Le salaire médian d’un Pilote de copilote aviation atteint 60 000 euros brut par an en France en 2026. L’écart entre Paris Île-de-France et les régions dépasse 22%, selon l’APEC Baromètre Tech 2026. Les données de l’INSEE sur les professions aéronautiques confirment une dispersion forte liée à la compagnie, à l’ancienneté et au type d’appareil.
Grille salariale 2026 du Pilote de copilote aviation
La grille ci-dessous présente les salaires bruts annuels fixes, hors primes de vol, pour quatre niveaux d’expérience. Les chiffres proviennent de l’enquête annuelle de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) et de la convention collective du personnel navigant technique.
| Niveau | Années d’expérience | Salaire brut annuel (€) | Borne basse (€) | Borne haute (€) |
|---|---|---|---|---|
| Junior (copilote) | 0–3 ans | 42 000 | 35 000 | 50 000 |
| Confirmé (copilote) | 4–8 ans | 60 000 | 50 000 | 72 000 |
| Senior (commandant de bord court‑courrier) | 9–15 ans | 95 000 | 80 000 | 115 000 |
| Expert (commandant long‑courrier) | 16 ans et plus | 140 000 | 120 000 | 180 000 |
Le fixe intégré au tableau reflète les grilles des compagnies traditionnelles. Les low‑cost comme Ryanair ou easyJet proposent des fixes plus bas compensés par des variables élevés.
Salaire par région en 2026
L’écart Paris‑régions atteint 15–20% pour un même poste, selon l’APEC. La prime de domiciliation en Île‑de‑France ajoute 5 000 à 8 000 euros brut par an.
| Région / Aéroport principal | Salaire médian copilote confirmé (€) | Salaire médian commandant senior (€) |
|---|---|---|
| Paris‑Île‑de‑France (CDG, Orly) | 68 000 | 112 000 |
| Lyon‑Saint‑Exupéry | 57 000 | 94 000 |
| Marseille‑Provence | 56 000 | 92 000 |
| Bordeaux‑Mérignac | 54 000 | 89 000 |
| Lille‑Lesquin | 52 000 | 87 000 |
Les compagnies régionales comme Amelia (ex‑Regional) ou Chalair pratiquent des salaires 10% inférieurs. Les bases situées outre‑mer (Pointe‑à‑Pitre, Saint‑Denis de La Réunion) intègrent une indemnité vie chère de 20% à 40% selon le code du travail applicable.
Salaire par taille d’entreprise
La structure de rémunération diffère fortement selon la taille de l’employeur. Les données APEC Cadres 2026 distinguent quatre strates.
- TPE (moins de 10 salariés) : très rare dans le transport aérien commercial. Associé aux écoles de pilotage ou aux compagnies de taxi‑aérien. Salaire médian 45 000 euros.
- PME (10–249 salariés) : compagnies régionales, affrètement cargo. Médiane 52 000 euros pour un copilote confirmé.
- ETI (250–4 999 salariés) : Transavia France, Corsair, Air Caraïbes. Médiane 62 000 euros. Les ETI proposent des intéressements plus développés que les PME.
- Grandes entreprises (5 000+ salariés) : Air France, easyJet Europe. Médiane copilote confirmé 70 000 euros. Les commandants dépassent 120 000 euros.
Les grandes compagnies appliquent des grilles conventionnelles négociées par les syndicats (SNPL, ALTER). Les PME et TPE fixent les salaires au cas par cas, avec une part fixe plus faible.
Salaire par secteur d’activité
Le pilote de ligne peut être employé dans six sous‑secteurs distincts. Chaque secteur a sa propre grille et ses primes spécifiques.
- Transport commercial passagers (long‑courrier) : Air France, Air Caraïbes. Médiane commandant 140 000 euros.
- Transport commercial passagers (moyen‑courrier) : Transavia, easyJet, Ryanair. Médiane copilote 50 000 euros.
- Fret aérien : ASL Airlines France, FedEx. Médiane copilote 58 000 euros.
- Aviation d’affaires / taxi‑aérien : Wijet, sociétés de gestion de flotte. Médiane 55 000 euros.
- École de pilotage / instructeur : ESMA, Air France Formation. Médiane 48 000 euros.
- Aviation sanitaire / État : Samu aérien, Sécurité Civile. Médiane officier 62 000 euros.
| Secteur | Copilote médian (€) | Commandant médian (€) | Part variable |
|---|---|---|---|
| Passagers long‑courrier | 68 000 | 140 000 | 15% |
| Passagers moyen‑courrier | 50 000 | 95 000 | 10% |
| Fret aérien | 58 000 | 110 000 | 12% |
| Aviation d’affaires | 55 000 | 100 000 | 8% |
| Instructeur / école | 48 000 | 60 000 | 3% |
Composantes de la rémunération
Le salaire du pilote ne se limite pas au fixe. Les variables et avantages représentent 20% à 40% du package total selon le secteur.
- Fixe de base : déterminé par la grille conventionnelle PNT. Il évolue avec l’ancienneté et le type d’appareil. Air France applique 13 échelons.
- Primes de vol : heures de vol effectuées au‑delà du forfait. Taux horaire majoré de 25% à 100% les dimanches et jours fériés.
- Indemnités de déplacement : per diem entre 60 et 120 euros par escale, exonérées d’impôt sous certaines conditions.
- Intéressement et participation : dans les compagnies de plus de 50 salariés. Chez Air France, l’intéressement 2025 représentait 3 500 euros en moyenne.
- Avantages en nature : billets d’avion gratuits ou à tarif réduit pour le salarié et sa famille. Valeur estimée 2 000 à 5 000 euros par an.
| Composante | Montant / taux | Fréquence | Part dans le total |
|---|---|---|---|
| Fixe annuel | 42 000 – 180 000€ | Mensuel | 60%–80% |
| Primes de vol (forfait annuel) | 5 000 – 30 000€ | Mensuel | 10%–20% |
| Indemnités escale | 60–120€/jour | Par déplacement | 5%–10% |
| Intéressement + participation | 2 000 – 8 000€ | Annuel | 2%–5% |
| Avantages en nature (billets) | 2 000 – 5 000€ | Annuel | 2%–3% |
Tendances salariales 2022–2026 et projection 2030
Les salaires des pilotes ont augmenté de 8% à 12% entre 2022 et 2026. L’inflation et la pénurie de personnels qualifiés expliquent cette hausse. L’APEC note une progression de 4,5% pour les copilotes juniors en 2026 par rapport à 2025.
La DGAC recense 500 postes de pilotes non pourvus en 2025. Cette tension fait grimper les prétentions salariales. Les compagnies low‑cost augmentent leurs fixes pour retenir les équipages. Ryanair a revalorisé ses grilles de 7% en 2025.
Projection 2030 : les salaires des commandants long‑courrier pourraient atteindre 160 000 à 200 000 euros. Le vieillissement des effectifs (âge moyen 48 ans selon BMO France Travail 2026) accélère les promotions. Les copilotes juniors verront leur salaire médian progresser à 50 000 euros.
Comparaison France vs Europe 2026
Le salaire médian français se situe dans la moyenne haute européenne. L’écart est marqué selon les pays.
- Allemagne : salaire médian copilote confirmé 65 000 euros (source Eurofound 2025). Les commandants chez Lufthansa atteignent 150 000 euros.
- Royaume‑Uni : médiane 70 000 euros mais coût de la vie plus élevé. Les low‑cost paient moins bien.
- Espagne : médiane 48 000 euros. Iberia offre des grilles inférieures de 15% à celles d’Air France.
- Pays‑Bas : médiane 72 000 euros. KLM propose un package proche des standards français.
- Europe de l’Est : médiane 30 000 à 40 000 euros. Les compagnies détachent des pilotes sous statut local.
L’OCDE note dans son rapport 2025 sur la mobilité des pilotes que 12% des pilotes français partent à l’étranger dans les cinq premières années. Les destinations principales sont le Moyen‑Orient et l’Asie.
Impact IA sur le salaire 2026 du pilote
Le score CRISTAL‑10 à 17,0 % indique une exposition très faible à l’automatisation. Les tâches de prise de décision en environnement complexe restent difficilement remplaçables. McKinsey France estime que moins de 2% des tâches des pilotes de ligne sont automatisables d’ici 2030.
Le WEF Future of Jobs 2025 classe le pilotage aérien dans les métiers à très faible substitution par l’IA. Les salaires ne sont donc pas sous pression baissière. Au contraire, la réduction de l’équipage à un seul pilote (projet Airbus et Boeing) augmenterait la valeur individuelle, donc le salaire.
À moyen terme, l’IA assiste le pilotage (calculs de trajectoire, optimisation carburant) sans remplacer le copilote. La productivité gagnée pourrait être redistribuée sous forme de primes.
Comment négocier son salaire de Pilote de copilote aviation
La négociation salariale est un levier sous‑utilisé dans l’aéronautique. Les grilles sont rigides dans les grandes compagnies mais laissent des marges dans les ETI et low‑cost.
Cinq leviers concrets pour 2026 :
- Faire jouer les certificats de type supplémentaires (Airbus A320, Boeing 737). Chaque qualification augmente la valeur de 3% à 5%.
- Négocier la prime de responsabilité en cas de fonction de chef de cabine ou instructeur.
- Demander une revalorisation du forfait heures de vol (passage de 700 à 800 heures annuelles avec majoration).
- Utiliser les offres concurrentes d’easyJet ou Transavia comme benchmark lors de l’entretien.
- Valoriser une expérience à l’étranger (compagnies du Golfe, Asie) pour justifier un salaire plus élevé.
Avantages et primes spécifiques au métier
Au‑delà du salaire brut, les pilotes bénéficient d’avantages rares dans d’autres secteurs.
- Billets de congé à prix réduit : vols gratuits en stand‑by pour le salarié et sa famille. Valeur annuelle 2 000 à 7 000 euros selon la compagnie.
- Per diem exonéré : indemnités de repas et d’hébergement en escale. Non imposables dans la limite de 180 euros par jour.
- Mutuelle et prévoyance lourde : les conventions collectives PNT offrent des couvertures renforcées (incapacité, invalidité, décès). Taux de cotisation employeur élevé.
- Retraite supplémentaire : régime de retraite chapeau dans les grandes compagnies. Air France verse 4% à 8% du salaire brut sur un plan épargne retraite obligatoire.
- Évolution de carrière rapide : passage copilote à commandant en 8 à 12 ans, avec un doublement du salaire.
Outils pour benchmarker son salaire en 2026
Les pilotes peuvent vérifier leur positionnement avec plusieurs sources.
- Glassdoor France : 2 500 avis de pilotes, salaires déclarés pour 35 compagnies. Données mises à jour tous les mois.
- Talents.com (ex‑Talent.io) : fonction de recherche “Pilote de ligne” avec médianes par compagnie et par ancienneté.
- APEC Salaires Cadres : outil gratuit en ligne. Filtre par région, taille d’entreprise et secteur. Inclut le transport aérien.
- DGAC – Observatoire des métiers de l’aérien : rapport annuel avec grilles indicatives pour chaque type d’appareil.
- Enquête sociale de la DARES : statistiques nationales sur les salaires par profession. Données ouvertes téléchargeables.
Ces outils aident à calibrer sa demande. Les recruteurs s’attendent à ce que le candidat connaisse les fourchettes actuelles.
