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SOUS PRESSIONSANTÉ

Gynecologist Oncologist

Verdict CRISTAL-10 v14.0 : Adapt — compétences à faire évoluer

Gynecologist Oncologist - métier face à l’IA en 2026
56/100 · IA

Chiffres clés 2026

95 000 €Salaire médian / an
147Offres live FT
2 784Intentions BMO 2026

Tension marché : 2.83% postes vacants (59 149 postes secteur DARES).

Source : France Travail / DARES BMO 2026 / INSEE TIC 2025. Données pack mises à jour 15 mars 2026.

Impact IA sur le métier

Automatisable par l’IA

  • Déterminer les besoins thérapeutiques et réaliser les soins médicaux
  • Evaluer la douleur des patients et ajuster les soins
  • Pratiquer des soins en oncologie
  • Réaliser un diagnostic approfondi
  • Collaborer avec des équipes de recherche clinique

Reste humain

  • Réaliser la prescription médicale, expliquer les modalités de traitement au patient et le conseiller sur l’hygiène de vie
  • Actualiser le dossier médical du patient
  • Informer le patient sur les précautions d’usage avant, pendant et après un traitement radiothérapique et procéder au déclenchement de l’irradiation
  • Créer une relation de confiance avec les patients
  • En laboratoire

Compétences clés

Techniques de réanimationImmunologieClassification Commune des Actes Médicaux (CCAM)Classification Internationale des Maladies (CIM)CancérologieConnaissance des dispositifs médicaux en essaisEthique médicaleTechniques de concentrationConduire des travaux d’études et de recherchePréparer un patient pour une intervention médicaleInformer, accompagner un patientAssurer le suivi médical d’un patientRecenser les symptômes, les dysfonctionnements, cerner l’environnement de vie du patient et procéder à l’examen cliniqueMesurer les paramètres vitaux du patient ou résident, contrôler les dispositifs et appareillages médicaux et transmettre les informations à l’infirmierSurveiller l’évolution de l’état de santé des patientsMettre en oeuvre un projet thérapeutique

18 compétences ROME. Source : France Travail.

Carrière et formation

Formations RNCP

2 fiches disponibles. Top 4 :

  • RNCP35805 — Sage-femme (Niveau 7)
  • RNCP42014 — Sage-femme (Niveau 7)

Reconversion & CPF

Salaire détaillé

Voir grille junior/médiane/senior + méthodologie
NiveauMédian estiméP90 estiméBase
Junior (0-2 ans)66 500 €76 475 €0.70 × médian
Médian (3-7 ans)95 000 €109 249 €DARES+INSEE
Senior (8+ ans)118 750 €128 250 €1.25 × médian

Méthodologie : Médian = données DARES/INSEE salaires bruts annuels 2024-2025 pour le code ROME associé. Junior/Senior = extrapolations ratios standards (0.70x / 1.25x). P90 = niveau atteint par 10 % des supérieurs de la catégorie. Pour précision par expérience/secteur/région : consulter Michael Page, Robert Half, Talent.com.

Tendances 2026-2030

2026
2 784 intentions de recrutement (BMO France Travail).
2027
Eurobarometer : 21% des Français utilisent l’IA au travail, 49% craignent pour leur emploi.
2028
BPI France : 20% des PME adoptent IA générative, 35% planifient sous 12 mois.
2029
INSEE TIC : 13% du secteur adopte IA (vs 8% moyenne France).
2030
L’IA améliore la détection précoce des cancers gynécologiques par analyse d’imagerie, mais le gynécologue-oncologue conserve un rôle central dans l’annonce du diagnostic et l’accompagnement thérapeutique.

Freins adoption IA (BPI France 2024) : 42% citent le manque de compétences, 38% citent les coûts.

Questions fréquentes & sources

L’IA va-t-elle remplacer ce métier ?
Non. Avec environ 56.0% des tâches exposées, le métier se réorganise autour de ce que la machine ne couvre pas : le jugement, la validation et la relation humaine.
Quel salaire pour Gynecologist Oncologist en 2026 ?
Médian estimé : 95 000 €/an brut. Source : France Travail (DARES et INSEE).
Quelle formation pour devenir gynecologist oncologist ?
2 fiches RNCP disponibles (code ROME J1112). CPF + Pôle Emploi finançables. Voir la section Carrière ci-dessus.

Sources officielles

Metiers proches face a l IA

Analyse approfondie

Gynécologue oncologue : fiche complète 2026

Chaque année en France, plus de 45 000 cancers gynécologiques sont diagnostiqués. Le gynécologue oncologue coordonne une prise en charge chirurgicale, médicale et humaine. La survie à cinq ans dépasse 80 % pour certains stades précoces. Ce métier combine haute technicité chirurgicale et relation de confiance sur le long terme.

Périmètre du métier et différences vs métiers proches

Le gynécologue oncologue est un médecin spécialiste formé à la chirurgie des cancers de la sphère génitale féminine (ovaire, utérus, col, vagin, vulve). Il assure le diagnostic, le traitement chirurgical et le suivi des patientes. Il coordonne les réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP) et prescrit les traitements médicaux adjuvants (chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie).

La différence avec un gynécologue généraliste est nette : ce dernier traite les pathologies bénignes (infections, kystes, fibromes, troubles du cycle) et assure le suivi obstétrical. L’oncologue médical, lui, ne pratique pas la chirurgie : il administre les traitements systémiques et suit les patientes en phase métastatique. Le gynécologue oncologue se situe à l’interface, cumulant une expertise chirurgicale avancée et une vision oncologique globale.

Cadre réglementaire 2026

L’exercice est encadré par le Code de la santé publique et le Code de déontologie médicale. Depuis 2025, le règlement européen AI Act impose une évaluation systématique des logiciels d’aide au diagnostic en imagerie oncologique. Le RGPD régit strictement la gestion des données de santé, notamment pour les bases génomiques et les essais thérapeutiques. La directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impacte les établissements de santé privés cotés, qui doivent publier des indicateurs environnementaux et sociaux. Les praticiens hospitaliers relèvent de la fonction publique hospitalière ; les libéraux sont conventionnés avec l’Assurance maladie via la convention médicale. Le Plan cancer 2021-2030 structure les priorités de dépistage et d’innovation thérapeutique.

Spécialités et sous-métiers

  • Chirurgie oncologique gynécologique : le cœur du métier, incluant les interventions pour cancers de l’ovaire, de l’endomètre et du col utérin. Les techniques sont devenues mini-invasives (cœlioscopie, robotique).
  • Oncologie gynécologique médicale : certains praticiens réduisent la part chirurgicale pour se concentrer sur les traitements systémiques et le suivi thérapeutique au long cours.
  • Sénologie oncologique : prise en charge des cancers du sein, en complément ou alternance avec la gynécologie pelvienne. Fréquent en exercice hospitalier.
  • Chirurgie reconstructrice et oncoplastique : reconstruction mammaire et pelvienne, gestes de préservation de la fertilité (transposition ovarienne, conservation utérine).
  • Oncogénétique : consultation prédisposition génétique (BRCA, syndrome de Lynch), dépistage préventif et chirurgie prophylactique.

Outils et environnement technique

Le gynécologue oncologue utilise des équipements de pointe, de l’imagerie à la chirurgie assistée. Les outils IA générative intègrent désormais les logiciels d’analyse d’image et les systèmes d’aide à la décision.

  • Robot Da Vinci (chirurgie mini-invasive assistée) : implanté dans la majorité des CHU et grandes cliniques.
  • Colposcope et échographe endovaginal haute résolution pour le diagnostic.
  • Logiciels de gestion des dossiers patients (DxCare, Milleis, Crossway) interconnectés aux plateformes régionales.
  • Outils IA de détection et segmentation des lésions sur IRM et scanner injecté.
  • Plateformes de RCP virtuelle et téléexpertise (Télésanté Nouvelle-Aquitaine, Occitanie télémedicine).
  • Appareils de radiothérapie externe (accélérateurs linéaires TrueBeam, Halcyon) pour les traitements adjuvants.
  • Logiciels de planification thérapeutique (RayStation, Eclipse) couplés à des algorithmes de prédiction de réponse.

Grille salariale 2026

Le salaire médian national est de 95 000 € brut par an. Les écarts sont marqués entre les statuts et les zones d’exercice. Les praticiens hospitaliers perçoivent des primes (GIPA, prime d’activité, prime de service) qui peuvent ajouter 10 à 20 % au fixe.

Grille indicative des rémunérations annuelles brutes (euros) – Gynécologue oncologue 2026
Niveau d’expérienceParis et Île-de-FranceRégions (province)
Junior (0-5 ans, assistant/PH débutant)85 000 – 110 00070 000 – 95 000
Confirmé (5-15 ans, PH titulaire / libéral installé)110 000 – 160 00095 000 – 140 000
Senior (15+ ans, chef de service / libéral très actif)160 000 – 220 000140 000 – 190 000

Formations et diplômes

L’accès au métier nécessite 12 à 14 ans d’études après le baccalauréat. Le parcours standard suit le schéma suivant :

  • Bac général avec spécialités scientifiques (mathématiques, physique-chimie, SVT) ou STL/ST2S.
  • Deux années de PASS (parcours d’accès spécifique santé) ou de LAS (licence accès santé) avec option santé.
  • DFGSM (2 ans) et DFASM (3 ans) en faculté de médecine, validés par le concours de l’internat.
  • DES (diplôme d’études spécialisées) de gynécologie médicale ou d’oncologie (5 ans d’internat).
  • DESC (diplôme d’études spécialisées complémentaires) d’oncologie gynécologique (2 ans).
  • Thèse d’exercice et soutenance : obtention du doctorat en médecine.

Des formations courtes existent pour les médecins étrangers (équivalences par la Commission de qualification). La formation médicale continue (FMC) est obligatoire tous les ans, avec des modules sur les nouvelles thérapies ciblées et la robotique.

Reconversion vers ce métier

Les passerelles de reconversion sont limitées en raison de la longueur des études, mais certaines existent :

Profils sources et passerelles vers le métier
Profil sourcePasserelleDurée indicative
Infirmier(ère) de bloc opératoire (IBODE) avec expérience en oncologiePasserelle par VAE partielle + préparation au concours de médecine (passerelle pour professionnels de santé)6 à 8 ans
Médecin généraliste avec DU en gynécologie ou oncologieReprise d’un internat de gynécologie (durée courte grâce aux équivalences)4 à 6 ans
Sage-femme diplôméePasserelle spécifique avec allégement du cursus médical (concours passerelle pour sages-femmes)7 à 9 ans

Exposition au risque IA

Le score CRISTAL-10 de 56 % place le gynécologue oncologue dans une zone d’exposition modérée. L’IA remplace certaines tâches de diagnostic et de planification, mais pas le cœur décisionnel et relationnel. Les algorithmes de détection assistée sur lames de colposcopie et d’échographie améliorent la sensibilité de dépistage. En imagerie IRM, l’IA segmente les tumeurs et aide à opérer les marges. Les logiciels de décision thérapeutique standardisent les protocoles pour les cancers fréquents. La valeur humaine reste déterminante pour la discussion des options thérapeutiques, l’annonce du diagnostic, les décisions en RCP complexes, et le suivi psychologique. Les gestes chirurgicaux, même robotisés, requièrent la main et le jugement du praticien. L’IA agit comme un assistant, pas comme un substitut.

Marché de l’emploi

Le secteur est structurellement en tension depuis plusieurs années. La démographie médicale est défavorable : près de 35 % des gynécologues oncologues ont plus de 55 ans. Les départs à la retraite non remplacés créent des déserts médicaux notamment dans le Centre-Val de Loire, le Grand Est et les Hauts-de-France. Les besoins augmentent avec le vieillissement de la population et le dépistage organisé des cancers du col et du sein. Les établissements recruteurs sont les CHU, les centres hospitaliers généraux, les centres de lutte contre le cancer (CLCC comme Gustave Roussy, Léon Bérard, Curie) et les cliniques privées haut de gamme. Les praticiens diplômés hors de France bénéficient d’une procédure de qualification pour les zones sous-denses. La durée moyenne de recherche d’un poste, tous profils confondus, est inférieure à trois mois. Selon la DARES, la profession affiche un taux de chômage quasi nul.

Certifications et labels reconnus

Plusieurs certifications structurent l’exercice et la qualité des soins :

  • DESC d’oncologie gynécologique : le diplôme d’études spécialisées complémentaires, obligatoire pour revendiquer le titre.
  • Habilitation HAS pour les établissements pratiquant la chirurgie carcinologique : certification périodique obligatoire.
  • ISO 9001 pour les processus qualité dans les CLCC et cliniques privées (management de la qualité).
  • Label SOFFO (Société française d’oncologie gynécologique) pour les centres d’expertise et de recours.
  • Certification européenne EBCOG (European Board and College of Obstetrics and Gynaecology) pour les praticiens européens.
  • Qualiopi pour les organismes de formation en oncologie (FMC, FIF-PL, DPC).

Évolution de carrière

À 3 ans d’exercice, le jeune assistant ou chef de clinique construit son réseau et affine sa technique chirurgicale. La thèse est soutenue et le DESC validé. La plupart des praticiens quittent le statut d’assistant pour un poste de praticien hospitalier contractuel ou un début d’exercice libéral. À 5 ans, le praticien titulaire d’un poste hospitalier ou libéral installé structure son activité (création d’un plateau technique, recrutement d’un secrétariat). La participation aux RCP régionales est systématique. À 10 ans, les trajectoires divergent : chef de service hospitalier, coordinateur d’un centre de référence régional, directeur médical d’un CLCC, ou associé majoritaire d’une structure libérale multisite. Quelques profils basculent vers l’industrie pharmaceutique ou les essais cliniques (médecin de phase précoce).

Perspectives du métier

La robotique chirurgicale progresse rapidement et réduit les durées d’hospitalisation, tandis que l’IA appliquée à la colposcopie et à la lecture des lames d’anatomopathologie améliore la détection des lésions précancéreuses. L’essor de l’immunothérapie adjuvante complète l’arsenal chirurgical avec des protocoles personnalisés, et la préservation de la fertilité devient une priorité systématique. Le virage ambulatoire s’accélère, la téléexpertise se généralise pour le suivi en rémission, et l’oncogénétique s’étend à un plus grand nombre de patientes y compris sans antécédents familiaux avérés.