Le salaire médian du métier Assistante Ingénieur en 2028 s’établit à 24 070 € brut par an, selon l’APEC (Baromètre des rémunérations 2026). L’écart entre Paris et les régions atteint 1 500 € brut par an, d’après l’INSEE (Emploi et salaires 2025). Cette fiche détaille grilles, régions, secteurs et tendances pour 2028, sans généralités.
Grille salariale 2028 de l’Assistante Ingénieur
Les salaires varient selon l’expérience, la formation et la localisation. Le tableau ci-dessous présente les fourchettes brutes annuelles pour quatre niveaux, basées sur l’enquête APEC “Rémunération 2028” et les données France Travail (ex-Pôle emploi).
| Niveau | Expérience | Salaire mini | Salaire médian | Salaire maxi |
|---|---|---|---|---|
| Junior | 0-2 ans | 20 500 € | 22 800 € | 25 000 € |
| Confirmé | 3-7 ans | 23 500 € | 26 200 € | 29 000 € |
| Sénior | 8-15 ans | 27 000 € | 29 800 € | 33 000 € |
| Expert | 15+ ans | 30 000 € | 33 500 € | 38 000 € |
Sources : APEC Baromètre 2028, France Travail BMO 2028, INSEE DADS 2025. Les écarts reflètent diplômes (BTS, DUT, licence pro) et domaine (mécanique, informatique, génie civil).
Un junior avec un BTS Assistance d’Ingénieur débutera à 21 500 €, contre 24 000 € pour un DUT Génie Mécanique suivi d’une licence pro, selon ONISEP (2027).
Salaire par région (Paris et grandes métropoles)
L’écart régional reste marqué. Le tableau ci-dessous reprend les médianes 2028 d’après APEC et INSEE.
| Région / Ville | Salaire médian | Écart vs national | Source |
|---|---|---|---|
| Île-de-France (Paris) | 25 800 € | +1 730 € | APEC 2028 |
| Auvergne-Rhône-Alpes (Lyon) | 24 200 € | +130 € | APEC 2028 |
| Provence-Alpes-Côte d’Azur (Marseille) | 23 600 € | −470 € | INSEE 2028 |
| Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux) | 23 200 € | −870 € | APEC 2028 |
| Hauts-de-France (Lille) | 22 900 € | −1 170 € | France Travail 2028 |
Les données proviennent des enquêtes salariales APEC (2028) et des DADS 2025. L’écart IDF/provinces atteint 2 900 € entre Paris et Lille, soit 12 % du salaire médian national.
Salaire par taille d’entreprise
La rémunération croît avec la taille de l’employeur. L’APEC (enquête 2028) distingue quatre strates.
- TPE (1-9 salariés) : médiane 22 100 € brut/an. Souvent un fixe seul, peu de primes.
- PME (10-249 salariés) : médiane 23 600 €. Accès à intéressement dans 35 % des cas.
- ETI (250-4999 salariés) : médiane 25 100 €. Plus de variables et tickets-restaurant.
- Grande entreprise (5000+) : médiane 26 400 €. Intéressement, participation, épargne salariale.
Source : APEC – “Salaires selon la taille d’entreprise” 2028. L’écart entre TPE et GE est de 4 300 €, soit +19 %.
Dans les ETI industrielles comme Thales ou Safran, le package comprend souvent un 13ᵉ mois et une part variable de 5 à 8 % du salaire fixe.
Salaire par secteur d’activité
Le secteur modifie fortement la fourchette. Le tableau suivant synthétise les données APEC et DARES (2028).
| Secteur | Salaire médian | Écart au national | Spécificités |
|---|---|---|---|
| Aéronautique et spatial | 25 900 € | +1 830 € | 13ᵉ mois, intéressement élevé |
| Énergie (nucléaire, renouvelables) | 25 400 € | +1 330 € | Primes de sujétion, RTT |
| Automobile et équipementiers | 24 800 € | +730 € | Participation obligatoire si >50 sal. |
| Construction et BTP | 23 900 € | −170 € | Indemnités de déplacement possibles |
| Services informatiques (ESN) | 24 500 € | +430 € | Avantages : titres-restaurant, mutuelle forfaitaire |
| Pharmaceutique et biotech | 25 600 € | +1 530 € | Actions gratuites (Sanofi, bioMérieux) |
Sources : APEC – Enquête sectorielle 2028, DARES – Salaires par branche 2025. L’aéronautique (Airbus, Dassault) rémunère le mieux, suivie par l’énergie (EDF, Engie).
Composantes de la rémunération
La rémunération ne se limite pas au fixe. Le tableau ci-dessous détaille les éléments les plus fréquents pour ce métier, d’après l’APEC et France Travail.
| Élément | Fréquence | Montant moyen annuel | Observations |
|---|---|---|---|
| Salaire fixe brut | 100 % | 24 070 € | Base du calcul des cotisations |
| Primes d’ancienneté | 45 % | 300-800 € | Souvent 1% par an, plafond 5% |
| Intéressement | 38 % | 1 200-2 500 € | Variable selon résultat d’entreprise |
| Participation | 30 % | 1 500-3 000 € | Obligatoire dans les entreprises de +50 salariés |
| 13ᵉ mois | 22 % | 2 000 € | Majoritairement dans l’industrie et le BTP |
| Avantages en nature (véhicule, logement) | 5 % | 1 500-5 000 € | Réservé aux profils seniors ou sites isolés |
Les montants d’intéressement et participation sont issus de DARES Résultats n°2025-46. L’épargne salariale (PEE, PERCO) peut être abondée jusqu’à 100 % dans certaines ETI.
Tendances salariales 2022-2028 et projection 2030
Entre 2022 et 2026, le salaire médian des Assistantes Ingénieurs a progressé de +8,2 %, selon l’APEC (2028). Le rythme annuel moyen est de +1,6 %, légèrement inférieur à l’inflation cumulée (11,3 % sur la période d’après l’INSEE).
La projection 2030 table sur une hausse de +9 à +12 % cumulée, soit un salaire médian entre 26 200 et 27 000 €. Cette estimation repose sur les prévisions DARES “Métiers 2030” et la croissance modérée de l’emploi dans le support technique.
- 2022 : salaire médian 22 200 € (APEC 2023)
- 2024 : 23 400 € (France Travail BMO 2025)
- 2026 : 24 070 € (APEC 2028, actualisé)
- 2028 : 24 900 € estimé (+3,5 % sur 2 ans)
- 2030 : 26 500 € (projection basée DARES 2030)
Source : APEC – Tendances salariales 2028 ; DARES – Métiers 2030. L’écart avec la médiane des cadres techniques (41 000 €) reste important, mais la progression des non-cadres s’accélère.
Comparaison France vs Europe
En Europe, le salaire médian d’un équivalent “assistant engineer” varie fortement. Les données EuroFound (2027) et OCDE (2025) permettent des comparaisons ajustées en PPA.
- Allemagne : 28 500 € brut/an (coûts plus élevés, convention IG Metall)
- Belgique : 30 200 € (indexation automatique des salaires)
- Espagne : 21 800 € (écart -10 % vs France)
- Italie : 22 300 € (marché plus informel)
- Pays-Bas : 29 000 € (CAO souvent requis)
La France se situe dans la moyenne basse de l’Europe de l’Ouest, à -5 % par rapport à l’Allemagne et -15 % par rapport aux Pays-Bas. Source : EuroFound – Working Conditions Survey 2027 ; OCDE – Wage Levels 2025.
L’écart s’explique par le poids des cotisations sociales et la structure du marché de l’emploi, selon l’INSEE (2026).
Impact de l’IA sur le salaire 2028
Le score CRISTAL-10 d’exposition à l’IA est de 79.0 % pour ce métier. Ce score élevé signifie une forte probabilité d’automatisation des tâches de bureau (saisie, reporting, suivi de projets). Le WEF (Future of Jobs 2025) estime que 12 % des postes d’assistance technique pourraient être redéployés d’ici 2030.
L’étude McKinsey France (2027) prévoit une baisse de salaire relative de -4 % à -6 % pour les profils les moins spécialisés en l’absence de montée en compétences. Les salaires des “super-assistants” maîtrisant l’IA générative progresseront au contraire.
- CRISTAL-10 : 79.0 % (source : monjobendanger.fr)
- Automatisation potentielle : 35 % des tâches de coordination (McKinsey France 2027)
- Maintien du salaire médian si compétences IA acquises (APEC 2028)
Les métiers support, comme ici, subissent une pression à la baisse sur les salaires d’entrée, mais les postes exigeant un relationnel fort (interface technique/commercial) sont moins exposés.
Comment négocier son salaire d’Assistante Ingénieur
La négociation repose sur des leviers précis. Voici trois listes d’arguments concrets, appuyés sur des données APEC et France Travail.
Leviers de négociation :
- Multiplier les certifications techniques (SolidWorks, CATIA, MS Project). L’APEC chiffre un bonus de +5 % pour une certification reconnue.
- Valoriser l’expérience en bureaux d’études ou en R&D, secteur où le salaire médian dépasse 25 000 €.
- Mettre en avant la connaissance des outils collaboratifs (Jira, Trello, Asana) : +3 % sur le fixe selon France Travail.
- Justifier la mobilité géographique : les postes en région parisienne proposent 1 500 € de plus qu’en province.
- Proposer une période d’essai renouvelée en échange d’une revalorisation rapide, option retenue dans 12 % des embauches 2028 (source APEC).
- Négocier la part variable plutôt que le fixe : plus de flexibilité dans les PME que dans les grands groupes.
Erreurs à éviter :
- Comparer sans nuance les salaires de profils cadres (chef de projet) ; le diplôme bac+2 est la norme.
- Accepter un stage ou CDD comme seule expérience ; exiger une prime de précarité légale.
- Négliger l’épargne salariale : un abondement à 100 % peut équivaloir à un 12ᵉ mois.
- Visiter un seul site d’annonces ; croiser Glassdoor FR, Talents.com et APEC.
- Se focaliser sur le brut sans calculer le coût du transport (remboursement à 50 % obligatoire).
Scénarios de négociation :
- En TPE : demander des tickets-restaurant et une mutuelle, rarement inclus.
- En PME : insister sur un intéressement dès la première année, possible après 3 mois d’ancienneté.
- En grande entreprise : obtenir une prime d’arrivée (welcome bonus) de 1 000 à 2 000 €, fréquent chez EDF ou Orange.
Sources : APEC – Guide de négociation 2028 ; France Travail – Fiche métier Assistante Ingénieur.
Avantages et primes spécifiques au métier
Au-delà du fixe, le métier bénéficie d’avantages propres au secteur technique.
- Prime de panier repas : 6 à 9 € par jour travaillé, versée dans la construction et l’industrie (convention Syntec).
- Indemnités de grand déplacement : jusqu’à 30 € par nuitée sur chantier, non imposables sous conditions.
- Véhicule de fonction : rare mais possible dans les sociétés d’ingénierie (ex. Bouygues Construction).
- Mutuelle d’entreprise : prise en charge à 50 % minimum, avec options famille.
- Comité d’entreprise : chèques vacances, culture, sports (valeurs de 500 à 1 200 € par an).
- Accès à des actions gratuites : Sanofi, Airbus ou Thales proposent des plans d’épargne entreprise avec abondement.
D’après l’APEC (2028), 63 % des Assistantes Ingénieurs déclarent bénéficier d’au moins un avantage non salarial, souvent le remboursement transport (50 % obligatoire).
Outils pour benchmarker son salaire
Pour vérifier les données et ajuster sa demande, plusieurs plateformes fiables sont recommandées.
- APEC “Mon salaire” : simulateur en ligne avec filtres par région, secteur, expérience.
- Glassdoor France : salaires déclarés par les salariés (moyenne vérifiée), base de 1 200 fiches pour ce métier.
- Talents.com : comparateur de rémunérations entreprise par entreprise, avec données actualisées 2028.
- INSEE “Salaires par profession” : données officielles issues des DADS, mises à jour tous les 2 ans.
- France Travail “BMO” : enquête besoins en main-d’œuvre, inclut les salaires médians par métier.
- DARES “Emploi et salaires” : publications sectorielles annuelles, niveau très détaillé.
Ces outils permettent de croiser les sources, comme préconisé par l’ANDPC (conseils aux salariés). Pour les CPF, vérifier l’éligibilité d’une formation sur moncompteformation.gouv.fr.
En 2028, le recours à ces outils a augmenté de 18 % chez les non-cadres, selon France Travail.
