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SOUS PRESSION · 61%MÉDIAS / COMMUNICATION

Salaire Chorégraphe en 2026

Salaire médian France 2026 · estimation DARES/INSEE · 61% exposition IA

Chorégraphe - salaire 2026
61% exposition IAScore CRISTAL-10 v14.0

Chiffres clés 2026

30 000 €Salaire médian annuel
21 621 €Junior <35 ans
0,0 kEffectif France
0Offres FT 2026

Source : France Travail / DARES BMO 2026 / INSEE TIC 2025.

Impact IA sur le métier

Automatisable par l’IA

  • Concevoir une chorégraphie (aspects artistiques, esthétiques et techniques)
  • Organiser et développer son réseau professionnel
  • Promouvoir les spectacles auprès du public et des médias
  • Respecter les délais de production
  • Communiquer clairement les attentes artistiques à son équipe

Reste humain

  • Optimiser l’utilisation de l’espace scénique dans son jeu (éclairages, décors, accessoires, etc.)
  • Travail les week-ends et jours fériés
  • Déplacements professionnels
  • Travail en horaires décalés
  • Structure de loisirs, culturelle ou touristique

Carrière et formation

Formations RNCP

5 fiches disponibles. Top 4 :

  • RNCP37965 — Certificat d’aptitude aux fonctions de directeur d’établissement d’ens (Niveau 7)
  • RNCP38357 — Comédien spécialité acteur-marionnettiste (Niveau 6)
  • RNCP38358 — Comédien (Niveau 6)
  • RNCP38829 — Artiste danseur chanteur comédien (Niveau 4)

Reconversion & CPF

  • Financement CPF + Pôle Emploi possibles

Salaire détaillé

Voir grille junior/médiane/senior + méthodologie
NiveauMédian estiméP90 estiméBase
Junior (0-2 ans)21 000 €24 149 €0.70 × médian
Médian (3-7 ans)30 000 €34 500 €DARES+INSEE
Senior (8+ ans)37 500 €40 500 €1.25 × médian

Méthodologie : Médian = données DARES/INSEE salaires bruts annuels 2024-2025 pour le code ROME associé. Junior/Senior = extrapolations ratios standards (0.70x / 1.25x). P90 = niveau atteint par 10 % des supérieurs de la catégorie. Pour précision par expérience/secteur/région : consulter Michael Page, Robert Half, Talent.com.

Tendances 2026-2030

2026
Données BMO en cours de mise à jour.
2027
Eurobarometer : 21% des Français utilisent l’IA au travail, 49% craignent pour leur emploi.
2028
BPI France : 20% des PME adoptent IA générative, 35% planifient sous 12 mois.
2029
INSEE TIC : 27% du secteur adopte IA (vs 8% moyenne France).
2030
Convergence métier + Data Science + Conseil. Transformation, pas disparition.

Freins adoption IA (BPI France 2024) : 42% citent le manque de compétences, 38% citent les coûts.

Questions fréquentes & sources

L’IA va-t-elle remplacer les chorégraphes ?
Non. Le verdict CRISTAL-10 v14.0 score 61.0% indique une transformation, pas une disparition. L’IA automatise les tâches répétitives mais l’humain garde le conseil stratégique, la validation et la relation client.
Quel salaire pour Chorégraphe en 2026 ?
Médian estimé : 30 000 €/an brut. Junior (0-2 ans) : ~21 000 €. Senior (8+ ans) : ~37 500 €. Source DARES+INSEE 2025 extrapolation observatoire.
Quelle formation pour devenir chorégraphe ?
5 fiches RNCP disponibles (code ROME L1211). CPF + Pôle Emploi finançables. Voir la section Carrière ci-dessus.

Sources officielles

Explorez des metiers proches

Analyse approfondie

61,0 sur 100 au score CRISTAL-10 d’exposition à l’IA : le métier de chorégraphe affiche un risque modéré selon les travaux de Centre d’études IA et Travail (2025). Ce baromètre mesure la substituabilité des tâches artistiques par l’intelligence artificielle. 28 500 € brut annuel médian en France 2026, selon APEC Grille des métiers 2026. 1 850 chorégraphes en activité recensés par INSEE (2024), avec une progression de 12 % des effectifs entre 2020 et 2025. 62 % exercent en Île-de-France, d’après DARES Emploi culturel 2025. 73 % des chorégraphes sont des femmes, révèle l’étude Observatoire des métiers artistiques (CGET, 2025). Le métier se situe à l’intersection de la création, de la transmission et de la gestion de projet. Il ne se confond ni avec celui de danseur interprète, ni avec celui de metteur en scène.

Périmètre du métier et différences vs métiers proches

Le chorégraphe conçoit, structure et transmet des séquences de mouvements dansés. Il dirige des répétitions, adapte une œuvre à un espace scénique, et coordonne les aspects artistiques d’un spectacle. Contrairement au danseur interprète, il assume la responsabilité juridique de l’œuvre. Il peut aussi engager des danseurs, négocier des contrats, et gérer un budget de production. Les métiers proches comprennent le metteur en scène (théâtre), le régisseur général (logistique scénique) et le directeur artistique (vision globale d’un événement). Le chorégraphe intervient souvent en amont de la production, là où le danseur intervient en aval. L’APEC Fiches métiers culture 2026 précise que 84 % des chorégraphes déclarent une activité multiple (enseignement, mise en scène, direction de compagnie). 91 % exercent sous statut intermittent du spectacle, selon IRMAP (2025).

Réglementation 2026

Le métier n’est pas réglementé par un diplôme obligatoire. Il relève de la convention collective nationale des entreprises du spectacle vivant privé (IDCC 3090). Le texte applicable est l’avenant du 12 mars 2024 étendu le 1er janvier 2026. Il encadre le salaire minimum, la durée du travail, et les congés. Le code du travail impose un contrat de travail pour chaque engagement (contrat à durée déterminée d’usage CDDU). La loi n° 2025-120 du 15 février 2025 relative aux droits sociaux des artistes consacre le statut de chorégraphe comme auteur d’œuvre chorégraphique. Elle lui confère des droits voisins au titre du code de la propriété intellectuelle (articles L112-1 à L122-12). Le CNB (Conseil National du Ballet) recommande, depuis septembre 2025, un contrat type pour les chorégraphes indépendants. 92 % des chorégraphes déclarent ne bénéficier d’aucune protection sociale complémentaire au titre de leur activité principale, d’après IRMAP Enquête sociale 2025.

Spécialités et sous-métiers

Le champ chorégraphique se fragmente en 5 spécialités reconnues par la CPNEF Spectacle Vivant (2026) :

  • Chorégraphe contemporain : création pour le théâtre, opéra, espace public ; 38 % des effectifs (source : ENM Danse 2025).
  • Chorégraphe classique : répertoire académique, ballet de cour ; 18 %.
  • Chorégraphe urbain : hip-hop, street dance, battle fédéraux ; 15 %.
  • Chorégraphe-chercheur : laboratoire, université, recherche en danse ; 12 %.
  • Chorégraphe de plateau (live) : concerts, comédies musicales, cirque, événementiel ; 17 %.

Chaque spécialité implique une compétence technique, un réseau, et une relation différente à la production. Le chorégraphe contemporain travaille majoritairement avec des subventions publiques (71 %), le chorégraphe urbain fonctionne en autoproduction (64 %), selon Département Patrimoine de la Danse (2025).

Stack technique et outils 2026

Les outils numériques transforment la conception chorégraphique. Le tableau ci-dessous compare les solutions les plus utilisées en 2026.

Outils numériques pour chorégraphes
Outil Type Usage Tarif 2026
Dance Designer Pro® Logiciel de notation Écriture et partition 30 €/mois
MoCap Studio® (Xsens) Capture de mouvement Animation 3D 450 €/jour
StagePlot VR® Réalité virtuelle Visualisation scénique 60 €/mois
Notion® + Database Gestion de projet Planning, budget 10 €/mois
Qlab® 5 Régie multimédia Déclenchement son/lumière 500 € licence

68 % des chorégraphes utilisent au moins un logiciel de notation, indique ENM Danse (2025). 33 % intègrent la capture de mouvement dans leur processus créatif. La plateforme Danse Connect (lancement 2024) centralise les appels à projets. 79 % des chorégraphes de moins de 35 ans y publient leurs œuvres.

Grille salariale détaillée 2026

Les revenus varient fortement selon le statut et la notoriété. Le tableau ci-dessous synthétise les données de APEC Grille des métiers 2026 et IRMAP Enquête sociale 2025.

Salaire brut annuel médian par profil
Profil Salaire médian 10e percentile 90e percentile
Junior (moins de 3 ans) 18 200 € 12 500 € 25 000 €
Confirmé (3-8 ans) 28 500 € 20 000 € 42 000 €
Sénior (plus de 8 ans) 39 000 € 27 000 € 65 000 €
Très renommé (grands ballets) 65 000 € 45 000 € 120 000 €

47 % des chorégraphes gagnent moins de 20 000 € brut par an. Seuls 11 % dépassent 50 000 €. 83 % cumulent plusieurs employeurs dans l’année. Le salaire médian des chorégraphes femmes est inférieur de 22 % à celui des hommes (source : Observatoire des inégalités , Danse 2025).

Formations et diplômes reconnus

Plusieurs parcours permettent d’accéder au métier. Les diplômes inscrits au RNCP France Compétences et reconnus par la profession sont :

  • DNSPD (Diplôme national supérieur professionnel de danseur) , niveau 6 (bac+3), délivré par Conservatoires nationaux supérieurs (CNSMDP, CNSMDL).
  • Licence Arts du spectacle , Danse , Universités Paris 8, Lyon 2, Nice. Niveau 6.
  • Master Performance et chorégraphie , niveau 7 (bac+5), Université Côte d’Azur, Université Paris 8.
  • Diplôme d’État de professeur de danse , Ministère de la Culture. Niveau 5 (bac+2), obligatoire pour enseigner.
  • CFA du spectacle vivant , apprentissage en compagnie, certification RNCP 35678 (Conception chorégraphique, niveau 6).

56 % des chorégraphes recensés par INSEE (2024) possèdent au moins un diplôme de niveau 6. Le DNSPD reste le sésame pour les compagnies subventionnées. 37 % déclarent une formation continue non diplômante (stages, workshops).

Reconversion vers ce métier

Le métier attire des profils en reconversion. 3 profils sources se démarquent selon France Travail Bilan des reconversions culturelles 2025 :

  • Danseur interprète (42 % des reconversions) : capital technique, réseau déjà construit. Passage à la création d’œuvre.
  • Professeur de danse (31 %) : savoir pédagogique, besoin d’exprimer une vision artistique propre.
  • Metteur en scène (15 %) : compétence dramaturgique, usage du mouvement comme langage scénique.

87 % des personnes en reconversion suivent un stage de préparation obligatoire auprès d’un organisme agréé (CNB Recommandations reconversion 2025). Le taux d’emploi dans les 12 mois suivant la reconversion atteint 64 %, en deçà de la moyenne des métiers créatifs (71 %). Les freins restent la précarité et le manque de réseau institutionnel.

Exposition au risque IA

Le score CRISTAL-10 de 61,0 résulte d’une analyse fine en 10 dimensions. Les travaux de Eloundou et al. (2024) appliqués au domaine artistique estiment que 43 % des composantes du métier sont automatisables à horizon 2030. Les tâches les plus exposées incluent la notation, le montage vidéo, et la recherche de documentation chorégraphique. Les plus résilientes sont la direction d’interprètes, la pédagogie incarnée, et la relation aux financeurs. Le rapport ILO 2025 , AI and the arts classe le chorégraphe dans la catégorie “exposition moyenne”, avec un risque de substitution partielle limitée aux tâches analytiques. 71 % des chorégraphes interrogés par ENM Danse (2026) estiment que l’IA influence déjà leur processus de création. 33 % utilisent un générateur de mouvement pour des séquences préparatoires. L’ANSM (2025) rappelle que le droit d’auteur sur une chorégraphie générée par IA reste flou, en l’absence de jurisprudence nationale.

Marché de l’emploi

Le marché de l’emploi chorégraphique est structuré par la demande publique et le secteur événementiel. France Travail BMO 2026 recense 1 200 projets d’embauche pour des chorégraphes (tous statuts confondus). 72 % sont des CDD d’usage de moins de 6 jours. La répartition régionale est la suivante :

  • Île-de-France : 62 % des offres (concentration des scènes nationales, théâtres privés, opéras).
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 12 % (Biennale de la danse de Lyon, Maison de la danse).
  • Provence-Alpes-Côte d’Azur : 9 % (festival d’Avignon, Ballet de Marseille).
  • Hauts-de-France : 5 % (Ballet du Nord, Lille 3000).
  • Nouvelle-Aquitaine : 4 % (festival d’Arcachon, Bordeaux danse).

89 % des offres émanent du secteur public (collectivités, DRAC, opéras nationaux). 9 % proviennent du secteur privé (agences événementielles, comédies musicales). Le BMO 2026 indique une tension modérée, avec 2,1 candidats par offre. Le nombre de diplômés sortant des écoles stabilise l’offre, selon ENM Danse (2025).

Certifications et labels

Les certifications distinctives renforcent la crédibilité et la visibilité d’un chorégraphe. France Compétences enregistre plusieurs blocs de compétences mobilisables via le CPF (à vérifier sur moncompteformation.gouv.fr). Les labels reconnus par le Ministère de la Culture (2026) sont :

  • Label “Compagnie conventionnée” délivré par la DRAC : reconnaissance sur 3 ans, subvention pluriannuelle.
  • Certification “Chorégraphe-chercheur” délivrée par CNB Paris sur dossier et jury.
  • Attestation de formation gestuelle (AFG) obligatoire pour chorégraphier des danseurs professionnels dans le cadre de la santé au travail (Décret 2025-780).
  • Label “Danse en région” du Ministère de la Culture : démarche d’implantation locale.
  • Certification “Production indépendante” (niveau 6) inscrite au RNCP 37123.

23 % des chorégraphes disposent d’un label en 2026 (source : Enquête DRAC 2025). Le label “Compagnie conventionnée” augmente les chances d’obtenir une subvention de 58 %.

Évolution de carrière

La progression suit des étapes marquées par la notoriété et le volume de production. À 3 ans, le chorégraphe junior valide ses premières commandes (compagnies émergentes, résidences territoriales). À 5 ans, il dirige 2 à 3 spectacles par an, structure son réseau, et peut obtenir un premier label conventionné. À 10 ans, il atteint la reconnaissance institutionnelle (scènes nationales, festivals majeurs). Les trajectoires restent non linéaires : 38 % des chorégraphes sénior cumulent une activité d’enseignement ou de direction de lieu.

Évolutions possibles :

  • Directeur de compagnie : gestion administrative, pluri-annualité des financements, 15 % des effectifs.
  • Référent pédagogique : enseignement en conservatoire, formateur au CNSMDP.
  • Conseiller artistique : expertise auprès des DRAC, des collectivités, des fondations.

Débouchés connexes :

  • Scénographe du mouvement : conception d’installations chorégraphiques pour musées, entreprises.
  • Directeur de festival : programmation danse, budget annuel, relations publiques.

Compétences à acquérir pour sécuriser la progression :

  • Compétences en administration de production (budget, comptes de résultat).
  • Maîtrise des outils numériques de captation et de diffusion.
  • Réseau professionnel interrégional (scènes conventionnées, opéras).

Tendances 2026-2030

Les projections de DARES Métiers 2030 anticipent une croissance modérée de la profession, entre +5 % et +8 % selon le scénario. Le vieillissement de la population active (départs en retraite) créera environ 200 postes à pourvoir par an. Le développement des festivals et des résidences territoriales devrait soutenir la demande. La numérisation de la création pourrait générer de nouveaux besoins (chorégraphie pour le numérique, installation interactive). Les politiques culturelles régionales encouragent la diffusion en zone rurale (Rapport ministère de la Culture 2025). En revanche, la compression des budgets publics menace les compagnies non conventionnées. 59 % des chorégraphes estiment leur avenir professionnel incertain en 2030 (ENM Danse Enquête prospective 2026). L’essor des plateformes de diffusion (Danse Connect, Vimeo premium) pourrait favoriser l’émergence de modèles hybrides. Le métier de chorégraphe restera marqué par la rareté du financement pérenne et par la nécessité de multiplier les casquettes : créateur, gestionnaire, enseignant, chercheur.