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MODÉRÉ · SCORE 38.0%INDUSTRIE

Entomologiste Professionnel

Verdict CRISTAL-10 v14.0 : Defend

Entomologiste Professionnel - métier face à l’IA en 2026
38.0% exposition IAScore CRISTAL-10 v14.0

Chiffres clés 2026

32 000 €Salaire médian / an
22Offres live FT
1 715Intentions BMO 2026

Tension marché : 4.67% postes vacants (64 159 postes secteur DARES).

Source : France Travail / DARES BMO 2026 / INSEE TIC 2025. Données pack mises à jour 15 mars 2026.

Impact IA sur le métier

Automatisable par l’IA

  • Coacher des sportifs professionnels
  • Définir un projet d’entraînement sportif
  • Expliquer le contenu des programmes et des entraînements sportifs pour optimiser la performance
  • Assurer un débriefing individuel ou collectif des performances après chaque rencontre
  • Déterminer la composition des groupes sportifs pour chaque rencontre

Reste humain

  • Surveiller et veiller à la sécurité des pratiquants à la bonne exécution des exercices sportifs
  • Elaborer et planifier les dates et l’intensité des séances d’entraînement en les personnalisant au rythme des compétitions
  • Travail les week-ends et jours fériés
  • Déplacements professionnels
  • En extérieur

Compétences clés

Physique nucléaireNormes de sécurité nucléaireEvaluation des risques nucléairesTechniques de mesure de la radioactivitéRéglementations internationales sur le nucléaireProcédures de maintenance pour installations nucléairesUtilisation de logiciels de simulation nucléaireFormation en sécurité nucléaireSurveiller et réguler des équipements de production d’énergie nécessitant une habilitation pour la conduite de centrale nucléaire (SN2, SN3, ...)Communiquer les résultats de recherche à un public non spécialiséOptimiser l’efficacité énergétique des centrales nucléairesMener des audits de conformité environnementale pour des installations nucléairesAssurer la formation continue du personnel sur les nouvelles normes nucléairesUtiliser des drones pour l’inspection de structures inaccessiblesArgumenter en faveur de nouvelles technologies nucléaires lors de conférencesEvaluer les risques liés à la radiation et proposer des mesures de mitigation

18 compétences ROME. Source : France Travail.

Carrière et formation

Formations RNCP

5 fiches disponibles. Top 4 :

  • RNCP35901 — Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sp (Niveau 4)
  • RNCP35903 — Diplôme d’Etat de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport sp (Niveau 5)
  • RNCP35904 — Diplôme d’Etat supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et d (Niveau 6)
  • RNCP35905 — Diplôme d’Etat supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et d (Niveau 6)

Reconversion & CPF

  • 4 paths de reconversion disponibles →
  • Durée moyenne formation : 36 mois
  • 15 formations CPF éligibles
  • Top organismes : CEMEA BOURGOGNE FRANCHE COMTE ASSOCIATIO, BOULEVARDS DES POTES, UNIVERSITE DE BORDEAUX
  • Financement CPF + Pôle Emploi possibles

Salaire détaillé

Voir grille junior/médiane/senior + méthodologie
NiveauMédian estiméP90 estiméBase
Junior (0-2 ans)22 400 €25 759 €0.70 × médian
Médian (3-7 ans)32 000 €36 800 €DARES+INSEE
Senior (8+ ans)40 000 €43 200 €1.25 × médian

Méthodologie : Médian = données DARES/INSEE salaires bruts annuels 2024-2025 pour le code ROME associé. Junior/Senior = extrapolations ratios standards (0.70x / 1.25x). P90 = niveau atteint par 10 % des supérieurs de la catégorie. Pour précision par expérience/secteur/région : consulter Michael Page, Robert Half, Talent.com.

Tendances 2026-2030

2026
1 715 intentions de recrutement (BMO France Travail).
2027
Eurobarometer : 21% des Français utilisent l’IA au travail, 49% craignent pour leur emploi.
2028
BPI France : 20% des PME adoptent IA générative, 35% planifient sous 12 mois.
2029
INSEE TIC : 3% du secteur adopte IA (vs 8% moyenne France).
2030
L’entomologiste professionnel s’appuie sur l’IA pour identifier des espèces par reconnaissance d’images et analyser de vastes jeux de données de biodiversité, mais la collecte de terrain, l’expertise taxinomique de pointe et l’interprétation écologique restent humaines.

Freins adoption IA (BPI France 2024) : 42% citent le manque de compétences, 38% citent les coûts.

Questions fréquentes & sources

L’IA va-t-elle remplacer ce métier ?
Non. Avec environ 38.0% des tâches exposées, le métier se réorganise autour de ce que la machine ne couvre pas : le jugement, la validation et la relation humaine.
Quel salaire pour Entomologiste Professionnel en 2026 ?
Médian estimé : 32 000 €/an brut. Source : France Travail (DARES et INSEE).
Quelle formation pour devenir entomologiste professionnel ?
5 fiches RNCP disponibles (code ROME G1208). CPF + Pôle Emploi finançables. Voir la section Carrière ci-dessus.

Sources officielles

Metiers proches face a l IA

Analyse approfondie

Entomologiste professionnel : fiche complète 2026

Des insectes ravageurs menacent chaque année des millions d’hectares de cultures et des stocks de denrées alimentaires. Dans les laboratoires pharmaceutiques, la recherche de nouvelles molécules s’appuie sur l’étude des venins et des sécrétions d’arthropodes. Les experts en entomologie interviennent aussi dans les expertises judiciaires, l’urbanisme, la conservation de la biodiversité et la lutte biologique. Ce métier scientifique, technique et de terrain combine observation, expérimentation et conseil auprès de multiples secteurs économiques. Avec un salaire médian de 35 000 euros brut par an en 2026, l’entomologiste professionnel reste une spécialité peu connue du grand public mais très sollicitée.

1. Périmètre du métier et différences vs métiers proches

L’entomologiste professionnel étudie les insectes et autres arthropodes (acariens, araignées, myriapodes) dans leur environnement naturel ou dans des contextes appliqués. Il identifie les espèces, analyse leur comportement, leur cycle de vie et leur impact sur les écosystèmes ou les activités humaines. Ses missions incluent le diagnostic d’infestations, la conception de plans de gestion intégrée, la réalisation d’inventaires de biodiversité et la production de rapports d’expertise.

Ce métier se distingue de celui du naturaliste généraliste par sa spécialisation taxonomique et ses compétences en biologie des populations. L’écologue, lui, travaille sur des écosystèmes entiers sans se limiter aux arthropodes. Le technicien de laboratoire en biologie manipule des insectes mais sous la direction d’un chercheur, sans responsabilité d’expertise. L’entomologiste professionnel combine terrain, identification microscopique et conseil stratégique.

En France, environ 1 800 à 2 200 personnes exercent cette profession à titre principal, selon les estimations des syndicats professionnels. Le métier reste rare comparé à d’autres spécialités biologiques.

2. Cadre réglementaire 2026

L’exercice de l’entomologiste professionnel est encadré par plusieurs textes généraux. Le Code rural et de la pêche maritime fixe les obligations en matière de protection des végétaux et de certification des produits de biocontrôle. L’utilisation d’insectes en laboratoire relève du Code de l’environnement et des règles sur l’expérimentation animale, même si les invertébrés bénéficient d’un cadre allégé.

En 2026, l’AI Act de l’Union européenne influence indirectement le métier : les systèmes de reconnaissance automatique d’insectes par intelligence artificielle doivent respecter des exigences de transparence et de traçabilité. Le RGPD continue de régir la collecte de données liées aux observations, notamment lorsque des coordonnées GPS ou des images sont partagées dans des bases collaboratives. La directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) impose aux grandes entreprises de publier des indicateurs de biodiversité, ce qui crée une demande d’audits entomologiques.

Au niveau français, l’inspection des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) peut faire appel à des entomologistes pour évaluer les risques sanitaires. Aucune convention collective unique ne couvre le métier : les salariés relèvent soit de la convention des bureaux d’études (SYNTEC), soit de celle de l’industrie pharmaceutique, soit de la recherche publique.

3. Spécialités et sous-métiers

L’entomologiste agricole conseille les exploitants sur la lutte contre les ravageurs. Il conçoit des programmes de lutte intégrée combinant auxiliaires naturels, piégeage et traitements ciblés. Il travaille pour des chambres d’agriculture, des coopératives ou des firmes de biocontrôle.

L’entomologiste médical et vétérinaire se concentre sur les insectes vecteurs de maladies (moustiques, tiques, mouches). Il participe à la surveillance épidémiologique, à la cartographie des risques et à la conception de stratégies de prévention. Les agences régionales de santé et l’Institut Pasteur emploient ces spécialistes.

L’entomologiste forensique intervient dans les enquêtes judiciaires. Il estime la date de la mort à partir de la succession des insectes colonisant un cadavre. Cette discipline, bien que peu exercée (moins de cinquante praticiens réguliers en France), est reconnue par les tribunaux.

L’entomologiste de conservation travaille pour des réserves naturelles, des parcs nationaux ou des bureaux d’études en environnement. Il réalise des inventaires, suit les populations d’espèces protégées et évalue l’impact des projets d’aménagement sur les communautés d’invertébrés.

Enfin, l’entomologiste en industrie agroalimentaire ou en production d’insectes pour l’alimentation animale et humaine développe des élevages d’insectes, en optimise la croissance et la nutrition. Ce secteur émergeant, porté par la réglementation européenne sur les novel foods, recrute des profils techniques.

4. Outils et environnement technique

  • Matériel de terrain : filets entomologiques, pièges lumineux, pièges à interception, aspirateurs à insectes, loupes de terrain, GPS.
  • Matériel de laboratoire : microscopes binoculaires, loupes binoculaires, lames de collection, pinces fines, chambres d’élevage climatisées.
  • Outils numériques : logiciels de cartographie (QGIS, ArcGIS), bases de données naturalistes (INPN, iNaturalist), outils de statistiques (R, Excel).
  • IA et reconnaissance d’images : applications mobiles d’identification assistée (ObsIdentify, iRecord), algorithmes de deep learning pour le comptage automatique en laboratoire.
  • Photographie : appareils macro, bancs de prise de vue, logiciels de stacking d’images.
  • Équipements d’élevage : enceintes climatiques, nourrisseurs automatisés, substrats de développement.

5. Grille salariale 2026

Salaires bruts annuels de l’entomologiste professionnel en 2026 (euros)
Niveau d’expérience Paris et Île-de-France Régions
Junior (0-2 ans) 28 000 – 32 000 25 000 – 30 000
Confirmé (3-7 ans) 34 000 – 40 000 30 000 – 37 000
Senior (8 ans et plus) 42 000 – 52 000 38 000 – 45 000

Ces fourchettes concernent les salariés du privé et des bureaux d’études. Dans la recherche publique (CNRS, INRAE, universités), la grille indiciaire de la fonction publique s’applique : un chargé de recherche débutant gagne environ 2 100 euros nets mensuels, un directeur de recherche senior jusqu’à 4 500 euros nets.

6. Formations et diplômes

  • Bac pro / BTS : BTSA Gestion et protection de la nature (GPN), BTSA Agronomie et cultures durables. Ces diplômes permettent d’accéder à des postes de technicien entomologiste.
  • Licence professionnelle : licence pro Biologie des organismes et des populations, licence pro Protection des végétaux. L’insertion est plus aisée en bureaux d’études.
  • Master : master Biologie des organismes et écologie, master Entomologie médicale et vétérinaire (universités de Montpellier, Paris-Saclay, Tours), master Sciences de l’environnement avec spécialisation invertébrés. Le master est le niveau majoritaire pour les postes d’expert.
  • Doctorat : thèse en entomologie, souvent exigé pour la recherche publique et l’enseignement supérieur.

Des formations courtes complémentaires existent : certificat d’entomologiste forensique délivré par certaines universités, stages d’identification proposés par l’Office pour les insectes et leur environnement (OPIE) et par le Muséum national d’histoire naturelle.

7. Reconversion vers ce métier

Trois profils sources se tourment régulièrement vers l’entomologie professionnelle :

  • Techniciens agricoles : salariés de coopératives ou de chambres d’agriculture qui se spécialisent via une licence pro en protection des cultures ou un master en agroécologie. La pratique du conseil aux agriculteurs facilite la reconversion.
  • Biologistes généralistes : titulaires d’un master en biologie qui se forment à la taxonomie via des stages ou des DU en entomologie. Le manque à gagner salarial les premières années peut être compensé par l’acquisition rapide d’une expertise recherchée.
  • Techniciens de laboratoire : opérateurs en chimie ou en microbiologie qui souhaitent passer au vivant. Une validation des acquis de l’expérience (VAE) peut alléger le parcours universitaire, combinée à des modules de biologie animale.

Les dispositifs France Travail et le CPF de transition professionnelle permettent de financer ces reconversions, notamment via les formations AFPA ou les licences pro en alternance.

8. Exposition au risque IA

Avec un score CRISTAL-10 de 38 %, le métier d’entomologiste professionnel présente une exposition modérée à l’intelligence artificielle. Les tâches automatisables concernent principalement l’identification de routine d’espèces communes via la reconnaissance d’images, le comptage d’individus sur des pièges photographiques et la saisie de données.

Cependant, le cœur du métier – diagnostic différentiel sur des spécimens rares, interprétation écologique, conseil stratégique, expertise judiciaire – reste largement humain. L’IA sert d’outil d’aide à la décision sans remplacer le jugement de l’expert. La demande croissante pour des audits fiables et contextualisés renforce même la valeur des professionnels capables de valider les sorties algorithmiques.

Les spécialités les plus protectrices face à l’automatisation sont l’entomologie forensique (impossible à modéliser complètement), la conservation d’espèces protégées (contexte réglementaire variable) et l’entomologie médicale (épidémiologie de terrain).

9. Marché de l’emploi

Le marché de l’emploi pour les entomologistes professionnels est un marché de niche, avec une tension modérée mais persistante. Les recrutements sont moins nombreux que pour des métiers généralistes de l’environnement, mais les candidats qualifiés sont aussi rares.

Les principaux employeurs sont les bureaux d’études en environnement (environ 40 % des postes), les établissements publics de recherche (INRAE, CNRS, IRD, Cirad), les agences sanitaires (Anses, Santé publique France), les collectivités territoriales et les entreprises de biocontrôle.

En 2026, la mise en œuvre de la directive CSRD et les obligations de reporting biodiversité des grandes entreprises créent des postes dans les départements RSE et les cabinets de conseil. L’urbanisme et les aménageurs font aussi appel à des entomologistes pour les études d’impact. Le secteur de l’agriculture biologique et de la protection intégrée recrute des spécialistes pour réduire l’usage de pesticides.

10. Certifications et labels reconnus

Certifications et labels pertinents pour l’entomologiste professionnel en 2026
Certification / Label Domaine d’application
Qualiopi Obligatoire pour tout organisme de formation en entomologie
ISO 9001 Management de la qualité dans les laboratoires et bureaux d’études
ISO 17025 Compétence des laboratoires d’essais et d’étalonnage (identification)
Certificat de certification des produits de biocontrôle Délivré par le ministère de l’Agriculture pour les conseillers
Habilitation à l’expertise judiciaire Délivrée par les cours d’appel pour l’entomologie forensique

D’autres labels sectoriels existent, comme le label "Expert naturaliste" attribué par l’OPIE, mais ils ne sont pas obligatoires. La reconnaissance passe avant tout par l’expérience et les publications dans des revues scientifiques.

11. Évolution de carrière

À 3 ans : un jeune entomologiste confirme ses compétences taxonomiques sur un groupe d’insectes (coléoptères, diptères, hyménoptères). Il participe à des inventaires standardisés et rédige des rapports sous la supervision d’un senior. Possibilité de passer d’un poste de technicien à un poste de chargé d’études.

À 5 ans : le professionnel maîtrise une dizaine de familles d’insectes et peut réaliser des expertises en autonomie. Il encadre des stagiaires et commence à publier dans des bulletins naturalistes régionaux. Évolution possible vers la gestion de projet (coordination d’inventaires, réponse à des appels d’offres).

À 10 ans : le senior est reconnu comme référent national ou régional sur un taxon. Il peut diriger une équipe dans un bureau d’études, un laboratoire public ou un service d’agence sanitaire. Certains créent leur propre structure de conseil. Les salaires dépassent 45 000 euros, voire 55 000 euros pour les experts judiciaires les plus demandés.

12. Tendances 2026-2030

Plusieurs tendances structurent l’évolution du métier à moyen terme. Le déploiement de l’agriculture bas-carbone et les objectifs du Pacte vert européen renforcent le besoin d’expertise en lutte biologique et en pollinisateurs. Les programmes de surveillance des vecteurs (moustiques tigres, tiques) s’intensifient face au changement climatique.

L’intelligence artificielle appliquée à la reconnaissance d’espèces progresse, mais elle nécessite des bases de données de référence validées par des humains. Les entomologistes professionnels deviennent de plus en plus des "contrôleurs qualité" des algorithmes, un rôle hybride entre science et data science.

La production d’insectes pour l’alimentation animale et humaine se développe, avec l’ouverture de nouvelles usines en France. Ce secteur recrute des entomologistes pour la sélection génétique et l’optimisation des élevages.

Enfin, la prise de conscience du déclin des insectes pousse les collectivités territoriales à intégrer des critères entomologiques dans leurs plans d’urbanisme et de gestion des espaces verts. Les postes dans la fonction publique territoriale devraient augmenter modérément d’ici 2030.