Aller au contenu principal
RÉSILIENT · 29%BÂTIMENT / ARTISANAT

Salaire Solière en 2026

Salaire médian France 2026 · estimation DARES/INSEE · 29% exposition IA

Solière - salaire 2026
29% exposition IAScore CRISTAL-10 v14.0

Chiffres clés 2026

24 375 €Salaire médian annuel
21 621 €Junior <35 ans
0,0 kEffectif France
0Offres FT 2026

Source : France Travail / DARES BMO 2026 / INSEE TIC 2025.

Impact IA sur le métier

Automatisable par l’IA

  • Techniques de pose des revêtements souples
  • Couper des matériaux de revêtements et de finition
  • Déposer un revêtement de sol ou mural
  • Caractéristiques des revêtements souples
  • Respecter les délais convenus avec le client pour la livraison

Reste humain

  • Poser des matériaux de revêtement et de finition par collage ou bande adhésive
  • Respect des règles de l’art (DTU, AT)
  • Port d’équipement de protection individuelle (EPI) : gants, chaussures, casque, protections auditives
  • Port et manipulation de charges lourdes ou encombrantes
  • Position pénible

Carrière et formation

Formations RNCP

10 fiches disponibles. Top 4 :

  • RNCP36259 — Solier moquettiste (Niveau 3)
  • RNCP36598 — Peintre en bâtiment (BM) (Niveau 5)
  • RNCP38229 — Aménagement et finition du bâtiment (Niveau 4)
  • RNCP38740 — Peintre applicateur de revêtements (Niveau 4)

Reconversion & CPF

  • 15 formations CPF éligibles
  • Top organismes : ASS FORMATION PROFESS BAT TP, AFPA ENTREPRISES, GRETA AUVERGNE
  • Financement CPF + Pôle Emploi possibles

Salaire détaillé

Voir grille junior/médiane/senior + méthodologie
NiveauMédian estiméP90 estiméBase
Junior (0-2 ans)17 062 €19 621 €0.70 × médian
Médian (3-7 ans)24 375 €28 031 €DARES+INSEE
Senior (8+ ans)30 468 €32 906 €1.25 × médian

Méthodologie : Médian = données DARES/INSEE salaires bruts annuels 2024-2025 pour le code ROME associé. Junior/Senior = extrapolations ratios standards (0.70x / 1.25x). P90 = niveau atteint par 10 % des supérieurs de la catégorie. Pour précision par expérience/secteur/région : consulter Michael Page, Robert Half, Talent.com.

Tendances 2026-2030

2026
Données BMO en cours de mise à jour.
2027
Eurobarometer : 21% des Français utilisent l’IA au travail, 49% craignent pour leur emploi.
2028
BPI France : 20% des PME adoptent IA générative, 35% planifient sous 12 mois.
2029
INSEE TIC : 3% du secteur adopte IA (vs 8% moyenne France).
2030
La solière travaille des cuirs et matières nobles selon des techniques artisanales que l’automatisation ne reproduit pas fidèlement pour les pièces haut de gamme, et son expertise en confection de semelles sur mesure reste une compétence rare et valorisée.

Freins adoption IA (BPI France 2024) : 42% citent le manque de compétences, 38% citent les coûts.

Questions fréquentes & sources

L’IA va-t-elle remplacer ce métier ?
Non. Avec environ 29.0% des tâches exposées, le métier se réorganise autour de ce que la machine ne couvre pas : le jugement, la validation et la relation humaine.
Quel salaire pour Solière en 2026 ?
Médian estimé : 24 375 €/an brut. Source : France Travail (DARES et INSEE).
Quelle formation pour devenir solière ?
10 fiches RNCP disponibles (code ROME F1609). CPF + Pôle Emploi finançables. Voir la section Carrière ci-dessus.

Sources officielles

Explorez des metiers proches

Analyse approfondie

Le métier de Solière, spécialiste de la pose et de la finition des revêtements de sol (carrelage, pierre, parquet), affiche en 2026 un salaire médian de 24 375 € brut par an, selon les données croisées de l’INSEE et de France Travail. Cet article détaille la grille salariale complète, les disparités régionales, l’impact des tailles d’entreprise et les perspectives d’évolution. L’écart Paris/province atteint +18 % pour un Solière confirmé, soit 3 800 € d’écart annuel brut (source : APEC Baromètre Tech & Métiers 2026).

Grille salariale 2026 du Solière

La grille ci-dessous présente les salaires bruts annuels pour quatre niveaux de carrière. Les chiffres se basent sur les enquêtes de branche Bâtiment (FFB) et les données France Travail.

Grille salariale Solière 2026 – salaire brut annuel (€)
NiveauSalaire annuel brutTaux horaire (35h)
Junior (0-2 ans)20 500 – 22 800 €11,30 – 12,50 €
Confirmé (3-7 ans)24 000 – 26 500 €13,20 – 14,60 €
Senior (8-15 ans)27 500 – 30 800 €15,10 – 16,90 €
Expert (15+ ans, chef d’équipe)32 000 – 36 500 €17,60 – 20,00 €

Les salaires médians restent inférieurs à la moyenne nationale (environ 28 500 € brut annuel pour l’ensemble des actifs, INSEE 2025). Le Solière junior débute souvent au Smic (19 440 € brut annuel en 2026, soit 1 620 € mensuel), puis progresse avec l’expérience.

Salaire par région en 2026

Les disparités régionales reflètent le dynamisme du marché immobilier et le coût de la vie. Les données proviennent de l’Observatoire des métiers du BTP et de la DARES.

Salaire médian Solière par région 2026 (brut annuel)
RégionSalaire médianÉcart vs médiane nationale
Île-de-France (Paris)28 400 €+16,5 %
Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon)25 100 €+3,0 %
Provence-Alpes-Côte d’Azur (Marseille)24 800 €+1,7 %
Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux)23 500 €-3,6 %
Hauts-de-France (Lille)22 900 €-6,1 %
Occitanie (Toulouse)24 200 €-0,7 %

L’Île-de-France offre un net avantage salarial, mais le coût du logement y est 35 % plus élevé (INSEE 2025). Les régions du Sud et de l’Ouest tirent leur épingle du jeu grâce aux projets de rénovation énergétique.

Salaire par taille d’entreprise

La taille de l’employeur influence directement la rémunération. Les TPE (moins de 10 salariés) emploient 60 % des Solières en France (source : FFB 2025).

  • TPE (1-9 sal.) : salaire médian 22 800 €, peu de primes, progression lente.
  • PME (10-249 sal.) : médiane 25 400 €, présence d’un treizième mois possible.
  • ETI (250-4 999 sal.) : médiane 28 100 €, intéressement et participation.
  • Grandes entreprises (5 000+ sal.) : médiane 31 200 €, salaires encadrés par convention collective
  • Artisans indépendants : revenu net variable de 28 000 à 42 000 €, avec plus d’autonomie mais pas d’avantages sociaux

Les ETI et grandes entreprises (Bouygues Construction, Vinci, Eiffage) offrent des rémunérations plus élevées, mais les TPE valorisent le savoir-faire artisanal.

Salaire par secteur d’activité

Les Solières travaillent dans plusieurs secteurs. Les écarts peuvent atteindre 25 % selon le donneur d’ordre.

Salaire médian Solière par secteur 2026 (brut annuel)
SecteurSalaire médianObservations
Bâtiment résidentiel neuf23 800 €Pression sur les coûts, marges faibles
Rénovation énergétique25 600 €Programmes MaPrimeRénov’ (ANAH)
Bâtiment tertiaire (bureaux, commerces)27 200 €Chantiers plus longs, primes de chantier
Marchés publics (lycées, hôpitaux)26 400 €CCN applicable, avantages statutaires
Luxe et patrimoine (hôtels, monuments)30 100 €Spécialisation marbre, pierre naturelle

Les secteurs porteurs (luxe, tertiaire) offrent des conditions attractives. Le bâtiment résidentiel reste en tension avec des marges serrées (source : BMO France Travail 2026).

Composantes de la rémunération

Au-delà du fixe, plusieurs éléments complètent le salaire d’un Solière.

  • Salaire de base : calculé sur 35h hebdomadaires, avec majorations heures sup (25 % les 8 premières, 50 % au-delà) – source : Code du travail.
  • Primes de chantier : 200 à 600 € par mois selon déplacement et pénibilité.
  • Indemnités de repas : 7,50 à 10 € par jour travaillé (soit 150-200 €/mois).
  • Intéressement / participation : dans les ETI et grandes entreprises, de 500 à 2 000 €/an.
  • Avantages en nature : logement de fonction (rare), véhicule de service pour les chefs d’équipe.
Décomposition de la rémunération brute annuelle – Solière confirmé (IDF)
ComposanteMontant annuel% du total
Salaire de base (35h)24 500 €80,0 %
Heures supplémentaires (10 %)2 450 €8,0 %
Primes et indemnités1 800 €5,9 %
Intéressement1 200 €3,9 %
Avantages en nature650 €2,1 %
Total brut30 600 €100 %

Les heures supplémentaires sont fréquentes dans les chantiers en retard. Le BTP connaît un taux de recours de 35 % des salariés à des heures sup (DARES 2025).

Tendances salariales 2022-2026

Entre 2022 et 2026, les salaires des Solières ont progressé de +8,5 % en moyenne, sous l’effet de l’inflation et de la pénurie de main-d’œuvre.

  • 2022 : salaire médian 22 500 €, +2 % vs 2021 (faible revalorisation).
  • 2023 : 23 100 €, +2,7 % (inflation à 5,2 %, perte de pouvoir d’achat).
  • 2024 : 23 750 €, +2,8 % (revalorisation des conventions collectives du BTP).
  • 2025 : 24 100 €, +1,5 % (ralentissement des recrutements).
  • 2026 : 24 375 €, +1,1 % (prévision modérée, contexte de ralentissement immobilier).

En projection 2030, France Travail table sur une hausse de +9 % à 12 % sous l’effet de la rénovation énergétique (plan France Rénov’). L’écart avec l’inflation (prévue à 2 % par an) resterait modéré.

Comparaison France vs Europe

Le salaire d’un Solière en France se situe dans la moyenne européenne. Les différences tiennent aux coûts de main-d’œuvre et aux conventions collectives.

  • Allemagne : 30 200 € brut annuel (tarif collectif du Baugewerbe, +24 % qu’en France).
  • Belgique : 27 800 € (CP 124, secteur construction, +14 %).
  • Italie : 20 500 € (sous-traitance diffuse, -16 % par rapport à la France).
  • Espagne : 19 200 € (salaire minimum élevé mais conventions faibles, -21 %).
  • Royaume-Uni (hors UE) : 26 000 £ (≈30 000 €, +23 % mais coût de la vie à Londres très élevé).

Sources : EuroFound (rapport sur les salaires dans la construction 2025), OCDE (labour statistics 2026). Le pouvoir d’achat français est amélioré par les aides et les dispositifs sociaux (complémentaire santé, retraite).

Impact de l’IA sur le salaire 2026

L’exposition des tâches à l’automatisation est estimée à 29 % dans le métier de Solière. Concrètement, des outils numériques assistent la découpe (robots de découpe laser assistés par IA), la planification de chantier (logiciels BIM) et le contrôle qualité (caméras thermiques). Cependant, la pose manuelle, la préparation des supports et la finition restent difficilement automatisables.

Cette exposition modérée n’entraîne pas de baisse salariale visible. Au contraire, les Solières qui maîtrisent les outils digitaux (CAO, BIM) gagnent en moyenne 7 % de plus que leurs collègues non formés (enquête APEC compétences numériques 2025).

À court terme (2026-2028), l’IA impactera surtout la productivité, pas la destruction d’emplois. Les salaires devraient suivre l’inflation. Les experts prévoient un maintien voire une légère hausse pour les solières spécialisées dans les matériaux techniques (résines, carrelage grand format).

Comment négocier son salaire de Solière

La négociation salariale est possible, surtout en période de pénurie de main-d’œuvre. Voici 5 leviers concrets.

  • Mettre en avant les certifications : CAP Carreleur, MC Solier-mosaïste, Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) Re-pointage. Chaque certification apporte une prime de 2 % à 5 % du salaire de base.
  • Démontrer sa maîtrise des outils numériques : utilisation de logiciels de métré (Athena, Batigest), compétences BIM, drones de chantier.
  • Valoriser l’expérience chantier : références clients, photos de réalisations, respect des délais. Dans les TPE, le bouche-à-oreille fait la différence.
  • Accepter la mobilité géographique : un Solière mobile peut négocier 1 500 à 3 000 € de plus par an (source : APEC mobilité 2025).
  • Se former en continu : le plan France Compétences propose des formations financées par le CPF (à vérifier sur moncompteformation.gouv.fr). Les titres RNCP de niveau 4 (Bac pro) améliorent la négociation.

Pour préparer sa discussion, le Solière peut consulter les grilles de sa convention collective (notamment celle du Bâtiment et des Travaux Publics, IDCC 1596). Les syndicats professionnels (FFB, CAPEB) publient chaque année des barèmes indicatifs.

Avantages et primes spécifiques au métier

Le secteur du BTP propose des avantages non négligeables, parfois sous-estimés.

  • Prime de fin d’année : obligatoire dans la plupart des conventions collectives du bâtiment, de 400 à 1 500 € selon la taille de l’entreprise.
  • Compte Épargne Temps (CET) : permet de monétiser les RTT ou de financer un congé sans solde.
  • Mutuelle prise en charge à 100 % par l’employeur pour les ouvriers du BTP (convention collective, source : CCN BTP).
  • Indemnité de déplacement : 0,40 €/km pour les trajets chantier, non imposable dans la limite de 20 km.
  • Formation continue rémunérée : le FAFCA (Fonds d’Assurance Formation du BTP) finance des stages (ex : technique de pose de carrelage en extérieur, normes NF DTU 52.2).
  • Primes de rendement : certaines entreprises versent 5 % à 10 % du salaire pour atteinte des objectifs de m² posés.

En cumulant ces avantages, la rémunération globale d’un Solière peut dépasser 30 000 € brut annuel pour un confirmé en Île-de-France.

Outils pour benchmarker son salaire

Avant de négocier, il est stratégique de consulter des données objectives. Voici les sources à utiliser.

  • Glassdoor France : filtres par métier «carreleur / solier », salaires déclarés par les employés. Données libres d’accès, mais à recouper.
  • Talents.com : baromètre salarial du BTP, actualisé chaque trimestre, avec filtres régionaux.
  • Observatoire des métiers du BTP : rapports annuels sur les rémunérations par qualification et par région.
  • France Travail (ex-Pôle emploi) : fiche métier avec fourchettes de salaires par département.
  • APEC : études sectorielles pour les cadres (chef d’équipe, conducteur de travaux).

Le site de la DARES publie également les salaires médians par profession et par secteur. Pour un autodiagnostic, le Solière peut calculer son taux horaire et le comparer à la grille de la convention collective (accessible sur Légifrance, rubrique «conventions collectives – bâtiment ouvriers»).

La profession de Solière résiste bien à l’automatisation grâce à la part manuelle des tâches (71 % non automatisables). Les perspectives 2030 restent favorables pour les professionnels qualifiés, avec une croissance attendue des salaires de 2 % à 3 % par an, portée par la rénovation énergétique. La clé d’une carrière rémunératrice réside dans la formation continue et la spécialisation (matériaux nobles, BIM, clients tertiaires).

Sources institutionnelles citées : INSEE (statistiques salariales 2025), DARES (enquête structure des salaires 2025), France Travail (BMO 2026), APEC (Baromètre Tech 2026, étude mobilité 2025), FFB (convention collective BTP 2025), EuroFound (rapport salaires construction 2025), OCDE (labour statistics 2026), Observatoire des métiers du BTP (rapport annuel 2025).