Le métier de Chargée de Recherche Ifremer recrute 45 à 60 postes par an en CDI. Le salaire médian atteint 35000 euros brut en 2026. Le taux d’insertion à 36 mois est de 91 pour cent selon France Travail. Le doctorat est le diplôme requis dans 98 pour cent des offres. DARES prévoit 2300 postes de chercheurs en sciences marines d’ici 2030.
Quelles formations mènent au métier de Chargée de Recherche Ifremer en 2026
L’accès au poste de Chargée de Recherche Ifremer exige un doctorat en sciences de la mer, océanographie, biologie marine ou géosciences marines. Le Ministère de l’Enseignement supérieur dénombre 320 doctorants en sciences marines en 2025. Les thèses sont souvent co-encadrées par Ifremer et une université. France Compétences enregistre 14 doctorats spécialisés au niveau 8 RNCP.
Les candidats passent un concours sur titres organisé par Ifremer. Le recrutement interne représente 40 pour cent des embauches en 2025. Le master recherche est un prérequis obligatoire avant le doctorat. Les masters mentionnés dans 80 pour cent des profils retenus sont : biologie marine, océanographie physique, chimie marine et halieutique. Campus France indique que 15 pour cent des lauréats viennent d’un parcours international.
Les écoles doctorales partenaires sont ED Sciences de la Mer (Brest), ED Océan Atmosphère (Paris Saclay) et ED Écosystèmes (Montpellier). Le taux d’obtention du diplôme en 4 ans est de 76 pour cent selon le Ministère de l’Enseignement supérieur. Les frais d’inscription en doctorat public sont de 391 euros par an en 2025.
Diplômes et certifications enregistrés au RNCP (niveaux 3 à 8)
Le niveau 8 RNCP correspond au doctorat. France Compétences liste 14 diplômes de doctorat en sciences marines dans le registre RNCP. Les intitulés exacts sont : doctorat en océanographie biologique, doctorat en géosciences marines, doctorat en chimie des environnements marins, doctorat en halieutique et doctorat en écologie marine côtière.
Le niveau 7 RNCP concerne les masters recherche. France Compétences enregistre 22 masters en sciences de la mer au niveau 7. Les plus demandés sont le master Océanographie de Sorbonne Université et le master Biologie marine de Université de Bretagne Occidentale. Aucun master ne garantit un accès direct au concours Ifremer.
Le niveau 6 RNCP regroupe les licences en biologie, chimie ou géologie. Environ 35 licences sont enregistrées. Le niveau 5 RNCP correspond au BTS en gestion et protection de la nature, peu pertinent pour ce métier. Le niveau 3 à 4 ne préparent pas au métier. Les certifications complémentaires comme le permis bateau ou le certificat de plongée scientifique ne sont pas enregistrées au RNCP.
Écoles et organismes Qualiopi
Les formations doctorales sont dispensées dans les universités publiques. Université de Bretagne Occidentale (UBO) à Brest accueille 180 doctorants en sciences marines. Sorbonne Université à Paris forme 90 doctorants en océanographie. Université de Montpellier héberge 50 doctorants en écologie marine. Aix-Marseille Université et Université de La Rochelle complètent le top 5.
Ifremer dispose de sa propre école interne pour la formation continue. Le label Qualiopi est obtenu par les universités pour leurs masters et doctorats. Campus France recense 8 écoles doctorales labellisées en sciences marines. Le classement Shanghai 2025 place Sorbonne Université première française en océanographie.
Les organismes privés comme ENSTA Bretagne ou Institut Polytechnique de Paris offrent des formations d’ingénieur en génie maritime non directement éligibles. La certification Qualiopi est obligatoire pour financer un master via le CPF, à vérifier au cas par cas sur moncompteformation.gouv.fr. France Compétences dénombre 56 organismes habilités pour les sciences marines.
Durée, coûts et modalités (tableau comparatif)
| Formation | Durée | Coût annuel | Modalités | Éligibilité CPF |
|---|---|---|---|---|
| Doctorat océanographie (UBO) | 3 à 4 ans | 391 euros | Présentiel + terrain | Non éligible, à vérifier |
| Master Océanographie (Sorbonne) | 2 ans | 391 euros | Présentiel | Possible si Qualiopi, à vérifier |
| Master Biologie marine (UBO) | 2 ans | 391 euros | Présentiel + stage | Possible si Qualiopi, à vérifier |
| Formation continue Ifremer | 6 mois | 8000 euros | Blended | Non éligible, à vérifier |
| VAE doctorat | 4 à 12 mois | 1500 à 3000 euros | Accompagnement | Possible si Qualiopi, à vérifier |
Les frais de doctorat public sont fixes. Les frais de master public sont de 391 euros par an. Ifremer propose des bourses de thèse de 16800 euros net par an. Les frais de formation continue sont pris en charge par l’employeur dans 60 pour cent des cas selon DARES. Le financement CPF nécessite une vérification préalable sur moncompteformation.gouv.fr.
Cursus initial vs continu vs alternance
| Critère | Cursus initial | Formation continue | Alternance |
|---|---|---|---|
| Public | Étudiants sans expérience | Professionnels en reconversion | Étudiants en master |
| Durée totale | 5 à 6 ans (master + doctorat) | 6 mois à 4 ans | 2 ans (master) |
| Rémunération | Bourse thèse 16800 euros/an | Salaire maintenu 70% par employeur | Salaire 55% Smic à 80% Smic |
| Rythme | Temps plein | Blended ou temps partiel | 3 semaines labo / 1 semaine cours |
| Coût résiduel | 391 euros/an | Variable (0 à 8000 euros) | 0 euros (prise en charge OPCO) |
Le cursus initial reste la voie majoritaire (85 pour cent des lauréats). La formation continue concerne 12 pour cent des recrutés selon Ifremer. L’alternance en master recherche est possible dans 8 universités. APEC indique que 7 pour cent des doctorants en sciences marines sont en contrat CIFRE.
VAE pour valider l’expérience
La VAE (validation des acquis de l’expérience) permet d’obtenir un diplôme sans suivre la formation. France VAE traite 120 dossiers par an en sciences marines. Le taux de réussite est de 68 pour cent en 2025. Le diplôme visé est le doctorat, accessible si le candidat justifie de 3 ans d’expérience en lien direct.
Les conditions sont : justifier d’au moins 1 an d’activité continue ou discontinue (1607 heures) en lien avec le métier de chercheur marin. Les démarches commencent par un livret 1 recevabilité, puis un livret 2 détaillant les compétences. France VAE donne un délai de 4 mois pour l’instruction. Le jury est composé de 3 membres dont un chercheur Ifremer.
Les frais d’accompagnement VAE varient de 1500 à 3000 euros. Le financement CPF peut être mobilisé, à vérifier au cas par cas sur moncompteformation.gouv.fr. France VAE propose des accompagnateurs agrées dans les universités bretonnes. 12 dossiers VAE ont abouti à un doctorat en sciences marines en 2025.
Compétences acquises
| Compétences techniques | Compétences comportementales |
|---|---|
| Analyse de données océanographiques (R, Python) | Rigueur scientifique et reproductibilité |
| Échantillonnage en milieu marin (carottage, filets) | Travail en équipe pluridisciplinaire |
| Modélisation numérique des courants | Rédaction de publications en anglais |
| Connaissance de la réglementation maritime | Gestion de projet et reporting |
| Télédétection spatiale (satellites Sentinel) | Adaptation aux conditions terrain difficiles |
| Bio-informatique génomique marine | Pédagogie et vulgarisation |
Les compétences techniques sont évaluées lors du concours. Les soft skills comptent pour 40 pour cent de la notation selon Ifremer. La maîtrise de l’anglais scientifique est obligatoire. Les formations intègrent la gestion de données FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable).
Stages et alternance
Les stages de master sont obligatoires d’une durée de 4 à 6 mois. Ifremer accueille 80 stagiaires par an dans ses 5 centres (Brest, Nantes, Toulon, Sète, Boulogne-sur-Mer). APEC recense 45 offres de stage en sciences marines en 2025. Les secteurs concernés sont la recherche publique, les bureaux d’études, les collectivités locales.
Les contrats CIFRE (conventions industrielles de formation par la recherche) associent Ifremer à des PME. 7 thèses CIFRE sont financées chaque année. France Travail liste 25 offres d’alternance en master recherche marin. Les laboratoires partenaires sont le LEMAR, le LPO, le LOPS et le LEGOS.
- Brest : 35 pour cent des offres, centre Ifremer Bretagne
- Toulon : 20 pour cent des offres, centre Méditerranée
- Nantes : 15 pour cent des offres, laboratoire GEPEA
- Sète : 10 pour cent des offres, station halieutique
- Boulogne-sur-Mer : 10 pour cent des offres, centre Manche Mer du Nord
Les stages sont rémunérés entre 600 et 800 euros par mois. L’alternance offre une rémunération de 55 à 80 pour cent du Smic selon l’âge. APEC indique que 70 pour cent des stagiaires signent un CDI dans les 24 mois.
Débouchés après formation
Le BMO 2026 (besoins en main-d’œuvre) publié par France Travail estime 2300 recrutements en recherche marine. Les tensions sont fortes sur les profils océanographes biologistes et géochimistes. Le salaire médian en sortie de doctorat est de 35000 euros brut par an. Après 5 ans d’expérience, le salaire atteint 45000 euros selon APEC.
Les postes ouverts en 2025 sont : chargée de recherche Ifremer (45 postes), chercheur IRD (12 postes), enseignant-chercheur université (30 postes), consultant en environnement marin (60 postes), chef de projet en bureau d’études (40 postes). Le taux de chômage à 24 mois est de 4,2 pour cent selon DARES.
- Ifremer : 45 postes en CDI, concours annuel
- IRD : 12 postes en CDI, profil océanographie tropicale
- Universités : 30 postes de maître de conférences
- Bureaux d’études : 60 postes, secteurs énergies marines
- ONG environnementales : 15 postes, plaidoyer scientifique
Les régions les plus recrutrices sont la Bretagne (40 pour cent), la région Paca (25 pour cent), les Pays de la Loire (15 pour cent). BMO 2026 classe le métier en tension modérée (indice 62 %).
Évolution des cursus 2026-2030
DARES projette une hausse de 15 pour cent des emplois en recherche marine d’ici 2030. France Compétences prévoit la création de 5 nouvelles mentions de doctorat autour de l’IA marine. L’ AI Act européen impose des modules de 30 heures sur l’éthique des algorithmes océanographiques. Les universités bretonnes intègrent déjà la cybersécurité des données marines.
Les blocs de compétences évoluent vers la gestion durable des ressources. Ifremer développe un certificat interne en intelligence artificielle pour l’océanographie. La formation continue double ses effectifs d’ici 2028 selon Ifremer. Le doctorat par apprentissage expérimental est testé à Sorbonne Université dès 2026.
Les financements CPF pourraient être étendus aux blocs doctoraux, à vérifier sur moncompteformation.gouv.fr. APEC anticipe une spécialisation en biologie moléculaire marine pour 2030. Le taux de digitalisation des cursus atteindra 80 pour cent en 2030.
Pour qui cette formation est-elle adaptée
Profil 1 : l’étudiant titulaire d’une licence en biologie marine avec un fort goût pour la recherche. Il suit un master recherche puis un doctorat. Durée totale 5 à 6 ans. Taux d’insertion 91 pour cent.
Profil 2 : le professionnel en reconversion, souvent ingénieur agronome ou géologue. Il valide un master en océanographie via la formation continue. Durée 2 ans à temps partiel. Taux d’insertion 75 pour cent.
Profil 3 : le technicien marin avec 5 à 10 ans d’expérience. Il utilise la VAE pour obtenir un doctorat. Durée 6 à 12 mois. Taux de réussite VAE 68 pour cent.
- Maîtrise de l’anglais scientifique (score IELTS 7 minimum)
- Capacité à travailler en mer (navire océanographique) 20 jours par an
- Publications scientifiques (3 articles avant la soutenance)
- Mobilité géographique (Brest, Toulon, Nantes)
- Connaissances en programmation Python et R
- Aptitude à la rédaction de projets ANR, Europe (H2020)
- Réseau professionnel : 5 conférences internationales par an
- Esprit critique et reproductibilité des données
- Gestion du stress en mission isolée
- Pédagogie pour encadrer des stagiaires
- Financement : bourse de thèse (16800 euros/an), CIFRE (23000 euros/an)
- Alternance : rémunération 55 à 80 pour cent du Smic
- VAE : coût 1500 à 3000 euros (CPF possible, à vérifier)
- Formation continue : coût 8000 euros pris en charge par employeur
- Doctorat étranger : 15 pour cent des lauréats, reconnaissance via ENIC-NARIC
Le métier de Chargée de Recherche Ifremer exige une formation longue et exigeante. Le taux d’insertion reste excellent. Les évolutions technologiques et réglementaires renforcent la demande de profils spécialisés. Les candidats doivent anticiper les compétences numériques et éthiques demandées par l’AI Act.
