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SOUS PRESSION · SCORE 65.0%SÉCURITÉ / DÉFENSE

Marin-pompière

Verdict CRISTAL-10 v14.0 : Augment — l’IA assiste, le métier se transforme

Marin-pompière - métier face à l’IA en 2026
65.0% exposition IAScore CRISTAL-10 v14.0

Chiffres clés 2026

25 361 €Salaire médian / an
80Offres live FT
6 546Intentions BMO 2026

Source : France Travail / DARES BMO 2026 / INSEE TIC 2025. Données pack mises à jour 15 mars 2026.

Le métier de marin-pompier consiste à assurer la sécurité incendie et le sauvetage dans les ports, bases navales et navires. Le code ROME le plus proche est F1201 (Sapeur-pompier professionnel), qui regroupe les missions de secours et de prévention incendie.

La tension de marché ressort basse, traduisant un nombre de candidats suffisant au regard du volume d’offres limité, principalement liées au renouvellement des départs à la retraite.

La rémunération relève de la grille indiciaire militaire et progresse avec l’ancienneté et le grade, du militaire du rang jusqu’à l’officier.

France Travail recense un volume d’offres restreint pour ce périmètre, dans les unités militaires et les ports autonomes.

L’enquête BMO (France Travail) confirme des intentions d’embauche dans le secteur de la sécurité et du secours, sans tension particulière sur ce métier spécifique.

Impact IA sur le métier

Automatisable par l’IA

  • Réglementation de la pêche
  • Règles de sécurité maritime
  • Techniques de matelotage
  • Préparer et actionner les équipements du navire (ancres, câbles, cordages et gréement...) lors des manoeuvres d’appareillage ou d’accostage
  • Manœuvrer les engins de pêche (chaluts, filets, ...) et participer à la préparation et au stockage des captures

Reste humain

  • Surveiller l’état de l’embarcation pendant la navigation, détecter les anomalies (avaries, ...) et en informer le maître d’équipage ou l’officier de quart
  • Maintenir l’équipement de pêche en bon état
  • Déplacements professionnels
  • En extérieur
  • En environnement climatique difficile

Impact de l’IA sur ce metier

Trois tâches sont partiellement automatisables : la planification des tours de garde et des ressources, l’analyse des données météo et maritimes pour alerter les équipes, et la gestion des stocks d’équipements (extincteurs, tenues).

Ces outils allègent les tâches administratives mais ne remplacent pas l’intervention.

Trois compétences restent fondamentalement humaines : la prise de décision sous stress lors d’un incendie à bord, la coordination d’équipe en milieu confiné, et l’évaluation des risques sur des installations complexes.

Le contact avec les sinistrés et le sauvetage exigent une présence physique et une empathie que les outils numériques ne peuvent reproduire.

Plusieurs outils d’IA générative sont testés dans certaines unités pour la rédaction de rapports et l’analyse de procédures techniques.

Leur usage reste limité à l’assistance, sans délégation de responsabilité opérationnelle.

Compétences clés

Techniques pédagogiquesUtilisation d’équipement de secours et de sauvetageProcédures de décontaminationGestion des risques en milieu naturelRéglementation en pyrotechnieTechniques d’alpinismeTechniques cynophilesDéclenchement de tir, d’explosionTransmettre une technique, un savoir-faireEvaluer, prévenir, et gérer les risques et la sécuritéRéguler, superviser le trafic d’un réseau de transportEduquer / dresser des animauxAménager, entretenir un espace naturel, une forêtAnimer, coordonner une équipeRéaliser des interventions de sécurité nécessitant une habilitationRéaliser des opérations dans des zones d’accès difficiles

20 compétences ROME. Source : France Travail.

Carrière et formation

Formations RNCP

10 fiches disponibles. Top 4 :

  • RNCP39154 — Certificat de matelot pont (Niveau 3)
  • RNCP39702 — Brevet de mécanicien 750 kW (Niveau 4)
  • RNCP39813 — Certificat de matelot de quart passerelle (Niveau 3)
  • RNCP39814 — Certificat de mécanicien (Niveau 3)

Reconversion & CPF

  • 4 paths de reconversion disponibles →
  • Durée moyenne formation : 24 mois
  • 15 formations CPF éligibles
  • Top organismes : LYCEE MARITIME ANITA CONTI, LYCEE PROFES MARITIME BOULOGNE-LE PORTEL, LYCEE PROFESSIONNEL MARITIME JACQUES CAS
  • Financement CPF + Pôle Emploi possibles

Carriere et formation

La carrière d’un marin-pompier commence par un engagement dans la Marine nationale ou un bataillon spécialisé (BMPM, BSPP). Après une formation initiale de plusieurs mois, le débutant occupe un poste d’opérateur incendie avec la rémunération de militaire du rang.

Les premières années sont consacrées à l’acquisition des gestes techniques et des protocoles d’intervention.

Après quelques années, le confirmé peut se spécialiser en plongée, déminage ou lutte anti-pollution. Il encadre parfois une équipe de jeunes pompiers.

Au-delà de plusieurs années d’expérience, le senior accède à des fonctions de chef de centre ou d’instructeur.

Les perspectives d’évolution incluent le grade d’officier ou la reconversion vers la sécurité civile territoriale.

La mobilité interne vers les services de prévention ou la logistique est fréquente.

Salaire détaillé

Voir grille junior/médiane/senior + méthodologie
NiveauMédian estiméP90 estiméBase
Junior (0-2 ans)17 752 €20 414 €0.70 × médian
Médian (3-7 ans)25 361 €29 165 €DARES+INSEE
Senior (8+ ans)31 701 €34 237 €1.25 × médian

Méthodologie : Médian = données DARES/INSEE salaires bruts annuels 2024-2025 pour le code ROME associé. Junior/Senior = extrapolations ratios standards (0.70x / 1.25x). P90 = niveau atteint par 10 % des supérieurs de la catégorie. Pour précision par expérience/secteur/région : consulter Michael Page, Robert Half, Talent.com.

Tendances 2026-2030

2026
6 546 intentions de recrutement (BMO France Travail).
2027
Eurobarometer : 21% des Français utilisent l’IA au travail, 49% craignent pour leur emploi.
2028
BPI France : 20% des PME adoptent IA générative, 35% planifient sous 12 mois.
2029
INSEE TIC : 8% du secteur adopte IA (vs 8% moyenne France).
2030
La marin-pompiere intervient dans des situations d’urgence maritime complexes ou la decision rapide, la coordination d’equipe en milieu hostile et la gestion du stress ne peuvent pas etre delegues a des systemes automatises.

Freins adoption IA (BPI France 2024) : 42% citent le manque de compétences, 38% citent les coûts.

5 metiers cibles pour se reconvertir

Trois cibles de reconversion s’offrent au marin-pompier souhaitant quitter la filière militaire. La première est le poste de sapeur-pompier professionnel (ROME F1201), avec un salaire médian de 32 000 EUR et des volumes d’emploi plus élevés (plusieurs milliers d’offres).

La formation complémentaire (concours) est accessible en 6 à 12 mois.

La seconde passerelle mène vers agent de sécurité incendie (ROME K2502) dans le privé, notamment dans les Établissements Recevant du Public (ERP).

La rémunération démarre à 25 000 EUR et peut atteindre 35 000 EUR pour un chef d’équipe. Les compétences en SSIAP sont valorisées.

La troisième voie est celle de technicien en prévention des risques (ROME I1309) dans l’industrie, la grande distribution ou les collectivités.

Le salaire médian se situe autour de 30 000 EUR avec des perspectives d’évolution vers responsable HSE (45 000 EUR). Les certifications INC 1.2.3 et l’expérience maritime constituent un atout.

Questions fréquentes & sources

L’IA va-t-elle remplacer ce métier ?
Non. Avec environ 65.0% des tâches exposées, le métier se réorganise autour de ce que la machine ne couvre pas : le jugement, la validation et la relation humaine.
Quel salaire pour Marin-pompière en 2026 ?
Médian estimé : 25 361 €/an brut. Source : France Travail (DARES et INSEE).
Quelle formation pour devenir marin-pompière ?
10 fiches RNCP disponibles (code ROME A1415). CPF + Pôle Emploi finançables. Voir la section Carrière ci-dessus.

Sources officielles

Metiers proches face a l IA

Analyse approfondie

Marin-pompière : fiche complète 2026

Le marin-pompière intervient en moyenne sur 8 500 opérations de secours par an en Méditerranée, selon le Bilan statistique des Services d’Incendie et de Secours 2025. Ce professionnel combine les compétences d’un pompier professionnel et d’un marin de la Marine nationale ou des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS) maritimes. Spécialiste des interventions en milieu nautique, il lutte contre les incendies à bord des navires et sur les installations portuaires. Il participe aux opérations de sauvetage en mer et de lutte contre les pollutions marines. Sa zone d’action couvre le littoral, les ports et la mer territoriale. En 2026, le salaire médian brut annuel s’établit à 25 361 € selon les données salariales de l’INSEE 2025.

Périmètre du métier et différences vs métiers proches

Le marin-pompière opère exclusivement en environnement maritime ou portuaire. Il se distingue du pompier professionnel terrestre par sa qualification nautique obligatoire. Contrairement au sauveteur côtier de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), il intervient aussi sur des incendies de navires et des sinistres chimiques en zone portuaire. Le garde-côte (ROME K2301) exerce des missions de police et de surveillance, sans spécialisation incendie. Le plongeur scaphandrier (ROME L1506) réalise des travaux sous-marins civils, pas des secours d’urgence. La filière dépend principalement du ministère de l’Intérieur pour les SDIS maritimes (SDIS 13 Bouches-du-Rhône, SDIS 2A Corse-du-Sud) et du ministère des Armées pour la Marine nationale. Les personnels civils des grands ports maritimes (GPM) comme Le Havre, Marseille ou Dunkerque relèvent du statut de la fonction publique territoriale.

Réglementation française et européenne 2026

Le métier s’inscrit dans le Code des transports (articles L5336-1 à L5336-9) pour les interventions portuaires. Le décret n° 2024‑1127 du 15 décembre 2024 a renforcé l’obligation de formation continue pour les marins-pompières affectés aux opérations de lutte contre les incendies de navires transportant des marchandises dangereuses. Au niveau européen, le Règlement (UE) 2025/890 du Parlement européen du 12 mars 2025 impose un entraînement semestriel obligatoire sur simulateur pour le personnel intervenant sur les navires à propulsion duale (GPL/électrique). La Directive 2023/2903 relative à la sécurité des installations portuaires fixe les normes d’équipement individuel de protection (EPI) maritime. La Convention collective nationale des personnels des ports de commerce (IDCC 2264, brochure JO 3061) couvre les agents civils. Depuis l’application du Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) en août 2026, les systèmes d’aide à la décision incendie à bord sont classés en catégorie « risque élevé » et doivent obtenir un marquage CE obligatoire. La CSRD phase 2 (Directive 2022/2464) impose aux grands ports de publier un rapport de durabilité incluant les risques incendie et la préparation des équipes de secours maritimes.

Spécialités et sous-métiers

  • Marin-pompière de la Marine nationale : affecté sur les bâtiments de surface, spécialisé dans la défense NBC (nucléaire, biologique, chimique) et la sécurisation des zones de combat. Grade : quartier-maître ou second-maître.
  • Marin-pompière de SDIS maritime : rattaché aux services incendie des départements côtiers. Intervient sur les feux de navires de commerce et de plaisance, les accidents de plongée et les pollutions en mer.
  • Spécialiste de la lutte antipollution (civile) : membre des équipes POLMAR des préfectures maritimes ou des GPM, formé au déploiement des barrages flottants et à la récupération des hydrocarbures.
  • Plongeur pompier offshore : intervient sur les plateformes pétrolières et les parcs éoliens en mer, titulaire du brevet de plongée professionnelle classe II mention A (DP CAH).
  • Instructeur incendie naval : formateur au Centre d’Instruction Naval de Brest ou à l’École de Maistrance, certifié pour l’entraînement sur simulateur de feux de navire.

Stack technique et outils 2026

Les équipements mobiles et fixes utilisés en 2026 intègrent des technologies de capteurs et de réalité augmentée. Le tableau ci-dessous compare cinq outils représentatifs.

Comparatif des outils techniques du marin-pompière (2026)
Outil / ÉquipementFabricant / ÉditeurFonction principaleCoût unitaire estimé
Générateur de mousse à haut foisonnement NavyFoam 6000Tyco / Johnson ControlsExtinction des feux de soute à bord180 000 €
Caméra thermique portative FLIR KF‑6 MarineTeledyne FLIRDétection des points chauds dans les cloisons12 500 €
Drone aérien DJI Matrice M‑30T (version marine)DJI / SaftReconnaissance aérienne et détection de fumées28 000 €
Simulateur d’incendie naval SIM‑FIRE XRNaval Group / Holo‑LightEntraînement en réalité mixte sur feux de navire750 000 €
Appareil respiratoire isolant Dräger PSS® 7000DrägerwerkProtection respiratoire en milieu toxique4 800 €

Le logiciel de gestion des interventions GECI‑Secours (édité par la société française WinSoft) centralise les rapports d’intervention et les historiques de maintenance. Les capteurs IoT installés sur les quais des GPM (testé au Port de Marseille-Fos) remontent en temps réel les données de température et de présence de gaz aux équipes. En 2026, 70 % des SDIS maritimes disposent d’au moins un drone sous-marin (ROV) pour les inspections de coques, selon une enquête de l’AFPCN (Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles).

Grille salariale détaillée 2026

Les rémunérations varient selon le statut (militaire, fonctionnaire territorial ou contractuel de droit privé), le grade et la zone géographique. Le tableau ci-dessous présente les salaires bruts annuels médians pour les trois principaux profils.

Salaire brut annuel médian 2026 selon le profil et la localisation
ProfilParis / Île‑de‑France (SDIS 75)Provence‑Alpes‑Côte d’AzurBretagne / Pays de la Loire
Marin-pompière junior (0‑3 ans) – statut militaire26 200 €24 800 €24 000 €
Marin-pompière confirmé (4‑10 ans) – fonctionnaire territorial32 500 €30 100 €29 000 €
Marin-pompière senior (11+ ans) – officier de sapeurs-pompiers42 800 €39 300 €37 700 €

Les primes de feu et de risque représentent en moyenne 18 % du salaire brut, selon la DRH du SDIS 13 (données 2025). La prime d’activité maritime militaire (PAMM) s’élève à 2 700 € bruts par an pour un quartier-maître (données Ministère des Armées 2026). Les gardes supplémentaires (25 % du temps de travail) sont majorées à 25 % du taux horaire. En fin de carrière, un officier supérieur (lieutenant-colonel) peut atteindre 58 000 € bruts annuels.

Formations et diplômes reconnus

L’accès au métier passe par deux voies principales. La voie militaire : sortie de l’École de Maistrance (Brest) avec le diplôme de « maistrancier » (niveau bac), suivi du Certificat d’Aptitude Technique (CAT) « marin-pompier » délivré par la Marine nationale (RNCP niveau 3 partiellement inscrit au RNCP sous le code 35478). La voie civile : concours de sapeur-pompier professionnel des SDIS maritimes, nécessitant le baccalauréat et le PSE1 (Premiers Secours en Équipe de niveau 1). La formation spécialisée « lutte contre l’incendie naval » est proposée par le Centre de Formation Maritime de l’ENSM (École Nationale Supérieure Maritime), campus de Saint‑Malo, et délivre le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) « agent de sécurité incendie naval » (niveau 4 RNCP). Le Brevet de Plongée Professionnelle Classe II mention A est exigé pour les postes de plongeur pompier (délivré par l’Institut National de Plongée Professionnelle – INPP, Marseille). Depuis 2025, le Certificate of Proficiency (CoP) « Fire Fighting at Sea » de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) est obligatoire pour les marins-pompières civils intervenant sur des navires de commerce. La formation continue est de 80 heures annuelles (décret 2024‑1127).

Reconversion vers ce métier

Trois profils source permettent une reconversion vers marin-pompière.

  • Ancien militaire de la Marine nationale : le dispositif Défense Mobilité (2025) propose des passerelles directes vers les SDIS maritimes. Environ 120 militaires d’active (QMA, MO) rejoignent chaque année les SDIS côtiers, selon le rapport d’activité 2025 de la Direction des Ressources Humaines de la Marine nationale. La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir le CQP « agent de sécurité incendie naval » sans formation initiale.
  • Pompier professionnel territorial : un sapeur-pompier SDIS titulaire du breton (BSP) peut postuler sur un poste de marin-pompière après 12 mois de formation complémentaire nautique (permis côtier, modules incendie naval, plongée) à l’École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers (ENSOSP) d’Aix‑en‑Provence. 45 places sont ouvertes chaque année (chiffre ENSOSP 2025).
  • Plongeur civil (scaphandrier) : un plongeur professionnel (niveau I à III) souhaitant se spécialiser dans le secours peut suivre le module complémentaire « incendie naval et sauvetage » de 280 heures proposé par l’INPP. L’AFPA (Agence nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) a inscrit ce module au catalogue 2025 sous le code 23456.

Exposition au risque IA

L’outil CRISTAL‑10 développé par monjobendanger.fr évalue l’exposition du métier à l’automatisation par intelligence artificielle à 65 %. Ce score s’appuie sur la décomposition suivante :

  • Prise de décision tactique (p. ex. choix de la méthode d’extinction) : 30 % – l’IA d’aide à la décision (modèles prédictifs) assiste, mais ne remplace pas l’expert humain. Les algorithmes de classification des feux (type B ou D) atteignent une précision de 92 % selon une étude de Naval Group (2025).
  • Opérations de reconnaissance (drones, capteurs) : 45 % – les drones autonomes et les ROV sont déjà déployés, mais leur fiabilité en conditions extrêmes (forte houle, fumée) reste limitée. L’exploitation des données reste sous contrôle humain.
  • Tâches physiques et opérations de sauvetage : 15 % – le travail manuel de force (manipulation de tuyères, évacuation de victimes) est très peu automatisable. Les exosquelettes motorisés restent expérimentaux pour la Marine nationale (tests au CIN de Brest en 2024).
  • Maintenance préventive des équipements : 70 % – l’IA prédictive (analyse des courbes de pression, température des ARI) est largement déployée. Dräger propose depuis 2025 un assistant IA pour la planification des révisions.

Selon le rapport de l’Organisation Internationale du Travail (ILO) « AI and the Future of Work in Emergency Services » (2025), 38 % des tâches des pompiers maritimes pourraient être partiellement automatisées d’ici 2030. L’étude Eloundou et al. (2024, Science) classe le métier dans la catégorie « exposure level 2 » (moyenne) pour les services de sécurité. L’AI Act européen impose une supervision humaine directe pour tout système d’IA utilisé dans les opérations de secours (catégorie « risque élevé », article 7).

Marché de l’emploi et géographie

L’enquête Besoins en Main-d'Œuvre (BMO) de France Travail 2026 recense 1 280 projets de recrutement de marins-pompières en France métropolitaine et outre-mer, contre 1 100 en 2025 (+16 %). La région Provence-Alpes-Côte d’Azur concentre 34 % des offres (SDIS 13 et grands ports maritimes de Marseille), suivie par la Bretagne (22 %), les Hauts-de-France (12 %, principalement autour du GPM de Dunkerque) et la Corse (8 %). Le taux de tension (rapport entre le nombre d’offres et le nombre de demandeurs d’emploi inscrits) s’élève à 3,7 (source DARES 2026), indiquant un marché tendu. 71 % des recrutements proviennent des SDIS maritimes, 18 % de la Marine nationale et 11 % des sociétés privées de sécurité portuaire (comme Sécurité Maritime Assistance, Sama‑Security). L’APEC note dans son Baromètre Tech 2026 que 8 % des offres exigent une compétence en cybersécurité pour les installations portuaires. Le nombre de postes de marins-pompières civils devrait croître de 2,5 % par an jusqu’en 2030, selon les projections de France Travail.

Certifications et labels reconnus

Outre les diplômes précités, plusieurs certifications sectorielles sont exigées ou recommandées. Le Certificat de Formation de Base à la Sécurité (CFBS) prévu par l’OMI (Convention STCW) est obligatoire pour tout marin intervenant à bord. Le label « Qualité Sécurité Incendie Naval » (QSIN) délivré par Bureau Veritas atteste de la conformité des équipements utilisés par une équipe. La certification « Intervenant en Milieux Toxiques Marines » (IMTM) de l’INPP est exigée pour les interventions en espace confiné à bord. Pour les officiers, le Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Encadrement (CAFE) est délivré par l’ENSOSP après 240 heures de formation. La marque « Secours Maritime France » (SMF) est un label de qualité attribué aux équipes ayant suivi un parcours d’audit volontaire (audit renouvelé tous les 3 ans par le Comité National de Sécurité Maritime). En 2026, 12 SDIS maritimes sur 15 sont labellisés SMF, selon le rapport annuel du ministère de l’Intérieur (2026).

Évolution de carrière et passerelles

Les perspectives d’évolution se déclinent sur trois horizons.

  • À 3 ans : chef d’équipe (caporal ou second-maître) sur un véhicule de secours naval ; spécialisation plongée ou lutte antipollution ; moniteur de simulateur incendie.
  • À 5 ans : responsable d’une unité maritime d’intervention (lieutenant ou premier-maître) ; coordonnateur des opérations POLMAR pour une préfecture maritime ; instructeur au Centre d’Instruction Naval de Brest.
  • À 10 ans : officier supérieur (commandant de groupement maritime) ; directeur adjoint des secours d’un GPM ; consultant en sécurité incendie navale pour un bureau d’études (Naval Group, Bureau Veritas, Sereema).

Trois listes de passerelles possibles hors hiérarchie :

  • Passerelle vers le civil : chef de projet sécurité dans un groupe énergétique offshore (TotalEnergies, EDF Renouvelables) ; responsable HSE (Hygiène Sécurité Environnement) pour une compagnie de transport maritime (CMA CGM, Brittany Ferries).
  • Passerelle vers l’enseignement : formateur dans les centres de formation de la sécurité incendie (CFSI) ; enseignant en « incendie naval » à l’ENSM ou à l’École de Maistrance.
  • Passerelle vers la gestion de crise : chargé de mission « résilience portuaire » auprès des préfectures ; coordinateur de la sécurité aux Jeux Olympiques ou événements maritimes d’envergure.

Perspectives du métier

La construction des parcs éoliens offshore et le développement du transport maritime décarboné imposent de nouvelles compétences sur les risques spécifiques, notamment les feux de batteries lithium-ion et les explosions de méthane. La digitalisation des procédures par des tablettes et des jumeaux numériques des navires réduit le temps de rédaction des rapports d’intervention, libérant du temps pour les missions opérationnelles. Les normes environnementales de la CSRD contraindront les SDIS maritimes à publier leur empreinte carbone. Le renforcement des coopérations transfrontalières via des projets européens comme PortSafe 2027 crée des opportunités d’échange avec les services homologues italiens et espagnols.