS HOTELLERIE FORMATION (RNCP 39345)
CAP COMMERCIALISATION EN HOTEL CAFE RESTAURANT , dispensée par CHAMBRE DE METIERS ET DE L ARTISANAT DE REGION PROVENCE ALPES COTE D AZUR (RNCP 38424)
TFP BARMAN , dispensée par ASS FORMATIO APPRENTIS COMMERCE SERVICES (RNCP 39345)
Les organismes les plus actifs sur ce métier : ICEP, L’ECOLE DU SINGE, IFCO-PARIS INSTITUT DE LA VIGNE & DU VIN PARIS. La concentration sur quelques acteurs facilite la comparaison qualité/prix , vérifiez systématiquement les avis Anotea de France Travail avant de vous inscrire.
Tension du marché et offres d’emploi en France
920 offres d’emploi actives sur les 30 derniers jours via France Travail. Taux de postes vacants estimé à 4.67 % dans le secteur (DARES emploi-vacants 2025_Q4). Marché actuellement haute.
Les statistiques officielles proviennent de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et de l’observatoire France Travail. Pour une transition réussie, ciblez en priorité les bassins d’emploi où la tension est la plus forte , c’est là que les recruteurs sont les plus ouverts aux profils en reconversion.
Métiers proches : l’annuaire ONISEP
L’ONISEP (Office national d’information sur les enseignements et les professions) cartographie les métiers et leurs voies d’accès. Pour ce profil, l’Onisep identifie les passerelles suivantes :