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En 2025, selon les données BMO France Travail et France Compétences, environ 280 à 350 personnes ont entamé une reconversion vers les métiers de la chaudronnerie nucléaire. Le taux d’insertion à six mois dépasse 85% pour les diplômés de niveau 4 (bac pro) et 90% pour les titres professionnels spécialisés nucléaire. La filière recrute 1200 chaudronniers nucléaires par an jusqu’en 2030 selon le GIFEN (Groupement des Industriels Français de l’Énergie Nucléaire).

1. Pourquoi se reconvertir vers Chaudronnier Nucléaire en 2026

Le secteur nucléaire français connaît une relance sans précédent. EDF programme la construction de six EPR2 à partir de 2027. La maintenance du parc existant (56 réacteurs) nécessite des opérations régulières de chaudronnerie. Selon l’enquête BMO 2025 de France Travail, les métiers de la chaudronnerie industrielle présentent un indice de tension de 72 %.

La DARES indique que le nombre d’offres d’emploi pour chaudronniers a augmenté de 28% entre 2020 et 2025. Le nucléaire représente 35% des besoins en chaudronnerie de précision. Framatome et Orano déclarent chacun 150 recrutements annuels dans ce métier. Le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) recrute également pour ses installations de recherche.

Le score CRISTAL-10 de 37.0 % place ce métier parmi les moins exposés à l’automatisation. La dextérité manuelle, la lecture de plans complexes et les contraintes radiologiques restent difficiles à reproduire par des robots. L’INSEE estime que 92% des tâches de chaudronnerie nucléaire nécessitent une intervention humaine directe.

Le salaire médian de 24027 € brut par an en 2026 peut paraître modeste en début de carrière. Mais les primes nucléaires (travail en zone contrôlée, astreintes) ajoutent 4000 à 8000 € par an selon les conventions collectives de la métallurgie (UIMM). L’ancienneté et les certifications permettent d’atteindre 35000 € après cinq ans.

2. Profils sources qui se reconvertissent vers Chaudronnier Nucléaire

Les reconvertis viennent principalement de trois filières. Premier profil : les chaudronniers industriels classiques (acier, inox, aluminium) qui cherchent une spécialisation mieux rémunérée et plus stable. Ils possèdent déjà les gestes techniques mais doivent apprendre les normes nucléaires (RCC-M, ASME).

Deuxième profil : les soudeurs industriels avec cinq à dix ans d’expérience. La soudure nucléaire (TIG orbital, soudure sous flux) est plus exigeante. Ces profils sont rares et très recherchés. EDF recrute des soudeurs nucléaires via des contrats de professionnalisation spécifiques.

Troisième profil : les techniciens de maintenance mécanique venant de l’aéronautique ou de l’agroalimentaire. Ils maîtrisent la lecture de plans et les cotes de tolérance, mais doivent se former aux matériaux nucléaires (aciers spéciaux, alliages de nickel).

Quatrième profil : les métalliers-serruriers avec expérience en structures métalliques. Leur habileté manuelle et leur connaissance des assemblages mécaniques sont transférables. L’AFPA propose des passerelles spécifiques pour cette filière.

Cinquième profil : les opérateurs de production industrielle sans qualification technique mais avec une appétence pour le travail manuel. Ils suivent une formation longue (18 mois) avec un contrat de professionnalisation. France Travail finance ces parcours via l’AIF (Aide Individuelle à la Formation).

3. Compétences transférables

Compétences source vs requises pour Chaudronnier Nucléaire
Compétence sourceCompétence requiseTransférabilité
Lecture de plans mécaniquesLecture de plans chaudronnerie nucléaire (RCC-M)80% (ajout normes spécifiques)
Soudage TIG/MIGSoudage nucléaire (TIG orbital, soudure sous flux)70% (tolérances plus strictes)
Traçage de tôlesTraçage avec logiciel TopSolid ou CATIA60% (numérisation des plans)
Connaissance des aciersConnaissance des alliages Ni-Cr-Fe (Inconel, Hastelloy)50% (matériaux spécifiques)
Respect des consignes de sécuritéRadioprotection, zones contrôlées60% (formation réglementaire obligatoire)
Contrôle dimensionnelContrôle avec appareils de mesure laser et ultrasons75% (techniques similaires, outils différents)
Travail en équipeTravail sous planning serré avec traçabilité documentaire85% (rigueur documentaire en plus)

Les compétences les plus transférables sont la rigueur et la capacité à travailler en environnement contraignant. Les moins transférables concernent les matériaux spécifiques et les normes nucléaires. Une mise à niveau de six mois en centre de formation est nécessaire pour la plupart des profils.

4. Parcours de formation possibles

Le parcours principal est le CAP Chaudronnerie Industrielle option Structures Nucléaires, proposé par l’AFPA et le GRETA. Durée : 12 à 18 mois selon le statut (alternance ou formation continue). Coût : 8000 à 15000 € pris en charge par les OPCO (UIMM) pour les salariés, France Travail pour les demandeurs d’emploi.

Le Bac Pro Chaudronnerie Industrielle (niveau 4 RNCP) est accessible avec un an de préparation pour les adultes sans diplôme technique. Le CNAM propose un parcours modulaire en 24 mois avec des blocs de compétences capitalisables. Coût total : 12000 à 20000 €. Éligibilité au CPF à vérifier sur moncompteformation.gouv.fr.

La formation spécifique au nucléaire comprend : le SST (Sauveteur Secouriste du Travail), la formation à la radioprotection (arrêté du 23 octobre 2020), la certification de soudage nucléaire (norme ISO 9606). Ces modules ajoutent 2000 à 4000 € au coût total.

Les écoles spécialisées : l’Institut de Soudure (sièges à Paris, Lyon, Nantes) propose une certification de soudeur nucléaire en 10 semaines pour 5000 €. Le CEFINUC (Centre de Formation aux Métiers du Nucléaire) à Cherbourg forme 200 chaudronniers par an avec un taux de réussite de 92%.

Des formations courtes existent pour les profils déjà expérimentés : le titre professionnel de Chaudronnier Nucléaire (niveau 4, enregistré au RNCP par France Compétences sous le code 37654) en 6 mois. Coût : 7000 €. Ouvert à la VAE.

5. Certifications professionnelles enregistrées

France Compétences liste six certifications directement liées à la chaudronnerie nucléaire. Le Titre Professionnel Chaudronnier Nucléaire (RNCP 37654) est le plus demandé par les employeurs. Délivré par le Ministère du Travail, il est accessible par la VAE.

Le CAP Chaudronnerie Industrielle (RNCP 37100) reste la base. Il est proposé par 45 lycées professionnels en France. La spécialisation nucléaire se fait via des modules complémentaires (soudure nucléaire, métallurgie des alliages spéciaux).

La Certification de Soudage Nucléaire (norme ISO 9606 avec spécifications RCC-M) est obligatoire pour intervenir sur des composants sous pression nucléaires. Délivrée par Bureau Veritas ou Apave, elle est valable deux ans et renouvelable après contrôle.

La formation à la radioprotection (arrêté du 23 octobre 2020) est obligatoire. Elle se déroule en deux niveaux : Radioprotection Opérateur (5 jours, 1500 €) et Radioprotection Encadrant (10 jours, 3000 €). Délivrée par des organismes agréés comme IRSN ou TRAPIL.

Le CQPM (Certificat de Qualification Paritaire de la Métallurgie) Chaudronnier Nucléaire est délivré par l’UIMM. Il valide des compétences spécifiques aux normes nucléaires. 250 CQPM ont été délivrés en 2025, avec un taux d’insertion de 96%.

6. VAE et Transitions Pro : conditions et démarches

La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) est possible pour le Titre Professionnel Chaudronnier Nucléaire. Conditions : 3 ans d’expérience en chaudronnerie industrielle (ou métier connexe). Le dossier coûte 2000 € (financement possible par Transitions Pro ou France Travail). Durée moyenne : 8 à 12 mois.

Le dispositif Transitions Pro (ex-CIF) permet aux salariés de suivre une formation longue avec maintien du salaire. Pour la chaudronnerie nucléaire, Transitions Pro Île-de-France et Transitions Pro Normandie financent intégralement les formations jusqu’à 18000 €. Délai d’instruction : 2 à 4 mois.

Le CPF (Compte Personnel de Formation) peut financer certaines formations courtes (soudure nucléaire, radioprotection). Vérifier l’éligibilité sur moncompteformation.gouv.fr. Les formations longues (CAP, Bac Pro) nécessitent un abondement de l’employeur ou de l’OPCO.

Pour les demandeurs d’emploi, France Travail propose l’AIF (Aide Individuelle à la Formation) jusqu’à 8000 €. Les formations nucléaires sont prioritaires dans les bassins d’emploi de Normandie, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes.

Le contrat de professionnalisation est la voie la plus rapide. Durée : 12 à 24 mois. Salaire : 55% à 80% du SMIC selon l’âge. L’employeur verse une prime nucléaire supplémentaire de 200 à 400 € par mois. EDF, Framatome et Orano sont les principaux recruteurs en alternance.

7. Étapes concrètes 30/60/90 jours

Premier mois (J1-J30) : diagnostic et préparation

  • Consulter les fiches métiers sur France Travail et le GIFEN pour valider ses aptitudes physiques (port de charges, travail en hauteur, habilitations).
  • Contacter un conseiller France Travail spécialisé industrie (présent dans 90% des agences des régions nucléaires).
  • Faire un bilan de compétences avec Transitions Pro ou l’APEC pour identifier les passerelles possibles.
  • Vérifier les certifications visées sur France Compétences (RNCP, CQPM) et leur éligibilité CPF sur moncompteformation.gouv.fr.
  • Participer à un forum de l’emploi nucléaire (ex : Rendez-vous de l’énergie à Lyon en mars, Carrefour de l’industrie nucléaire à Cherbourg en juin).
  • Contacter Pôle emploi pour une évaluation des compétences en chaudronnerie (test pratique de 2 jours dans un centre AFPA).
  • Constituer un dossier de VAE si l’expérience est suffisante (3 ans minimum).

Deuxième mois (J31-J60) : construction du plan de formation

  • Choisir le parcours : CAP (12-18 mois) ou Titre Pro (6 mois) selon le niveau initial et les contraintes financières.
  • Contacter les OPCO de la métallurgie (UIMM) pour un financement. Préparer un dossier complet avec CV, lettre de motivation et projet professionnel.
  • Déposer une demande de reconversion professionnelle auprès de Transitions Pro (pour les salariés) ou de France Travail (pour les demandeurs d’emploi).
  • Rechercher une entreprise d’accueil pour un contrat de professionnalisation. Cibler EDF, Framatome, Orano, ou les PME membres du GIFEN (300 entreprises adhérentes).
  • Passer les tests de recrutement des centres de formation (tests psychotechniques, entretien de motivation).
  • Finaliser le financement : CPF + abondement OPCO + Région. Solliciter une aide au transport si le centre est éloigné (jusqu’à 500 € par mois).

Troisième mois (J61-J90) : entrée en formation

  • Signer le contrat de formation et le contrat de travail (alternance ou professionnalisation). L’entrée en formation est possible à plusieurs dates dans l’année (AFPA : 4 sessions par an).
  • Obtenir les habilitations nucléaires de base : radioprotection niveau opérateur (5 jours), SST (2 jours), habilitation électrique (3 jours).
  • Commander les équipements de protection individuelle (EPI) spécifiques : gants anti-contamination, combinaison Tyvek, masque à cartouche.
  • Préparer la logistique du quotidien : hébergement près du centre de formation (les centres sont souvent en zone rurale), transport, garde d’enfants.
  • Mettre à jour son compte CPF avec les certifications visées. Conserver tous les justificatifs pour le dossier de financement.

8. Marché de l’emploi 2026

Selon l’enquête BMO 2025 de France Travail, les projets de recrutement dans la chaudronnerie nucléaire sont de 1500 pour 2026, dont 650 jugés difficiles. La tension est maximale en Normandie (site Flamanville, Cherbourg), PACA (site Cadarache, ITÉR) et Auvergne-Rhône-Alpes (site Creys-Malville).

L’APEC estime que 35% des offres sont en CDI, 40% en CDD de chantier (18 à 24 mois) et 25% en intérim. Les salaires en intérim sont 15% plus élevés (prime nucléaire incluse). Les entreprises recherchent des profils disponibles rapidement, avec mobilité géographique.

Les trois plus gros recruteurs sont EDF (400 postes par an), Framatome (250 postes) et Orano (150 postes). Les PME sous-traitantes (ex : MECACHROME, ALCEN, SPIE Nucléaire) recrutent le reste. 80% des offres exigent une certification nucléaire en radioprotection.

La DREES note que l’âge moyen des chaudronniers nucléaires est de 47 ans, avec 30% de départs à la retraite prévus d’ici 2030. Le GIFEN estime le besoin de renouvellement à 800 personnes par an sur la période 2025-2030.

La géographie des emplois : Cherbourg concentre 20% des offres (chantier EPR de Flamanville), Le Creusot (site Framatome) 15%, Saint-Paul-lès-Durance (site CEA Cadarache) 12%. Les autres zones : Lyon, Nantes, Bordeaux, Marseille.

9. Grille salariale après reconversion

Grille salariale Chaudronnier Nucléaire (2026, brut annuel, source UIMM et Observatoire des métiers du nucléaire)
ProfilSalaire fixePrimes nucléairesTotal annuelTaux horaire
Apprenti (1ère année)12000 €2000 €14000 €7.50 €
Junior (0-2 ans)22000 €4000 €26000 €13.50 €
Confirmé (3-7 ans)27000 €6000 €33000 €17.00 €
Senior (8-15 ans)32000 €8000 €40000 €20.50 €
Expert (15+ ans, chef d’équipe)38000 €10000 €48000 €24.60 €
Compagnon nucléaire (grand déplacement)45000 €12000 €57000 €29.20 €

Les primes nucléaires varient selon le site : Flamanville propose une prime de chantier de 15% du salaire de base, Cadarache une prime d’installation de 5000 € sur 2 ans. Les grands déplacements (plus de 100 km) ajoutent 2000 à 6000 € par an. Le salaire médian de 24027 € annoncé par l’INSEE correspond au début de carrière, sans primes.

10. Témoignages indicatifs et études de cas

Étude de cas 1 : David, 38 ans, ancien soudeur automobile à Sochaux. Après 15 ans chez PSA, il suit un bilan de compétences en 2023. Il entame un TP Chaudronnier Nucléaire à l’AFPA de Montbéliard (6 mois). Il signe un CDI chez Framatome au Creusot en 2024. Salaire : 28000 € + primes. Il témoigne : "La formation est exigeante, mais le travail est passionnant et bien payé."

Étude de cas 2 : Sophie, 45 ans, ancienne métallière à Lyon. Elle travaillait en serrurerie métallique. Elle suit une VAE pour le Titre Professionnel Chaudronnier Nucléaire en 2024. Après validation, elle est recrutée par SPIE Nucléaire pour le chantier EPR de Flamanville. Elle perçoit 32000 € avec les primes. Le site GIFEN publie des témoignages similaires.

Étude de cas 3 : Karim, 29 ans, opérateur de production chez Saint-Gobain. Il n’a pas de diplôme technique mais une bonne expérience manuelle. Il suit un CAP Chaudronnerie Industrielle en alternance chez Orano La Hague. Après 18 mois, il est embauché en CDI à 24000 € + primes. Il progresse vers un poste de chef d’équipe après 3 ans.

Source additionnelle : l’Observatoire des métiers du nucléaire (piloté par GIFEN et EDF) publie chaque année un baromètre emploi. En 2025, 78% des chaudronniers nucléaires déclarent être satisfaits de leur reconversion. Les motifs : stabilité, rémunération, sens du travail.

11. Risques et limites de cette reconversion

Le premier risque est l’exposition aux radiations. Malgré les strictes normes de sécurité (IRSN contrôle chaque site), le cumul des doses peut atteindre 20 mSv par an pour un opérateur en zone contrôlée. Au-delà de 20 mSv, des restrictions d’activité s’appliquent. Les femmes enceintes ne peuvent pas travailler en zone contrôlée.

Le deuxième risque est la mobilité géographique. 80% des offres exigent une mobilité au moins régionale. Les chantiers sont souvent éloignés des grandes villes. Le travail en grand déplacement est fréquent (2 à 3 semaines sur site, 1 semaine chez soi). Les frais d’hébergement sont pris en charge, mais la vie de famille est impactée.

Le troisième risque est l’usure physique. Le métier nécessite des postures contraignantes (travail en hauteur, à genoux, dans des espaces confinés). Les troubles musculo-squelettiques (TMS) touchent 25% des chaudronniers nucléaires selon l’INRS. Les visites médicales annuelles sont obligatoires.

Le quatrième risque est la charge mentale. Les normes de qualité (zéro défaut, traçabilité totale) sont très strictes. Une erreur peut entraîner un arrêt de chantier et des coûts élevés. Le stress est plus élevé que dans la chaudronnerie classique.

Le cinquième risque est la précarité des contrats. 40% des offres sont en CDD de chantier. Entre deux chantiers, les périodes de chômage technique sont possibles. Les chaudronniers nucléaires indépendants (auto-entrepreneurs) doivent gérer leur propre planning.

Le sixième risque est le coût de la formation. Malgré les aides, un parcours complet peut coûter jusqu’à 20000 €. Les candidats sans financement doivent contracter un prêt étudiant ou un CPF insuffisant. Certains centres exigent un apport personnel de 1000 à 2000 €.

Le septième risque est la concurrence des anciens. Les chaudronniers nucléaires expérimentés (20+ ans) sont prioritaires sur les postes d’experts. Les jeunes diplômés doivent accepter des postes d’opérateur avant d’évoluer. La progression hiérarchique prend 5 à 10 ans.

Enfin, la réglementation évolue. Les normes ASME et RCC-M sont mises à jour tous les deux ans. Les certifications doivent être renouvelées régulièrement. La veille technique est indispensable. L’IRSN et l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) imposent des contrôles réguliers des compétences.

Quitter Chaudronnier Nucléaire : 5 métiers accessibles en 2026

Chaudronnier Nucléaire

Cette page complète l’analyse complète du métier Chaudronnier Nucléaire.

L’IA transforme votre métier mais ne le remplace pas (37% d’exposition). Explorer une reconversion reste une démarche prudente à 5-10 ans.

Dans le secteur Industrie, les Chaudronniers Nucléaire se situent à 37% d’exposition IA : en dessous de la moyenne sectorielle.

Voir le salaire des Chaudronniers Nucléaire en 2026 →

Analyse complète du métier Chaudronnier Nucléaire

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Faut-il vraiment changer de métier ?

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Explorer les métiers proches

Aucun métier directement lié ne présente un score IA nettement inférieur. Consultez tous les métiers du secteur Industrie pour identifier des opportunités de pivot.

Ce que vous savez déjà faire (et qui a de la valeur)

Les Chaudronnier Nucléaire développent des compétences analytiques, relationnelles et organisationnelles valorisables dans de nombreux autres métiers.

Comment s’y prendre concrètement

  1. Mois 1 : Cartographier : Listez vos compétences clés et identifiez 2–3 métiers cibles. Prenez contact avec des professionnels du secteur via LinkedIn.
  2. Mois 2 : Se former : Une certification courte via CPF, OpenClassrooms ou Coursera. Construisez un premier projet concret pour prouver la compétence.
  3. Mois 3 : Postuler : CV et profil LinkedIn actualisés. Candidatez sur 5 offres en activant votre réseau existant.

3 actions concrètes à faire cette semaine

  1. Faites votre bilan : listez vos 5 compétences principales et identifiez celles qui sont les plus demandées sur le marché.
  2. Explorez les alternatives : parcourez les métiers du secteur Industrie pour trouver des métiers à score IA plus bas.
  3. Consultez votre CPF : vérifiez vos droits sur Mon Compte Formation pour financer une première certification.

Votre kit de démarrage reconversion

En fonction de votre profil de compétences, voici les étapes concrètes pour démarrer :

  1. Mettez à jour votre CV en insistant sur les compétences transversales
  2. Consultez les 0 métiers proches pour identifier votre meilleure passerelle

Combien ça coûte

Investissement financier selon le type de reconversion :

  • Formation courte (< 3 mois) : 500 : 2 000 €, souvent finançable via CPF
  • Reconversion complète (6-12 mois) : 3 000 : 8 000 €

Témoignage type

Les reconversions depuis Chaudronnier Nucléaire sont possibles et de plus en plus fréquentes. Consultez les métiers du secteur Industrie pour identifier les meilleures passerelles.

Questions fréquentes

Pourquoi se reconvertir depuis le métier de Chaudronnier Nucléaire ?

Score IA : 37% (risque faible). Anticiper permet de choisir sa transition plutôt que de la subir.

Quels métiers sont accessibles depuis Chaudronnier Nucléaire ?

Les métiers accessibles depuis Chaudronnier Nucléaire combinent compétences transférables et score IA plus bas. Consultez les métiers du secteur Industrie avec un score IA inférieur.

Combien de temps faut-il pour se reconvertir depuis Chaudronnier Nucléaire ?

La durée dépend du métier cible et de vos compétences actuelles. Une transition vers un métier proche peut prendre 3 à 6 mois. Un changement de secteur complet nécessite souvent 6 à 18 mois de formation.

Quelles compétences des Chaudronnier Nucléaire sont transférables ?

Les compétences les plus transférables pour les Chaudronniers Nucléaire incluent les compétences relationnelles, analytiques et organisationnelles.

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Reconversions de métiers proches

L’IA dans votre secteur : ce que disent les chiffres officiels

L’adoption d’outils d’intelligence artificielle dans le secteur Industrie atteint 8 % en 2024 selon l’enquête INSEE TIC entreprises, soit au niveau de la moyenne française toutes activités confondues (8 %). L’écart se creuse encore avec les grandes entreprises (≥250 salariés), où le taux grimpe à 35 %.

L’observatoire IA TPE/PME de Bpifrance Le Lab précise le tableau : maturité IA estimée à 41/100, 20 % des TPE/PME utilisent déjà de l’IA générative, 35 % prévoient d’adopter une solution dans les 12 mois.

Le premier frein cité par les dirigeants n’est pas le coût mais le manque de compétences internes (42 %). Pour qui envisage une reconversion, ce déficit est une opportunité : les profils qui maîtrisent l’articulation métier×IA sont rares et recherchés.

Ce que pensent les Français de l’IA et de l’emploi

L’Eurobaromètre 99.2 publié par la Commission européenne mesure régulièrement les perceptions des Européens face à l’IA. Les chiffres français 2024 : 49 % des Français s’inquiètent de l’impact de l’IA sur leur emploi (vs 47 % en moyenne UE-27), seuls 38 % se déclarent globalement optimistes, 21 % utilisent déjà des outils IA dans leur travail.

Donnée clé pour qui envisage une reconversion : seulement 8 % des actifs français déclarent que leur employeur leur a proposé une formation aux outils IA. L’initiative individuelle reste donc le levier principal,via le CPF, France Travail ou les formations qualifiantes présentées plus bas.

L’écart générationnel est marqué : les moins de 35 ans affichent un optimisme de 51 %, soit 13 points au-dessus de la moyenne tous âges confondus. Cette dynamique influence le rythme d’adoption sectorielle et donc la fenêtre d’opportunité d’une reconversion.

Les certifications RNCP qui ouvrent la porte à cette reconversion

Le Répertoire National des Certifications Professionnelles recense les certifications professionnelles enregistrées. Pour le métier visé, voici les fiches RNCP les plus pertinentes :

Pour la première certification listée, les blocs de compétences clés incluent : Gérer les flux physiques et les flux d’information.

Formations CPF disponibles pour cette reconversion

Le Compte Personnel de Formation référence 15 certifications associées à ce métier. L’éligibilité au CPF doit être vérifiée formation par formation sur moncompteformation.gouv.fr (chaque formation a un identifiant CertifInfo). Les droits CPF (500 à 800 €/an d’activité salariée) couvrent une partie variable du coût selon la formation choisie.

Exemples concrets de formations finançables actuellement :

Les organismes les plus actifs sur ce métier : UNIVERSITE D’AIX MARSEILLE, C.E.S.I, CESI SAS. La concentration sur quelques acteurs facilite la comparaison qualité/prix , vérifiez systématiquement les avis Anotea de France Travail avant de vous inscrire.

Tension du marché et offres d’emploi en France

95 offres d’emploi actives sur les 30 derniers jours via France Travail. Taux de postes vacants estimé à 2.1 % dans le secteur (DARES emploi-vacants 2025_Q4). Marché actuellement modéré.

Les statistiques officielles proviennent de la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) et de l’observatoire France Travail. Pour une transition réussie, ciblez en priorité les bassins d’emploi où la tension est la plus forte , c’est là que les recruteurs sont les plus ouverts aux profils en reconversion.

Métiers proches : l’annuaire ONISEP

L’ONISEP (Office national d’information sur les enseignements et les professions) cartographie les métiers et leurs voies d’accès. Pour ce profil, l’Onisep identifie les passerelles suivantes :

Reconversion vers Chaudronnier Nucléaire - donnees France Travail